5f V ^-vHt I* jr^^ ^:S^ %xbveptembre et 4 octobre 1868. 86 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. permettre de présenter utilement un Catalogue quelque peu com- plet et exact de nos Mollusques, de nos espèces marines surtout. Il suffit pour s'en convaincre, me semble-t-il, de jeter les yeux sur les Catalogues des pays qui nous environnent et de comparer les espèces nombreuses qu'ils comprennent à la pauvreté rela- tive de notre faune malacologique connue, quoique notre pays, par sa position centrale, semble devoir réunir une bonne partie de leurs espèces. D'un autre côté, il me paraît qu'il reste encore bien des points à éclaircir sur les espèces mêmes qui ont été publiées comme étant belges. Je ne puis réellement voir, dans les publications qui ont paru jusqu'à ce jour sur notre faune malacologique, quel que soit d'ailleurs leur mérite, que des travaux préliminaires au Catalogue général des Mollusques de Belgique, et l'essentiel serait mainte- nant de résumer tous les écrits sur la matière pour pouvoir d'abord se mettre bien d'accord sur leur exactitude et fixer ainsi une base certaine sur laquelle on puisse s'appuyer ensuite. C'est à ce but prochain que tend mon travail qui n'est donc égale- ment lui même qu'un travail préparatoire, une compilation des travaux antérieurs. Un travail dans le genre de celui que j'entreprends, pour répondre entièrement à son but, devrait en premier lieu embrasser tous les ouvrages qui ont parlé de la Belgique, mais on comprendra aisément que je n'ai pu compulser tous les auteurs qui, sans s'occuper particulièrement de notre pays, renferment cependant, éparpillées çà et là, quelques données sur notre faune : j'avouerai même n'avoir pu consulter tous les écrits relatifs à notre propre pays. Dès lors ma liste est déjà, à ce point de vue, loin d'être irré- prochable et je ne me fais aucune illusion sur son peu de valeur scientifique ; j'espère cependant qu'elle ne sera pas tout à fait stérile en ce sens que, réunissant du moins une assez grande partie des données antérieures, elle est sans contredit beau- coup plus complète que toutes les précédentes et pourra ainsi MÉMOIRES. 87 servir plus aisément de point de départ aux études nécessaires à la vérification des espèces, et, par suite, aider à la rédaction d'un catalogue sérieux que nous ne possédons pas encore. Il est d'ailleurs dans la nature même d'un travail de ce genre d'ap- peler les additions, et l'on ne peut que. désirer qu'elles soient nombreuses. Quant aux diverses observations critiques que j'ai cru pouvoir y joindre, c'est là sans doute que l'on pourra constater peut- être, non plus des omissions, mais, ce qui est plus grave, des erreurs. Et comme jene me sens pas tout à fait rassuré à cet égard, il me paraît au moins prudent de me hâter de réclamer l'indul- gence en faveur de l'intention qui m'a guidé, et il me paraît non moins juste d'admettre, le cas échéant, l'application à mon égard de la loi du talion. Enfin, quoiqu'il en soit, j'ai fait tout simplement part des travaux que j'ai pu connaître et des réflexions que leur lecture m'a suggérées, et je serai assez heureux si, par cette liste tout incomplète et incorrecte qu'elle puisse être, j'ai appelé la discus- sion sur chacune des espèces qu'elle renferme, enlevé quelques doutes ou relevé quelques inexactitudes et provoqué de nouvelles recherches. Et pour terminer je remercie d'avance les Malacologistes qui y découvriraient des erreurs, car il rendront par là un véritable service à la science et rentreront, du reste, complètement dans le but que je me suis moi-même proposé. Je compte que chacun de mes collègues de la Société Malaco- logique voudra de son côté apporter également quelques maté- riaux pour édifier notre Catalogue, qui, ainsi dressé par la Société elle-même ou du moins sous ses auspices, donnera une garantie qu'une œuvre isolée n'est pas toujours à même de pou- voir offrir. Leurs connaissances et leur zèle ne me permettent pas de douter un seul instant que mon appel soit entendu et que nous parvenions_^aUjbut auquel nous nous efforcerons ensemble d'atteindre. 88 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE La liste générale de nos Mollusques a été dressée aujourd'hui suivant le système de classification générique adopté dans le Manuel de Conchyliologie de Chenu (1859-18G2), ce Manuel étant actuellement un des ouvrages les plus pratiques. Dans l'énumération de nos espèces, j'ai fait précéder du signe ! celles qui sont incontestablement belges, j'entends vivant habituellement en Belgique, et que j'y ai recueillies moi-même vivantes, et du signe f celles qui ont été citées à tort comme étant belges et qui doivent être retranchées; j'ai de plus fait précéder du signe ? celles dont l'indigénat me parait encore positivement problématique à l'heure qu'il est. Quant aux espèces qui ne sont précédées d'aucun signe particulier, je les admets bien jusqu'à un certain point, comme étant ou pouvant être belges, mais cependant, soit que je ne les aie pas recueil- lies vivantes, soit que je conserve encore quelqu'incertitude quant à leur détermination, etc. elles pourraient être plus ou moins sujettes à caution et je ne puis encore en prendre la res- ponsabilité qu'avec réserve. J'ai du reste, dans des notes don- nées en renvois, fait quelques observations dans l'un ou l'autre sens sur certaines d'entr'elles. J'ai saisi l'occasion de ce travail pour faire connaître une couple de variétés nouvelles et pour représenter un certain nombre d'espèces et de variétés que j'ai antérieurement décrites mais qui n'ont pas encore été figurées. Je joins ici l'exposé des abbréviations adoptées dans le corps de la liste pour désigner les auteurs des ouvrages qui ont servi à sa confection : on pourra voir par là quels sont ceux qui n'y sont point cités et qu'il y aurait intérêt à y joindre. MÉMOIRES. . 89 AUTEURS CITÉS DANS L'ÉNUMÉRATION DES ESPECES. B. — Bellynck, a. Résumé du cours de Zoologie professé au collège N.-D. de la Paix à Namur. 1864-1865. Ca. — Carlier, a. Les Mollusques. (Dictionnaire géographique de la province de Liège de Van der Maelen. 1831). Co. — CoLBEAU, Jules. Matériaux pour la faune malacologique de Bel- gique. 1859. COLBEAU, Jules. Annales de la Société Malacologique de Belgique. Tomes I, II, III. 1863-1868. Dz. — Dâutzenberg, Phil. Annales de la Société Malacologique de Belgique. M. — De Malzine, F. Essai sur la faune malacologique de Belgique. 1867. De Malzine, F. Annales de la Soc. Mal. de Belg. Rb. — De Robiano (comte M.). Ann. de la Soc. Mal. de Belg. SI. — De Sélys-Longchamps (baron Edm.). Discours sur la faune de Belgique. 1854. Dr. — Drouet, h. Énumération des Mollusques de la France continen- tale (Mémoires de la Société Royale des sciences de Liège. 1855). F. — FoLOGNE, Égide. Ann. de la Soc. Mal. de Belg. G. — Gronovius, L.-T. Amimalium belgicorum centuria quinta (Acta helvetica. Vol. V. 1762). H. — Hécart. Catalogue des coquilles terrestres et fluviatiles des envi- rons de Valenciennes (Mém. de la Soc. d'agriculture, des sciences et des arts de Valenciennes. 1833). K. — KiCKX, J. Synopsis MoUuscorum Brabantise. 1830. La. — Lambotte, H. Ann. de la Soc. Mal. de Belg. 90 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Le. — Lecomte, Théoph. Ann. de la Soc. Mal. de Belg. Lz. — Lanszweert, Ed. Ann. de la Soc. Mal. de Belg. N. — Nyst, h. Description des coquilles et des polypiers fossiles des terrains tertiaires de la Belgique. 1843. Nyst, H. Description d'un nouveau mollusque marin des rives de l'Escaut (Bulletin de l'Acad. roy. des se. de Belgique. Tome XXII, n» 9. 1855). Rf. — Roffiaen, François. Ann. de la Soc. Mal. de Belg. Rs. — RosART, Adr. Ann. de la Soc. Mal. de Belg. St. — Staes, Célestin. Ann. de la Soc. Mal. de Belg. T. — TiMMERMANS, D. Ann. de la Soc. Mal. de Belg. BT. — Van Beneden et Tuerlinckx. Mollusques dont l'existence a été constatée dans les environs de Malines (DicJ. géogr. de la province d'Anvers de Van der Maelen. 1834). E. — Van den Ende, W.-P. Lijst van nederlandsche dieren (Natuur- kundige verhandelingen van de HoUandsche Maatschappij der Wetenschappen. 1828). W. — Waardenburg, h. -G. Commentatio ad qusestionem.. quseritur « Historia naturalis animalium molluscorum regno Belgico indigenorum. » 1827. Wy. — Weyers, J.-L. Ann. de la Soc. Malac. de Belg. MÉMOIRES. 91 MOLLUSGA BELGIGA. MOLLUSCA CEPHAL^A. Cephalopoda. ACETABULIFERA. Octopidae. Octopus Lam. Octopus vulgaris Lam. — B. Octopus granulatus Lam. — E. Onychoteutidae. Ommastrephes d'Orb. Ommastrephes sagittata Lam. ~ B. Loligidae. Loligo Lam. Loligo vulgaris Lam. — G(i). W. B, M. Loligo sepiola Lam. — W. Sepiola Leach. Sepiola Rondeletii Gesn. — B. Sepiadae. Sepia L. ! Sepia officinalis L. — G (2), W. B M. (1) 489. Sepia. 1.2) 488. Sepia. Gasteropoda. Pectinibranchiata. Muricidae. Murex L. ! Murex erinaceus L. — M. Trophon Montf. Trophon clathratus L. — Co. Fusus Lam, Fusus antiquus L. — W (3). Fusus islandicus Chtz. — Co. Pleur otomidae. Daphnella Hinds. Daphnella lœvigata Phil. — Co. Daphnella striolata Scacchi. — Co. Buccinidae. Buccinum L. ! Buccinum undatum L. — W. B. M. Nassa Lam, ! Nassa reticulata L. — W (4). E (4). B. M. Nassa incrassata MûU, — B. M, Nassa pygmœa Lam, — Co. Nassa coccinella Lam. — W (5). (3 TusQS antiquus. (4) Buccinum reliculatuni. (6) Buccinum coccinella. 92 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Purpuridae. Purpura Brug. ! Purpura lapillus L. — E. B. M. VelUtinidae. Velutina Blainv. Velutina Isevigata L. — M. Velutiua flexilis Mtg. — M. Lamellaria Mtg. Lamellaria tentaculata Mtg. — M. Naticidae. Natica Adanson. ? Natica canrena L. — B, Natica Montagui Forbes. — M. ! Natica nitida Donov. — M. ! Natica monilifera Lam. — B. M. Natica britannica Leach. — W. E. Natica sordida Phil. — M. 1 Natica pusilla Say. — M. Scalaridae. Scalaria Lam. ! Scalaria communisL. — W. B(i).M. Scalaria Turtonis Turt. — M. ! Scalaria clathratula Mtg. — M. Pyramidellidae. Odostomia Flem. Odostomia acuta Jeffr, — Co (2). Strombidae. Chenopus Phil. Chenopus pespelicani L. — B. Co. (1) Scalaria clathrus. (2) Espèce citée ici pour la première fois, pro- venant du Hinder-Banck. Cyprœidae. Trivia Gray. Tri via europœa Mig. — M. Cerithiidae. Cerithium Brug. Cerithium reticulatum Cost. — Co. LiUormidae. Littorina Féruss. ! Littorina rudis Donov. — W (3). E (3). B. M. ! Littorina littorea L. — W (4). E (5). B. M. Littorina tenebrosa Mtg. — B. Littorina patula Jeffr. — M. Littorina littoralis L. — W (6). E (g). B (7). M. Littorina neritoides L, — M. Littorina palliata Say. — M (s). Lacuna Turt. Lacuna puteolus Turt. — Co. Lacuna vincta Mtg. — Co. Lacuna pallidula Cost. — M. Rissoidae. Rissoa Fréminv. Rissoa lactea Micli. — Co. ! Rissoa parva Cost. — Co. Skenea Flem. Skenea divisa Flem. — Co. (3) Turbo rudis. (4) Turbo littoreus. (b) Turbo ustulatus. (6) Turbo retusus. (7) L. obtusata. (8) L. pallcata. MÉMOIRES. 93 Hydrobia Hartm. ?Hydrobia anatina Drap. — M (t). ! Hydrobia acuta Drap. (2). — Co (5). M. ! Hydrobia balthica Nilss. (2).— N (4). Co (5). M (6). Paludinidae. Paludina Lam. ! Paludina contecta Millet. — W (7). K (7).Ca (8).BT (7).Co. B. M(7).La. St. Le. ! Var. Seghersi J. Colb. — Co. ! Paludina vivipara L. — W (9). E (9). K (9). BT (9). Co. B. M (9). St. Le. Bithynia Gray. ! Bithynia abbreviata Mich. — Co. B. M. Bithynia viridis Poir, — Co. B. M. ! Bithynia Leachii Shepp. — W (10). K (10). BT (10). Co. B. M(n). St. Le. (1) Paludestrina anatina. L'espèce à laquelle de Malzine applique ce nom est probablement la même que celle que nous croyons être la balthica. (2) Les indications données sur ces deux espèces (Ann. de la Soc. Malac. T. 1, p. 43 et 70) doi- vent être reportées de l'une à l'autre. (3) Bythinia acuta. (4) Paludina baltica. Coq. et Polyp. foss.de Belg. page 402. (5) Bythinia balthica. (6) Paludestrina baltica et bœtica. (7) Paludina vivipara. (8) Paludina vivipara Lam. Je crois que l'espèce de Carlier est plutôt la P. vivipara L. (9) Paludina achatina. (10) Paludina similis. La P. similis de Waarden- burg, Kickx etc. est bien la B. Leachii. (11) Bithynia Leachi. ? Bithynia similis Drap. — B (12). M (12). ! Bithynia tentaculata L. — W (13). K (15). Ca (15). BT (15). Co. B. M. St. Le. Valvatidae. Valvata MûU. ! ValvatafluviatilisJ.Colb.(i4).(Pin, fig. 16.) — Co. ! Valvata piscinalis MuU. — W (15). K(i5).Ca(i5).BT(iS).Co. B. M. St. Le. ? Valvata minuta Drap, (le). — E. K. Co. B. M. ! Valvata cristata Mùll. — K. BT. Co. B (17). M. St. Var. spirorbis Drap. — Co. Turritellidae. Tnrritella Lam. Turritella cornea Lam. — Co. Turritella communis Risso. — B. Pileopsidae. Pileopsis Lam. Pileopsis ungaricus L. — M. (12) Je ne connais pas l'espèce désignée par Bel- iynck et de Malzine sous le nom de similis. Ces auteurs citant d'autre part la B. Leachii, on ne peut rapporter leur similis à cette der- nière. (13) Paludina impura. (14) Je crois que l'on doit séparer cette valvce de la piscinalis comme espèce, et peut-être la joindre a la V. contorta Mke. (15) Valvata obtusa. (16) Les valvées que j'ai vues sous ce nom m'ont toutes paru être des V. piscinalis jeunes. (17) Valvata planorbis. SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. SCUTIBRANCHIATA. Neritidae. •* Neritina Lam. ! Neritina fluviatilis L. — W. K. Ca. BT. Co. B. M. St. Le. ? Var. leodica CarL (i). - Ca. Co. ! Var. nigrescens J.Colb. — Co.M. ! Var. trifasciataJ. Colb. — Co. M. ! Var. undulata J. Colb. — Co. M (2). ! Var. lineolata Moq. — Co. M (3). ! Var. vermiculata J.Colb. — Co.M. ! Var. fîbrata J. Colb. — Co. M. ! Var. cerina J. Colb. — Co. M. Trochidae. Adeorbis Wood. ! Adeorbis subcarinatus Mtg. — Co. Zizyphinus Gray. ! Zizyphinus zizyphinus L. — M. Gibbula Risse. Gibbula millegrana Phil. — Co. Gibbula Montagui Gray. — M. Gibbula tumida Mtg. — M. Gibbula cinerea L. — Co. Gibbula umbilicata Mtg. — M. Gibbula cineraria L. — B. M. Gibbula magus L. — Co. Margarita Leach. Margarita helicina Fab. — M. (1) Cette variété, dont Carlier de donne aucune espèce de description, devrait être retranchée ou conservée seulement avec doute. (2) Var. condulata. (3) Var. lineata Fissurellidae. Fissurella Brug. Fissurella reticulata Donov. — M (4). Fissurella costaria Desh. — Co. Cemoria Leach. Cemoria noachina L. — Co. Emarginula Lam. Emarginula rosea Bell. — Co. Dentaliidae. Dentalium L. Dentalium entalis L. — B. Co. Dentalium tarentinum Lam. — Co. Scutelliidae. Patelloidea Quoy et Gaim. Patelloidea virginea Miill. — Co. Helcion Montf. Helcion pellucidus L. — Co. Patellidae. Patella L. ! Patella vulgata L. — E. B. M. Patella athletica Bean. — Co. Chitonidae. Chiton L. Chiton Isevis Penn. — B (5). ! Chiton asellus Chtz, — B. M (e). (4) Fissurella reticula. (5) Chiton marginatus. (6) Chiton azellus. MÉMOIRES. 95 Tectibranchiata. Tornatellidae. Tornatella Lara. Tornatella fasciata Lam. — Co. Cylichnidae. Cylichna Loven. Cylichna truncata Ad. — B(i). Utriculus Browu. Utriculus obtusus Mtg. — B. Bullœidae. Bullsea Lam. ! Bullsea aperta L. — M. NUDIBRANCHIATA. Doridae. Doris L. Doris stellata Gmel. — G (2). W. B. Doris lœvis L. — B. Doris bilamellata... — B. Tritoniidae. Dendronotus Aider et Hancock. Deudronotus arboresceiis Cuv. — W (3). B (3). Doto Oken. Doto coronata Gmel. — W (4). B. JEolidae. ^olis Cuv. MoWs, papillosa L. — W (5). B. iEolis pennata... — B. jEoHs claviger. . . — B. (1) Tornatina truncata. (2) 480. Doris. ;'3) Tritonia arborescens. (ij Tritonia coronata. (5) Eolis Cuvieri. Alderia Allman. Alderia scaldiana Nyst. — N. PULMONATA INOPERCULATA. Oleacinidae. Oleacina Bolten. ! Oleacina subcylindrica L. — W (e). E(6). K(6). Ca(6). BT(6). Co (7). B (7). M (8). Rf (7). Le (9). Var. grandis Mke. — Co, Var. exigua Mke. — Co. Var, fusiformis Picard, — Co, Oleacina Menkeana PflV, — Co (10), B (10). M (H). Cœciiianella Fér, Csecilianella acicula Mùll. — "W (12). K (12). Ca (12). BT (12). Co (12). B (12). M (13), Le (14). Csecilianella Liesvillei Bourguig. — Co. Zonites Mtf. ! Zonites fulvus Mûll, — K fib). Co. B. M. ! Zonites nitidus Mûll. — W, K (le). Ca (16). H (16). BT (16). Co. B. M, Rf, St. ! Zonites excavatus Bean. — Co. ! Zonites lucidus Drap. — Co, M, (6) Bulimus lubricus. (7) Bulimus subcylindricus. (8) Zua lubrica. (9) Cionella lubrica. (10^ Bulimus Menkeanus. (1i) Azeca Menkeana. (12) Bulimus acicula. (13) Cacilianella acicula. (14) Achatina acicula. (15) Hélix fulva. (16) Helix lucida. 96 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. ! Zonites cellarius Mûll. — W. E. K. Co. B. M. St. Le. ! Zonites nitidulus Drap. — K. Co. :ç. M. ? Zonites nitens Mich. — M. ! Zonites striatulus Gray. — Co. B. Zonites nitidosus Fér. — M. ! Zonites crystallinus Miill. — W. K. BT. Co. B. M. St. Le. Discus Fitzinger. ! Discus pygmœus Drap. — K. Ca, H. BT. Co. B. M (2). ! Discus rotundatus MiilL — W. E. K. Ca. BT. Co. B. M. Rf. St. Le. ! Var. albus Moq. — Co. M. Vitrina Drap. ? Vitrina elongata Drap. (ô). — H. Co. Vitrina diapliana Drap. — K. BT (4). Co. B. M. ! Vitrina major Fér. — H (5). Co. B. M (6). St. Le. ! Vitrina pellucida MùU. — W (7). E (7). K{7). Co. B. M (8). Le. Vitrina annularis Venetz. — Co. B. M (9). Testacellidae. Testacella Cuv. ? Testacella haliotidea Drap. — Co. B. M. (1) Zonites radiatulus. (2) Hélix pygmœa. (3) Cette espèce est pour moi très douteuse en Belgique et devrait être retranchée. (4) Helicolimax diaphana. (5) V. pellucida. (6) V. Draparnaldi. (7) V. beryllina. (8) V. pellucida et V. beryllina. A l'exemple des auteurs, je réunis ces deux espèces séparées par de Malzine. (9) V. subglobosa. Helicidae. Succinea Drap. ! Succinea putris L. — W (10). K (lo). Ca (io).BT(io).Co. B. M. Rf. Le. ! Var. curta J. Colb. — Co. Var. Studeria Moq. — Co. ! Var.nigro-limbataLecomte. — Le. ! Succinea elegans Risso. — W (il). Co. B. M (12). Succinea Colbeauiana De Malzine. — M. ! Succinea oblonga Drap. — E. Ca. BT. N (15). Co. B. M. Le. ! Var. major J. Colb. — Co. Succinea arenaria Bouch. — Co. B. M. Bulimulus Leach. ? Bulimulus détritus Miill. — K (14). Co (15). M (14). ! Bulimulus montanus Drap. — K. Ca(i6). Co. B. M. ! Var. coloratus J. Colb. — Co. ! Bulimulus obscurus Miill. — K. Ca. BT. Co. B. M. St. Le. Cochlicella Fér, t Cochlicella acuta Miill. K (17). E (17) (10) s. amphibia. (11) S. ampliibia elongata. (12) S. PfeitTerii. (13) Coq. et polyp. foss. de Belg. page466. (14j Bulimus radiatus. Je ne crois pas que l'on puisse regarder cette espèce comme belge. (15) Bulimus détritus. (16) Bulimus hordeaceus. (17) Bulimus acutus. Espèce citée d'après des renseignements erronés et qui doit être re- tranchée. MÉMOIRES. 97 Pupa Drap. ! Pupa avenacea Brug. — K (i). Ca (i). Co. B. M. ! Pupa secale Drap. — K. Ca. H. Co. B. M. t Pupa multidentata Oliv. — K. K(2). t Pupa doliura Drap. — H (3). ! Pupa doliolum Brug. — K. Co. B. M. St. Var. costulata Nilss. — Co. ! Pupa cylindracea Costa. — K (4). BT (5). Co. B. M (6). ! Pupa muscorum L. — W (7). Ca (8). Co. B. M. ! Var. edentula Moq. — W (9). K (9). Co. M. Var. bidentata Pffr. — K. Co. Pupa aridula Held. — Co. Vertigo MûU. ! Vertigo muscorum Drap. — K (lo). Co. B. M(ii). ! Vertigo edentula Drap. — Co. B. M. ! Vertigo pygmgea Drap. — W. K. Ca. H. BT. Co. B. M (12). Le. (1) P. avena. (2) P. variabilis. Espèce portée par erreur par Kickx, à retrancher. (3) Espèce également citée par erreur et à re- trancher. (4) P. umbilicata. (5) P. umbilicata. N'est-il pas probable que Vain Beneden elTuerlinckxont voulu désigner la P. muscorum. bien plus répandue que la cylindracea et qu'ils ne citent cependant pas. (6) P. cylindrica. (7) P. unidentata. (8) P. marginata. (9) P. muscorum. (10) Pupa minuta. (H) Vertigo minutissima. (12) V. pygmœa. Vertige cylindrica J. Colb. (PI. II, fig. 7). — Co (13). ! Vertigo antivertigo Drap. — K. BT. Co. B. M. Le (u). ! Vertigo plicata A. MûU. — Co. B. M (15). ! Vertigo pusilla MûlI. — K (i6). H (16). Co. B. M. Balea Prideaux. ! Balea perversaL. — "W(i7). K (17). Ca(i7). BT (17). Co(i8).B (18). M (19). Wy (18). ! Var. simplex Moq. — Co. Clausilia Drap. ! Clausilia laminata Turt. — K. (20) Ca (20).H(2i).Co. B. M. St. ! Var. albina Pffr. — Co. t Clausilia bidens L. — K (22). (13)« Coquille cylindro conique. d'un fauve bru- nâtre, brillante, à stries d'accroissement assez visibles ; 5 à 6 tours de spire, les premiers très- petits, les derniers presqu'égaux entr'eux; ouverture petite, ovale, plus longue que large, sans dents. Longueur 1 3/4 mil. diamètre en- viron 1 mill. » Notre unique exemplaire de cette coquille que j'avais d'abord regardé comme une variété ou une anomalie de la V. pygmaea, non adulte, doit en être séparé pour être rapproché plu- tôt des V. muscorum et edentula dont il a l'as- pect. Son ouverture est relativement plus petite que chez ces deux espèces : il est plus grand et plus brillant que le muscorum, plus petit et de couleur plus foncée que le eden- tula. (14) V. septemdentata. (15) V. Venetzii. (16) Pupa vertigo. (17) Pupa fragilis. x (18) Pupa perversa. (19) Balea fragilis. (20) Clausilia bidens. (21) C. lœvigata. (22) C. papillaris. Espèce mentionnée évidem- ment par erreur. 98 SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE. ! Clausilia pavvula Stud. — Co. B. M. St. ! Var.minima Hartm. — K. BT(i). Co. t Clausilia perversa Miill. — W (2). Ca (2). ! Clausilia nigricans Jeffr. — W (3). Ca (5). Co. B. M. Rf. St. Le. Var. dubia Drap.— Ca (4).Co. M. Var.obtusa Pffr. — E K (5). Co. M. ! Clausilia biplicata Leach. — K (e). Dr. Co. B. M. Le. ! Clausilia plicatula Drap. — K (7). BT(7).Co. ! Clausilia Rolphii Gray. — Co. B. M. St. ! Var. albina Schm. — St. Clausilia ventricosa Drap. — W (s). E (8). BT (8). Co. B. M. ! Var. lineolata Held. — Co. t Clausilia murina Pffr. — E (9). Hélix L. ! Hélix obvoluta MuU. — E. K. Ca. H. Co. B. M. St. (1) Je pense que la niinima de Van Beneden et Tuerlinckxest plutôt la nigricans. (2) C. rugosa. Celte espèce doit être retranchée et les indications de Waardenburg et de Car- lier reportées à la C. nigricans. (3) C. rugosa. (4) Je pense que la dubia de Carlier n'est pas la vraie dubia mais une autre variété de nigri- cans s'en rapprochant. (5) La C. obtusa de Kickx se rapporte proba- blement aussi bien au type de nigricans. (6) C. rugosa. (7) La C. plicatula de Kickx et de Van Beneden et Tuerlinckx n'est pas la plicatula mais pro- bablement la Rolphii ou la nigricans. (8) La C. ventricosa de ces auteurs est très pro- bablement la Rolphii. (9) Espèce qui m'est entièrement inconnue et qui doit être sans aucun doute supprimée. ! Hélix arbustorum L. — W. K. Ca. H. BT. Co. B. M. ! Hélix lapicida L. — W (lo). E (10). K. Ca (10). H (io). Co. B. M. St. ! Hélix costata Mûll. — E. K. BT(ii). Co. B. M. St. Le. ! Var. pulchellaMûU.— W. E. K. H. BT. Co. M. St. Le. ! Hélix nemoralis L. — W. K. Ca. BT. Co. B. M. Dz. St. T. Le. ! Hélix Sauveuri J, Colb. (Planche H, fig. 1.) — Co. ! Hélix hortensis Miill. — W. K. Ca. BT. Co. B. M. Dz. Rf. St. T. Var. lielvola Kickx. — K. Var. flavo-viridis Kickx. — K. ! Var. minima J. Colb. (Planche H, fig. 2.) — Co. ! Hélix aspersa Miill. — W (12). E. K. BT. Co. B. M. Wy. Le. ! Hélix pomatia L. — W. K. Ca. H. BT. Co. B. M. Dz. St. ! Var. quinquefasciata Moq. — Co. Var. parva Moq. — Co. ! Hélix aculeata Miill. — Co. B. M. ! Hélix rupestris Drap, — K. Co. B. M. ! Hélix fruticura Miill. — K. Ca. H. Co. B. M. ! Var. rufula Moq. — Co. M. Var. rubella Moq. — Co. M (13). Var. fuscosa Moq. — Ca (14). Co. ? Var. fasciata Moq. — M (15). ()0) CarocoUa lapicida. (1 1) Hélix castata. (12) H. adspersa. (13) Var. rosea. (14) Variété d'un brun violet. (15) Il paraît que c'est d'après des indications erronées que cette variété a été portée au ca- talogue par de Malzine. MÉMOIRES. 99 ! Hélix incarnata Miill. — E. K. Ca. H. Co. B. M. ! Var. albina Mke. — Co. ! Hélix cantianaMtg.—K(i). BT(i). Co. B. M. Es. ! Var.semirufa J. CoIb.(2).— Co.M. ! Var. alba J. Colh. — Co. ! Var.pyramidataJ.Colb.(3).(Pl.n, fig. 3.) — Co. ? Hélix rufescensPenn. (4). — K (5). BT (5). Co. B. M. Hélix carthusiana Mùll. — Ca (6).H(6). Co. B. M. Hélix sericea Miill. — Co. B. M. Var. Fontainei J. Colb. (Planche H, fig. 4.) — Co. ? Hélix concinna Jeffr. — Co (7). ! Hélix hispida L. — W. E. K. Ca. H. BT. Co. B. M. St. Le. ! Var. major J. Colb. — Co. Var. minorMoq. — Co. ? Var. glabella Pffr. (s). — W. Hélix ViUersii De Malz. — M. ! Hélix unifasciata Poir. — K (9). BT (10). Co. B. M (10). ! Var. major. J. Colb. — Co. ! Var. radiata Moq. — Co. ! Var. hypergramma J. Colb. — Co. (1) H. carthusianella. (2) Cette variété se confond avec le type. (3) Cette variété est plutôt une monstruosité semi-scalaire. (4) Nos exemplaires de Belgique ne se rapportent pas au type de l'espèce^ mais à une variété? (5) H. altenana. (6) H. carthusianella. (7) Je ne suis pas bien certain que nos exem- plaires soient la véritable concinna ; ils pour- raient peut-être être rapportés à une variété soit de hispida soitde sericea ouderufesCens? (8) Cette variété me paraît bien douteuse. (9) Hélix thymorum. (10) H. candidula. ! Var. albocinctella J. Colb. (PI. Il, fig. 5.) — Co. ! Var. alba Moq. — Co. ! Var. namurcensis J.Colb.(Pl. n, fig. 6.) — Co. t Hélix conspurcata Drap. (11). — Ca. Co. M. ? Var. costulata Zgl. (12). — K.Co. ! Hélix fasciolataPoir.— W(i5).K(i3). BT (15). Co. B. M (14). F (15). St. Var. obliterata Picard. — K (15). Var. minor Kickx. — K. ! Hélix ericetorum Miill. — W. E. K. Ca. Co. B. M. Var. lutescens Moq. — (^0. ! Var. grisescens J. Colb. — Co. ! Var. leucozonaMoq. — Co. Var. Charpentieri Moq. — Co. Var. minor Moq. — Co. Var. minima Kickx. — K. ? Hélix variabilis Drap. — M. t Hélix conoidea Drap. (le). — E. Limacidae. Limax L. Liraax gagates Drap. — K. Ca. BT. Co. B. M. ! Limax agrestis L. — G (17). W. K. Ca. BT. Co. B. M. St. Var. albidus Moq. — Co, ! Var. nigrescens J. Colb. — Co. ! Limax arborum Bouch. — Co. B. M. St. (11) Espèce à retrancher. (12) Cette espèce citée par Kickx me parait très douteuse. (13) Hélix striata. (14) H. caperata. (15) H. striata /3? (16) Espèce à retrancher. (17) 478 Limax. 100 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. ! Limax variegatus Drap. — G (i). K. Ca. Co. B. M. Var. flavescens Moq. — Co. M. Var. maculatus Moq. — Co. ! Limax maximus L. — G (2). W (5). K (3). Ca (3). Bï (3). Co. B. M (4). ! Var. cellarius Moq. — Co. Var. Ferussaci Moq. — Co. ! Limax cinereo niger Sturm. — G (5). E. K. Co. Var. malacologorum J. Colb. — Co, Limax niger De Malz. — M. ! Limax marginatus Miill. — Co. M (6). Var. rusticus Millet. — Co. Limax brunneus Drap. — M (7). Arionidae. Arion Fér. ! Arion rufus L. — W (s) E (s). K (9). Ca (8). BT (9). Co. B (9). M. (9). ! Var. vulgaris Moq. — Co. ! Var. ater L. — G (10). W. Ca. Co. ! Var. ruber Moq. — Co. ! Var. bicolor Moq. — Co. ! Var. pallescens Moq. — Co. ! Var. marginatus Moq. — Co. (1)479 Limax. , (2) 475 Limax. (3) Limax cinereus. (4) L. antiquorum. (5) 476 Limax. C'est peut-être de l'arion ater que Gronovius entend parler ici. (6) L. Sowerbyi. (7) L. bruneus. (8) Limax rufus. (9) Limax Empyricorum. (10) 476 Limax. Cette espèce de Gronovius est peut-être le Limas cinereo niger. ! Var. lividusJ. Colb. — Co. ! Var. glaucus J. Colb. — Co. ArionalbusMùll.— W.K.Co.B(n) M. Arion subfuscusDj-ap. — G(i2).M. Co. ! Var. ardosiarum J. Colb. — Co. ! Arion fuscus Miill. — Go. B. St. ! Var. rufescens Moq. — Co. ! Var, fasciatusNilss. — K(i3). Co. M (14). ! Var. limbatus Moq. — Co. Arion marginatus Kickx. — M. Arion flavus Miill. — M. Arion fuscatus Fér. — M. Auriculidae. Alexia Leacb. ! Alexia myosoti.s Drap. — E (15). Co (16). B (16). M (17). ? Var. biplicala Moq. — Co. ? Alexia denticulata Mtg, — Co. Carychium Miill. ! Carychium minimum Miill. — K. Ca (18). BT (18). Co. B. M. Le. ! Var. curtum J. Colb. (PI. IL fig. 8.)— Co (19). (1 1 ) Albinos de A. ru fus ? (12) 477 Limax. C'est avec doute que je le rap- porte à cette espèce. (13) Limax fasciatus. (14) Arion hortensis. (1b) Auricula myosotis. (16) Carychium myosotis. (17) Tralia myosotis. (18) Auricula minima. (19) Coquille se rapprochant de la forme générale du C. spelaeum Rossm., ayant les bords de l'ouverture largement épaissis, la dent infé- rieur» fondue dans l'épaisseur du péristome. Seiait-ce une espèce distincte? MÉMOIRES. iOl Otinidae. Otina Gray. Otina otis Turt. — M. Limnœidae. Limnsea Lam. ! Limnsea auricularia L. — W (i). K (2). Ca (3). H (4). BT (s). Co. B. M (6). Le. ! Var. expansa J. Colb. — Co. M (7). ! Var. magna J. Colb. — Co. M. ! Var. ampla Hartm. — Co. ! Var. crassa J. Colb. — Co. ! Limnsea liraosa L. — "W (8). E (9). K (8). Ca (8). BT (8). Co. B. M (lo). Wy. St. Le (u). Var. fontinalis Stud. — Co. Var. intermedia Fer. — Co. Var. pellucida Gassies. — Co. Var. vulgaris Pffr. — W. E. K. BT. Co. .' Limnsea peregra Miill. — K (12). BT (12). Co. B. M. ! Var. minor J. Colb. — Co. Var. cornea Zgl. — Co. ! Var. marginata Mich. — Co. ! Limnsea stagnalis L. — W. K. Ca. BT. Co. B. M, St. Le. Var. turgida Moq. — Co. M. (1) Lymnaeus auricularius. (2) Limneus auricularius. (3) Lymiieus auricularius. (4) Lymnœa auricularia. (5) Limneus auricularis. (6) Limnœa auricularia. (7) Var. expensa. (8) L. ovatus. (9) Lymnœa ovata. (10) Limnea ovata. (11) L. peregra. (12) L. pereger. ! Var.producta J. Colb. — Co. M. ! Var. arenaria J. Colb. — Co. ! Var. aquarii J. Colb. — Co. Limnsea linearis De Malz. — M. Limnsea pseudostagnalis De Malz. — M. 1 Limnsea truncatula Miill. — W (13). K (i3).Ca(i3). H(i4). Co. B. M. St. Le (14). ! Var. maximella J. Colb. — Co. M (15). Var. minor Moq. — Co. ! Var. minimal. Colb.— Co.M(i6). ! Var. ventricosa Moq. — Co. M. ! Limnsea palustris Miill. — W. K. Ca. BT. Co. B. M. St. Le (17). Var. corvus Gmel. — Co. M. Var. fuscaPffr.— W(18).E. K(l8). Ca(i8). BT(i8). Co. ! Var. erosa J. Colb. — Co. ! Limnsea glabra Miill. — H (19). BT(20). Co. B. M. Wy. Le. Var. subulata Kickx. — K (21). Var. gingivata Goupil. — M. ! Var. bulimoides J. Colb. — Co. Amphipeplea Nilss. ! Amphipeplea glutinosa Miill. — K (22). H (25). BT (22). Co (24). B (24). M. St (24). Le (24). (13) L. minutus. (14) L. minuta. (15) Var. maximilla. (16) Var. maxima. (17) L. palustris et L. palustris var. minor. (18) L. fuscus. (19) Lymnea leucostoma. (20) L. elongatus. (21) L. subulatus. (22) Limneus glutinosus. (23) Lymnœa glutinosa. • (24) Limnaea glutinosa. 102 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Physa Drap. ! Physa fontinalis L. — W. K. Ca. BT (i). Co. B. M. Wy. St. Le. ! Var. minor Moq. - — Co. ! Var. aplexoides J. Colb. (PI. II, fig. 11.)— Co (2). Physa acuta Drap. — M. t Physa scaturiginum Drap. (ô). — K. Aplexus Gray. ! Aplexus hypnorum L. — W (4). E (4). K (4). BT (5). Co (4). B (4). M. St (4). ! Var. major Charp. — Co. M. Var. luinor De Malz. — M. Planorbis Guettard. ! Planorbis fontanus Ligchtf. — K(6). Ca(6). Co. B. M (7). St. ! Planorbis coraplanatus L. — W (s). E (9). K (9). Ca. (9) BT (9). Co. B. M. St. Le (9). ! Planorbis carinatus MùU. — W. K. Ca. BT. Co. B. M. Le. ! Planorbis vortex L. — W. K. Ca. (1) Physo fontinalis. (2) Variété citée ici pour la première fois, trouvée à Saint-Gilles près de Bruxelles par M. Ernest Vanden Broeck, et dont voici la description : « taille assez grande, plus allongée et moins ventrue que le type, spire sortante à sommet obtus ; se rapproctiant un peu de la forme de l'Aplexus hypnorum. « (3) Il est assez difDcile de décider quelle est la cociuille désignée sous ce nom par Kickx : dans tous les cas ce n'est pas une physe et son es- pèce doit être supprimée. (4) Physa hypnorum. (5) Physo hypnorum. (6) Planorbis lenticulaiis. (7) Segmentina fontana. (8) P. maginatus. (9) P. marginatus. BT. Co. B. M. St. Le. ! Planorbis rotundatusPoir. — \V(io). E (10). Co. B. M. Le. ? Planorbis spirorbisL. (ii). — BT. Co. B. M. ! Planorbis nautileus L. — K (i2). Co. B. M. Var. imbricatusMiill.— W. K.Co. M. ! Planorbis Roffiaeni J. Colb. — Co. ! Planorbis albus Miill. — K (15). H (13). Ca (15). Co. B. M. Wy. Planorbis loevis Aider. — Co.B. M (14). ! Planorbis contortus L. — W. E. K. Ca. H. BT. Co. B. M. St. Le. ! Planorbis corneus L. — W. K. Ca. BT. Co. B. M. St. Le. ! Var. bicolor J. Colb. (PI. II,fig. 9.) — Co. ! Var. microstoma J. Colb. (PI. II, fig. 10.) — Co. ? Var. similis Miill. (15). — K. Co. ? Planorbis deformis Lam. (le). — M (17). Segmentina Fleming. ! Segmentina nitida Miill. — W (18). (10) P. spirorbis. (11) Je n'ai jamais vu de véritable spirorbis de Belgique ; je crois que les indications concer- nant cette espèce sont à joindre au P. rotun- datus. (12) P. cristatus. (13) P. hispidus. (14) P. lœvis. (15) Je ne crois pas que cette variété puisse être maintenue, le P. similis de Kickx étant établi sur des individus non adultes. (1 6) Cette espèce a été probablement citée d'après des individus difTormes du PI. albus et doit disparaître. (17) Nautilina deformis. (18) Planorbis nitidus. E (1). K (2). Ca (4). H (1). BT (2 Co (1). B (1). M. St(4). Le (i). Ancylus Greoffr. ! Ancylus fluviatilis Miill. — K. Ca. BT. Co. B. M (3). Le. ! Var. senior J. Colb. — Co. M. ! Var, dimidiatus J. Colb. (PI. II, fig. 12.) — Co. M. ! Var. ri vularisJ. Colb. (Planche II, fig. 13.)— Co. M (4). ! Var. lepidus J. Colb. (Planche II, fig. 14.) — Co. M. ! Var. depressus J. Colb. (PI. II, fig. 15.) — Co. M. Var. Villersi De Malz. — M. ! Var. albus J. Colb. — Co. Acroloxus Beck. ! Acroloxus lacustris L. — W (5). K (s). BT (5). Co (s). B(5). M(5). PULMONATA OPERCULATA. Cyclophoridae. Cyclostoma Lam. ! Cyclostoma elegans Miill. — K. Ca. H. Co. B, M. St. Truncatellidae. Acicula Hartm, ? Acicula fusca Walk.(6). — Co (7). B. (1) Planorbis nitidus. (2) Planorbis nautileus. (3) Acroloxus Quviatilis. (4) Var. revularis. (5) Ancylus lacustris. (6) Je crois que l'espèce n'a pas encore été ren- contrée en Belgique jusqu'à ce jour et doit être effacée. (7) Acme fusca. MÉMOIRES. 103 Assimmiidae. Assiminia Leach. Assiminia Grayana Jeffr, — M. MOLLUSCA ACEPHAL^A. Conchyfera. Pholadacea. Pholadidae. Dactylina Gray. Dactylina dactylus L. — W. B. Barnea Leach. ! Barnea candida L. — E. B. M. Barnea parva L. — M. Zirphaea Leach. ! Zirphaea crispata L. — W. B. M. Teredo L. ! Teredo navalis L. — W. B. M. Solenidae. Solen L. ! Solen vagina L. — W. E. B. M. Ensis Schum. ! Ensis siliqua L. — W. B. M. ! Ensis ensis L. — W. B. M. Var. major L, — M. Glycimeridae. Saxicava Fleur. Saxicava rugosa L. — B. Saxicava fragilis Nyst, — Co. i04 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Myidae. Mya L, ! Mya truncata L. — W. E. B. M. ! Mya arenaria L. — W. B. M. Corbulidae. Corbula Brug. Corbula nucleus Lam. — B. M. Veneracea. Mactridae. Mactra L. ! Mactra stultorum L. — W. E. B. M. Mactra helvacea Chtz, — M. Hemimactra Swains. Hemimactra elliptica Brown. — B. ! Hemimactra subtruncata Costa. — E. B. M. ! Hemimactra solida L. — W. B. M. Hemimactra truncata Mtg. — B. M. Lutraria Lam. Lutraria elliptica Lam. — W. E. B. Tellinidae. Psammobia Lam. Psammobia ferroensis Chtz. — B. Tellina L. Tellina crassa Penn. — Co. Tellina proxima Brown. — M. ! Tellina tenuis Costa. — W. E. B. M. Tellina incarnata L. — M. ! Tellina solidula Pult.— W. E. B. M. ! Tellina fabula Gronov. — E. B. M. Tellina striata Mtg. — M. Tellina similis Sow. — M. Lucinopsis Forbes et Hanley. Lucinopsis undata Penn. — B. Donax L. ! Donax anatinus Lam. — E (i). B. M(i). Donax trunculus L. — W. Donax politus Poli. — M. Scrobicularia Schum. ! Scrobicularia piperata Gmel. — W (2). B. M. Syndosmya Recluz. Syndosmya prismatica Mtg. — M. Syndosmya intermedia Thomps. — B (3). M. ! Syndosmya alba Wood. — B (4). M. Mesodesma Desh. Mesodesraa striata Gmel. — B (5). Ervilia Turt, Ervilia castanea Mtg. — M (6). Veneridae. Venus L. Venus casina L. — M (7). Venus verrucosa L. — M (8). Venus fasciata Donov. — B (9). (1) Donax anatinum. (2) Lutraria compressa. (3) Eiycina intermedia. (4) Erycina alba. (5) Mactra striata. (G) Evilia costanea. (7) Venus cosina. (8) Venus verucosa. (9) Chione fasciata. MÉMOIRES. 105 Venus gallina L. — E. B (l). Venus cingulata Lam. — W. Callista Poli. Callista cliione L. — W. B. Circe Schum. Circe minima Mtg. — M. Dosinia Scop. Dosinia exoleta L. — B. M (2). Dosinia lincta Pult. — B. Tapes Megerl. ! Tapes puliastra Wood. — B. M (3). Tapes decussata L. — Co. Tapes virginea L. — B. M. Cyprinidae. Cyprina Laïu. Cyprina islandica L. — E. B. Cyrenidae. Cyclas Brug. ! Cyclas rivicola Leach. — W. E. K. BT. Co. B. M. St. Le. ! Cyclas cornea L. — W. K. Ca. BT. Co. B. M. St. Le. Var. scaldiana Norm. — M (4). Var. rivalis Drap. — W. H. M. ! Var. nucleusStud. — W.K.Co.M. Cyclas solida Norm. — M. ■ ! Cyclas lacustrisMilll. — W. K. Ca. Co. B. M. ! Cyclas caliculata Drap. — W. K. Ca. H. Co. M. (1) Chioiie gallina. (2} Al ternis exoleia. (3) Tapes pulostra. (4) Var. Scalileana. Var. stagnicola Leach. — K. Co, ! Var. Tennstedti J. Colb. (PI IV, fig. 4.) — Co. ! Cyclas Ryckholtii Norra. — Co. M. . Pisidium Pffr. ! Pisidium Henslowanura Siiepp. — Co. B. M (o). ! Pisidium amnlcum Miill. — K (6). Ca (6). BT (6). Co. B (?). M. St. ! Pisidium cazertanum Poli. — Co. B. M. Wy. Var. lenticulare Dupuy. — Wy. Pisidium nitidum Jen. — Co. B. M. ! Pisidium pusillum Gmel. — H i8). BT (8). Co. B. M. Pisidium obtusale Pffr. — M. Pisidium minimum De Malz. — M. - Cardiidae. Cardium L. Cardium pygmaeum Donov. — M. Cardium punctatum Brocchi. — M(9). Cardium fasciatum Mfg. — M. Cardium suecicum Loven. — M. Cardium aculeatum L. — E. B. Cardium rusticum L. — W. B. M. Cardium echinatum L. — W. ! Cardium edule L. — W. B. M. Cardium belticum Reeve. — M. Cardium belgieum De Malz. — M. (o) Pisidium Henslowianum. (6) Cyclas obliqua. (7) P. fluviale. (8) Cyclas fontinalis. Nous rapportons au P. pu- sillum les indications données par Ilécart et Van Beneden et Tuerliiickx : elles pourraient toutefois se rapporterau P. Cazenanum. (9) Cardium nodosun). 106 SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE Lccvicardiura Swains. ! Lœvicardiura norwcgicum Spleng. — W(i). E(i). B(2). M. LUCINACEA. Lucinidae. Lucina Brug. Lucina borealis L. — B. Cryptodon Turt. Cryptodon flexuosus Mtg. — B. Ungulinidae. Diplodonta Bronn. Diplodonta rotundata Turt. — Co. Erycinidae. Poronia Recluz. ! Poronia rubra Mtg. — Co. Montacuta Turt. Montacuta ferruginosa Mtg. — Co. Montacuta bidentata Mig. — M. Montacuta substriata Mtg. — Co, Turtonia. ... Turtonia minuta Fabr. — M. Galeomma Turt. Galeomma Turtoni Sow. — M(ô). Unionidae. Unio Retzius. ? Unio sinuatus Lam. — Ca (4). Co. B. M. (1) Cardium serratum. (2) Cardium lœvigatum. (3) Galeoma Turtoni. (4) Carllera peul-ètre voulu parler de la marga- ritana margaritifeia. ? Unio rhomboideus Schrôt. — Ca (5). Co. B. M (G). ! Unio batavus Lam. — W. E. K. Ca. H. BT. Co. B. M. Le. Var. ovalis Mtg. — H. Co. ! Var. incurvatus J. Colb. (PI. IV, fig. 2)— Co. ! Var. belgicus J. Colb. (PI. [V, fîg.3.) — Co. Var. Fontainei Lecomte. — Le. ? Unio elongatulus... — BT (7). Co. ! Unio pictorum L. — W. K. Ca. BT. Co. B. M. St. Le. ! Var. flavescens Moq. — Co. M. Var. rostratus Lam. — AV. E. K. Co. M. ! Unio tumidus Philpsn. — E. K. BT. Co. B. M. St. Le. ! Var. radiatus J. Colb. — Co. M. ! Var. Heckingi J. Colb. (PI. IV, fig. 1.) — Co. M. Var. laciistris Rossra. — Co. Unio Lambottei De Malz. — M. Unio Ryckholtii De Malz. — M. Var. cuneatus De Malz. — M. Unio Robianoi De Malz. — M. Va^. inflatus De Malz. — M. ? Unio cuneolus Pffr. — E (s). Margaritana Schura. ! Margaritana margaritifera L. — W. (b) U. littoialis. Je pense que l'U. littoralis de Carlier pourrait bien n'être qu'une variété tle ru. batavus. (6) Unio riiomboidus. (7) Espèce citée sans nom d'auteur par Van Beneden et Tuerlinckx. Ne serait-ce pas une variété de l'U. batavus? (8) Cette espèce, que je ne connais pas, devra probablement être retranchée, Vanden Ende lui donnant du reste pour patrie des localités Situées en dehors de nos fiontières. MÉMOIRES. 107 E (1). K. Ca (2). H. BT. SI. Co. B. M. Var. elongata Lam. — W. E. ]\I. Anodonta Cuvier. ! Anodonta cygnea L (ô). — W. E. K. Ca. BT. Co. B. M. Rb. Le. ! Var. ventricosaPffr. — W.E.K. Co. M. ! Var. cellensis Pffr. — W. E (4). Co. M. La. Var. intermedia Lani. — W. Co. M. Var. Rossmassleii De Malz. — M. ! Anodonta anatina L. — W. E. K(5). Ca. Co. B. M. St. Var. coarctata Potiez. — Co. M. Anodonta complanata Zgl. — Co. B. ! Var. elongata Holand. — Co. Anodonta variabilis Drap. — Co. B. M (6). St. Le. Var. rostrata Kok. — Co. t Anodonta avonensis Mtg (7). — W (8). Co. B. ! Anodonta Kickxi J. Colb. (PI. IIÎ, fig. L) — K(8). Co.M(9). Le (10). (1) Unio sinuata. {2} Mulette sinuée Lam. Unio margaritifera Pleiff. Est-ce bien l'espèce qui nous occupe que Carliera désignée de cette façon? (3) 11 est bien probable que les auteurs cités à cette espèce n"ont pas eu tous le type en vue mais plutôt l'une ou l'autre variété. (4) Anodonta sulcata. (5) Anodonta cygnea ^9. (6) Anodonta piscinalis. (7) Cette espèce doit être retranchée et les indi- cations qui y sont jointes reportées à l'A Kickxi, regardée d'abord comme identique puis comme variété, ensuite comme espèce distincte. (8) Anodonta ponderosa. (9) Anodonta suhponderosa. (10) A. cygnea var? ! Var. interrogationis J. Colb (il). (PI. III, fig. 2.) — Co. ! Anodonta fallax J. Colb. (PI. III, fig. 3.)— Co. Mytilidae. Mytilus L. ! Mytilus edulisL.—W.N (12). B. M. ! Var. rufus De Malz. — M. Var. ungulatus L. — M (i5). Var. rutusus Lam. — E. Var. abbreviatus Lara. — E. Var. lineatus Lam. — W. Mytilus galloprovincialis Lam. — M. Crenella Brown. ! Crenella discors L. — B (14). Modiola Lam. Modiola modiolus Turt. — E (is). M (15). B (16). ! Modiola barbata L. — Co. (11) Cette variété se trouvant citée ici pour la première fois, voici sa description : « Coquille très déprimée, très large, un peu disciforme ; côté antérieur extrêmement court ; bord supé- rieur très convexe et arqué postérieurement, concave antérieurement ; crête dorsale très élevée et comprimée. Longueur 11 centimè- tres, largeurs centimètres, épaisseur 4 centi- mètres. » J'ai trouvé plusieurs exemplaires de cette variété remarquable au milieu d'un grand nombre d'autres dans un petit étang, actuel- lement desséché, à Etterbeek. (12) Coquilles et [lolypiers fossiles de Belgique page26S. (13) Mytilus incurvatus. ^ (14) Crenella discrepans. (15) Modiola papuana. (16) Modiola papua. 108 SOCIÉTÉ MÂLACOLOGIQUE DE BELGIQUE Dreisscna Van Ben. Pedinidae. I Dreissena polymorpha Pall. — Co. B. M. St. Dz. Le. Pecten Brug. Pecten varius L. — E. B. M. ! Var. dilatataJ.Golb.(PlanclieIV, Pecten opercularis L. — E. B. fig. 5.) — Co. pgcten tigrinus MiilL — B (ô). ! Var. angustaJ. Colb. (Planche IV, fig. 6.) — Co. ! Dreissena cochleata Kickx. — N (i) Co. M. Dz. Pectinacea. Arcidae. Arca L. ! Arca lactea L. — M. Pectiinculus Lam. Pectunculus glycimeris L. — B. Nucididae. Nucula Lara. Nucula nucleiis L. — B (2). (I) Coq. et polyp. foss. de Bclg. page 263. (■2) Nucula maigantacea. Vola Klein. Vola raaxima L. — W. E. B, Anomiidae. Anomia L. ! Anomia ephippiura L. — E (i). B. M. Anomia aculeafa Miill. — B. Anomia patelliformis L. — B. Ostreidae. Ostrea L. ! Ostrea edulis L. — W. B. M. Rs. Lz. Var. hippopus Lam. — W. (3) Pecten obsolctus. (4) Anomia electrica. MÉMOIRES. 109 EXPLICATION DES PLANCHES. Planche H. Figure 1. Hélix Sauveuri, /. Colheau. Fig. 2. Hélix hortensis, Milll. Var. minima, /. Colb. Fig. 3. Hélix cantiana, Mtg. Var. pyramidata, /. Colb. Fig. 4. Hélix sericea, Milll. Var. Fontainei, /. Colb. a. Coquille vue de face, grandeur naturelle. b. Coquille vue par dessous. Fig. 5. Hélix unifasciata, Poiret. Var. albocinctella, J. Colb. a. Vue de face. b. Vue par dessus. Fig. 6. Hélix unifasciata, Poiret. Var. Namurcensis, /. Colb. a. Coquille vue de face. b. Vue par dessus. c. Vue par dessous. Fig. 7. Vertigo cylindrica, /. Colb. a. Trait indiquant la grandeur naturelle. b. Coquille grossie. Fig. 8. Carychium minimum, Milll. Var. curtum, /. Colb. a. Trait indiquant la grandeur naturelle. b. Coquille grossie. Fig. 9. Planorbis corneus, L. Var. eicolor, J. Colb. Coquille vue de face, de grandeur naturelle. Fig. 10. Planorbis corneus, L. Var. microstoma, /. Colb. Coquille vue de face, de grandeur naturelle. HO SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Fig. 11. Phypa fontinalts, L. Var. aplexoides, /. Coll. De grandeur naturelle. Fig. 12. Ancylus fluviatilis, Midi. Var. dimidiatus, /. Coll. a. Coquille vue de profil, grandeur naturelle. l. Vue par le sommet. Fig. 13. Ancylus fluviatilis, Milll. Var. rivularis, /. Coll. a. Coquille vue de profil, grandeur naturelle. l. Vue par le sommet. Fig. 14. Ancylus fluviatilis, Milll. Var. lepidus, /. Coll. a. Coquille vue de profil, grandeur naturelle. l. Vue par le sommet. Fig. 15. Ancylus fluviatilis, Miill. Var. depressus, /. Coll. a. Coquille vue de profil, grandeur naturelle. l. Vue par le sommet. Fig. 16. Valvata fluviatilis, ./. Coll. Vue de face, grandeur naturelle Planche III. Figure 1. Anodonta Kickxi, /. Coll. a. Figure plus petite que nature, l'on rencontre des individus atteignant même un tiers en plus. l. Coquille vue par le dos, figure réduite. Fig. 2. Anodonta Kickxi, /, Coll. Var. interrogationis, /. Coll. a. Grandeur naturelle de l'exemplaire figuré, mais il y en a de plus grands. l. Coquille vue par le dos, figure réduite. Fig. 3. Anodonta fallas, /. Coll. De grandeur naturelle, vue par la valve droite. MÉMOIRES. \i\ Planche IV. Figure 1. Unio tumidus, PMlipps. V;ir. Heckingi, /. Colh. De grandeur naturelle. Fig. 2. Unio batavus, Lam. Var. incurvatus, /. Colh. De grandeur naturelle. Fig. 3. Unio batavus, Lam. Var. Belgicus, J. Colh. De grandeur naturelle. Fig. 4. Cyclas caliculata, Drap. Var. Tennstedti, /. Coïb. a. Coquille vue par la valve droite, de grandeur naturelle. h. Coquille vue par le dos. Fig. 5. Dreissena polymorpha, Pall. Var. dilatata, /. Colh. Coquille de grandeur naturelle, vue par le dos. Fig. 6. Dreissena polymorpha, Pall. Var. angusta, /. Colh. Coquille de grandeur naturelle, vue par le dos. LISTE DE ZOOPHYTES ET DE MOLLUSQUES INFÉRIEURS (tuniciers et bryozoaires) Par Edouard LANSZWEERT. — SÉ\NCE DU 6 DÉCEMBRE 1868, — Avant-propos. La liste que je présente à la Société Malacologique de Bel- gique, dont j'ai l'honneur d'être membre, sur les instances de son zélé secrétaire, M. J. Colbeau, est le résultat de recherches nombreuses que j'ai faites depuis bientôt quinze ans. J'espère que tous ceux qui s'occupent de cette branche intéressante de l'histoire naturelle auront l'obligeance de me faire connaître les erreurs qui se seraient glissées dans cet essai. Inutile de dire que les matériaux nécessaires à ce genre d'étude m'ont pres- qu'entièrement manqué, car en fait d'ouvrages publiés sur la matière je ne connais guère que : 1" Celui de J. Ellis, qui m'a servi de premier guide, traduit de l'anglais sous le titre {Natimrlijhe historié van de Koraal- getvassen en andere dergelijke zee-li(jhame7i die men gemeenlijk vind op de kusten van Groot Britannia en Itrland. . . in S' Gra- venhage 1756). 114 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 2° Celui de M. le Dr Westendorp inséré dans les Annales de la Société médico chirurgicale de Bruges (Liv. 1843) et intitulé : Recherches sur les polypiers Jleœiùîes de la Belgique et particu- lièrement des environs d' Ostende. 3° La Centurie du même auteur d'après laquelle j'ai classé la petite collection que j'ai eu la satisfaction d'offrir à notre Société. 4" Les divers mémoires de M. le professeur Van Beneden et notamment ses Becherches sur la faune littorale de Belçique. Polypes. (Mémoires de l'Acad. de Belg. t. XXXVI). 5° L'ouvrage du Dr J. A. Herklots ayant pour titre : De Dieren van Nederland {2 vol.), Weekdieren en Lagere Dieren... Haarlem 1862. Je dois également citer les recherches intéressantes de M. J. Kickx père, celles du Dr Ch. Van Bambeke et enfin celles de M. Mac Leod, comme m'ayant été d'une très-grande utilité. La classification que j'ai suivie est celle de Claus quoique toute récente ; je crois qu'il y a avantage à la suivre et à la conserver. On verra que ces êtres marins s'y rangent sous quatre types : Mollusques, Echinodermes, Célenterés et Protozoaires, chaque groupe se subdivisant en classes. J'ai cru bien faire en introduisant dans ma liste qui va sui- vre les Tuniciers et les Bryozoaires, parce que ces mollusques inférieurs, dont la plupart ont été longtemps confondus avec les Polypes, demandent en quelque sorte une étude spéciale et ont été jusqu'ici trop souvent négligés par ceux qui s'occupent de Conchyologie. J'ose espérer que ce travail pourra rendre quelques services à la Société et que secondé par les recherches de ceux qui pren- nent goût à cette étude quasi nouvelle, nous pourrons l'étendre et le compléter ; c'est là tout mon désir et le but que je me suis proposé. MÉMOIRES. 115 MOLLUSCA. (Weekdieren, Herklots.) Cl. TUNICATA. (Manteldieren, Herklots,) Cynthia claudicans, Savigny. Cynthia rustica, Linn. Phallusia ampuUoides, Van Ben. — Sur huîtres et homards Phallusia intestinalis, Linn. Botryllus Schlosseri, Poil. (?) Cl. Bryozoa. (Celpolypen, Herklots.) Cristatella mucedo, Ciw. Alcyonella fungosa, Poil. Plumatella campanulata, Lamk. Lophopus Bakeri, Van Ben. Lophopus cristallinus, Bail. Halodactylus diaphanus, Lmx. Syn. Van Ben. Rech. Bnjoz. Ost. p. 37, pi. V. fiy. 1-2. Alcyonium gelatinosum, Mûll. Alcyonidium diaphaîium, Lmx. Westendorp, Rech. Polyp. flex. de la Belg. p. 45. Uva diaphaîium, Huds. Alcyonidium gelatinosum, Johnst. Fucus gelatinosus, Huds. — Sur la plage d'Ostende, très commun. Halodactylus hirsutus, Fleming. 116 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Halodactylus parasiticus, Fleming. Syn. H. parasitica. Van Ben. Rech. Bryoz. Ost. p. 38, pi. F, /: 9-12. Alcyonium parasiticum, Flem. Aie. incrustans, Esp. Westendorp, Rech. Pol. flex. de la Belg. p.AA. Alcyonidium ? parasiticum, Johnst. Alcyon parasite, de Blainv. — Entoure et incruste les tiges des sertulaires. Sur nos côtes, assez commun. Laguncula repens, Fan Ben. Syn. Lagenella repens, Farre. Laguncula elongata, Fan Ben. Tubulipora serpens, Linn. Tubulipora patina, Lcnnh. Valkeria.cuscuta, Fleming. Valkeria uva, Linn. Gemellaria loricata, Savigny. Syn. Van Ben. Rech. Bryoz. Ost. p. 9, pi. II. A. Westend. Rech. Polyp. flexib. de la Belg. p. 16. Corallina cellifera mollis ramosissima, Ellis. Crisia loricata, Lamx. Cellularia loricata, Pall. Sertularia loricata, Linn. Gemicellaria loricata, De Blainv. Notamia loricata, Flem. Loricaria europœa, Lamx. Cellaria loriculata, Lamk. Loricula loricata, Cuv. — Environs d'Ostende^ assez rare. Serialaria lendigera, Linn. Bowerbankia densa, Farre. Vesicularia spinosa, Thompson. Syn. Van Ben. Rech. Bryoz. Ost. p. 6, pi. I. fig. C. Corallina confervoides, EU. MÉMOIRES. 117 Sertularia spinosa, Lamk. Sert, sericea, Pall. Laomedia spinosa. De Blainv. Walkeria spinosa, Flem. Thoa spinosa, West. Rech. Polyp. .flex. de la Belg. p. 31. — Rejeté sur la plage d'Ostende : commun. Cellularia plumosa, Pall. Cellularia reptans, Linn. Syn. Crisia reptans, Lamx. Cellaria reptans, Lamk. Bicellaria reptans, De Blainv. Ellis, Corail. Tab. 20, fig. 36 B. Cellarina scabra, Fan Ben. Syn. Van Ben. Rech. Bryoz. de la mer du Nord, p. 7, /;/. XI, f. 3-6. — Parasite sur les folioles du Flustra foliacea. Assez com- mun sur toutes nos côtes. Avicella avicularia, Pall. Syn. Van Ben. Rech. Bryoz. Ost. p. 48, pi IV, f. 1-8. Van Ben. Rech. Bryoz. de la mer du Nord, p. 9. Cellularia avicularia, Pall. Flustra angustiloba, Lamk. FI. avicularis, Johnston. — Parasite sur le Flustra foliacea ; rare. Scrupocellaria scruposa. Fan Ben. Syn. Van Ben. Rech. Bryoz. Ost. p. 26, pi. II, f. 8-16. Sertularia scruposa, Linn. Cellularia scruposa, Pall. EU. Bicellaria scruposa. De Blainv. Crisia scruposa, Lamx. West. Rech, pot. flex. de laRelg.p. 17. Coralline pierreuse rampante, Ellis. — Parasite sur le Flustra foliacea , sur les disques de l'Himanthalia lorea, etc., à Ostende ; assez rare. 118 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Crisia ciliata, Lamk. Crisia eburnea, Lamk. Syn. Van Ben. Rech. Bryoz. Ost.p. 28, pi. III, f. 42-16, West. Rech. Polyp. fiex. de la Belg. p. 18. Sertularia eburnea, Linn. Cellidaria eburnea, Pall. Cellaria eburnea, Ellis. Crisie ivoire, De Blainv. Coralline à touffe, Ellis. — Parasite sur le Flustra foliacea : assez commun. Cellaria cornuta, Lamk. Syn. Ellis, Corail, tab. XXI, fiff. n" 10, c. C. West. Rech. Polyp. flex. de la Belg. p. 20, n" 20. Eucratea cornuta, Lamx. Sertularia cornuta, Gmel. Unicellaria cornuta, De Blainv. Coralline à cornes de chèvre, Ellis. — Parasite sur le Cystoseira abrotanifolia , les Flustres, etc., à Ostende : rare. Membranipora pilosa, De Blcmiv. Syn. Van Ben. Rech. Bryoz. Ost. /;. 29, pi IV, f. 1-10. Eschara millepora, EU. Flustra pilosa et dentata, Linn. West. Rech. Polyp. flex. de la Belg. p. 13, 14. Eschara pilosa, Pall. — Parasite sur les algues, etc. très-commun. Membranipora verticillata, Wesfend. Syn. Electra verticillata, West. Rech. Polyp. flex. de la Belg. p. 14. Flustra verticillata. Sol. et EU. ? Sertularia verticillata, Esp. Eschara pilosa, Var., De Mol. — Cette espèce, qui n'est peut-être qu'une variété frondes- MÉMOIRES. 119 cente de la précédente, est souvent parasite sur les tiges des Sertulaires. Commun sur tout le littoral. Flustra foliacea, Lamk. Syn. West. Rech. Polyp. flex. de la Belg., p. 12. Vati Ben. Rech. Bryoz. de la câte'd'Ostende, p. 32, pi. IV, fig. H-17. Fucus marinus, Moriss. Porus cervinus. De Juss. Eschara foliacea, Linn. — Très-commun sur toutes nos côtes. Anguinella palmata, Va?i Ben. Gedicellina belgica, Van Ben. ECHINODERMATA. (Zeekomkommers, Stekelhuidigen, Herklots.) Cl. HOLOTHURIOIDEA. Pectanta l'rondosa, Linn. Cuviera phantopus, De Blainv. Cuviera squamata, Milll. CI. ËCHINOIDEA. Echinus esculentus, Linn. Echinus miliaris, Leske. Echinocyamus pusillus, 3Iiill. Spatangus purpureus. Mûll. Spatangus cordatus, Penn. Spatangus minutus, Penn. Spatangus arenarius, Lamk. 120 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Cl. ASTEROIDEA. Asterias rubens, Limi. AsteracanthioTi glacialis, MûU. et Trosch. Sol aster papposus, MuU. Ophiolepis ciliata, Retzius. Ophiotrix fragilis, Mûll. CELENTERATA. (Maagzakdieren, Herklots.) Cl. Ctenophor^. (Ribkwallen, Herklots.) Cydippe pileus, Miill. Cydippe infundibulum, Mûll. Beroe ovatus, B aster. Collyanyra hexagona, Escîioltz. Cl. Hydromedus^. (Polymedusse.) Antennularia indivisa, Lamk. Syn. West. Rech. Polyp. flex. de la Belg., p. 22. Sertularia antennina, Linn. Nemertesia antennina, Lamx. Antennularia antennina, Flem. — Sur toutes nos côtes, mais rarement entier. Antennularia ramosa, Lamk. Sertularia polyzonias, Linn. Syn. S. cotulina, Agass. Sertularia operculata, Linn. Syn. West. Rech. Polyp. flex. delà Belg., p. 26. Dynamea operculata. Lamx. Sertularia usneoides, Pall. MÉMOIRES. 121 — Sur les moules et autres corps marins rejetés par la mer à Ostende : assez rare. Sertularia abietina, Linn. Syn. West. Recîi. Pohjp. fîex. de la Belg., p. 28. Dynamena abietina, Flem. — Sur toutes nos côtes : très-commun. Sertularia cupressina, Linn. Syn. West. Rech. Polyp. flex. de Belg., p. 29. Dynamena cupressina, Flem. — Sur la plage à Ostende : très-commun. Sertularia rugosa, Lamk. Syn. West. Rech. Polyp. flex. de Belg., p. 22, f. g. h. i. k. Ellisia rugosa, West. Clytia rugosa, Lamx. Campanularia rugosa, De Blainv. — Rampe sur les expansions du Flustra foliacea , à Ostende- commun. Sertularia argentea, Linn. Syn. West. Rech. Polyp. flex. de Belg., p. 29. Dynamena argentea, Flem. — Sur la plage à Ostende : très-commun. Dynamena pumila, Lamx. Syn. West. Rech. Polyp. flex. de Belg., p. 26. Sertularia pumila, Linn. — Parasite sur les Fucus serratus et Fucus vesiculosus, surtout le littoral belge : commun. Thoa halecina, Lamx. Syn. West. Rech. Polyp. flex de Belg., p. 30. Sertularia halecina, Linn. Halecinus halecina, Oken. — Rejeté sur la plage de toute la côte : commun. Thuiaria tlmia, Flem. Thuiaria articulata, Fiem. 122 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Syncoryna pusilla, Ehrhg. — Sur crabes. Syncoryna Listerii, Van Ben. Syncoryna Jobustonii, Van Ben. Syncoryna Loveuii, Van Ben. Coryna squamata, Mull. Cordylophora lacustris, AUman. Dycoryna confertum, Aider. Dinema Slabberi, Van Ben. Plumularia Mac Leodii, Westend. Syn. West. Rech. Polyp. flex. de Belg., p. 55, f. l. m. — A été trouvé sur la plage , du côté de Heyst et de Blankenberghe -. très rare. Plumularia cristata, Land. Syn. Plumularia pluma, Flem. West. Rech. Polyp. flex. de Belg., p. 33. Aglaophetiia pluma, Lamk. Sertularia pluma, Linn. — Rampe sur les tiges du Fucus siliquosus rejetées par la mer sur la plage : commun, Plumularia echinulata, Lamk. Plumularia falcata, Lamk. Syn. West. Rech. Polyp. flex de Belg., p. 34. Serialaria falcata, West. Sertularia falcata, Linn. Aglaophenia falcata, Lamx. — Sur nos côtes : commun. Plumularia pinnata, Linn. Plumularia setacea, Llilis. Plumularia myriophyllum, Linn. Plumularia frutescens, jEllis. Tubularia calamaris, P allas. Syn. Van Ben. Mém. sur les Tuhulaires de la côte d'Ostende, p. HS, pi. I,f. 1-6. MÉMOIRES. 423 Tubularia indivisa, Linn. West. Rech. Polyp. fiex de Belg., p. 35. — Rejeté sur la plage d'Ostende ; commun. Tubularia coronata, Allm. Tubularia Dumortieri, Van Ben. Tubularia trichoides, Pall. Syji. Eudendrium ramosum, Ehrb. Van Ben. Mém. Tub. Ost., p. 98, pi. IV. Fistularia ramosa. Midi. Tubularia ramosa, Linn. West. Rech. Polyp. flex. de Belg., p. 56. Tubularia ramea, Johnst. Coralline tubuleuse, EU. — Parasite sur les Flustres, les Algues, etc., sur la côte d'Ostende : Commun. Eudendrium pudicum, U/irô. Hydractynea lactea, Fan Ben. Spn. Van Ben. Mém. Tub. Ost. p. 106, pi. VI, f. 7-14. — Recouvre les natices, les buccins et autres coquilles sur nos côtes. Ce sont les polypiers de cette espèce qu'on a pris anciennement pour l'enveloppe extérieure (drap marin) des coquilles sur lesquelles elle se trouve. Très commun. Hydractynea solitaria, Van Ben. Hydractynea tenuissima, Van Ben. Cladonema radiatum, Duj. Campanularia lacerata, Johnst. Campanularia vermicularis, Van Ben. Campanularia syringa, Linn. Campanularia exigua, Sars. Campanularia elongata, Van Ben. Campanulina tenuis, Van Ben. 12 î SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Laomedia gelatinosa, Lamœ. Syn. Van Ben. Mém. sur les Campanulaires de la côte d'Ostencle. p. 33, Tab.l.II. West. Rech. polyp. ftex. Belg. p. 25. Sertularia gelatinosa, Pall. — Rejeté sur la plage de notre littoral. Commun. Laomedia geniculata, Johnst. Syn. Van Ben. Mém. Campan. Ost. p. 34, pi. III, f. 1-6. West. Rech. polyp. flex. Belg. p. 2S, f. c. d. Campanularia geniculata, Millier. Campanularia dichotoma, List, (non auct.) Sertularia geniculata, Mûll. Monopyxis geniculata, Ehrh. — Sur toutes nos côtes, souvent attaché sur les frondes des grandes espèces d'Algues. Commun. Laomedia dichotoma, Lamk. Syn. Campanularia dichotoma, List. Sertularia dichotoma, Linn. Madrepora plantiformis, Loef. Monopyxis geniculata, Ehrh. Clythia volubilis, Lamx. Syn. Van Ben. Mém, Camp. Ost. p. 36, Tab. III, f. 7-8. Campanularia volubilis, Lamk. Sertularia volubilis, Bodd. West. Rech. polyp. flex. Belg. p. 23. — Parasite sur d'autres polypiers flexibles, plus particu- lièrement sur les Sertulaires etlesFlustres. Commun. Cassiopea lunulata, Pefin. RhizostomaCuvieri, Zaw/?;. Chrysaora hyoscella, Uscà. Cyanea capillata, Linn. Cyanea Lamarckii, Pero^^. MÉMOIRES. 125 A.urelia aurita, Cm. Aurélia criiciata, Linn. Geryonopsis Forbesii, Van Ben. Thaumantias cymbaloides, Aut. Yan Ben. Rech sur VHist. nat. des Polyp., p. 88. Thaumantias hemispherica, 3full. Mesonema henleana, KôlL, Frey et Leuckart. Oceauia Gaedii. Van Ben. Rech. sur VHist. nat. des Polyp., p. 93. Circe hyalina, Van Ben. Pelagia noctiluca, Pér, et Le S. Syn. Noctiluca miliaris, Suriray. — Nota. Quelques auteurs placent encore cette espèce parmi les Rhizopodes. Cl. Anthozoa. (Polypi.) Alcyonum digitatum, Linn. Syn. Doomansdium, Herklots. Alcyonum palmatum, Pall. Nephytya robusta, Va7i Ben. Lucernaria auricula, Miill. Actinia coccinea , Miill. — Sur Ostrea hippopus ( Van Beneden), Actinia candida, Miill. Actinia crassicornis. Van Ben. Rech. sur VHist. nat. des Polyp., p. 191. Actinia plumosa, Miill. Actinia troglodytes, Jolinst. Actinia equina, Linn. Actinia efFœta, Linn. Van Ben. Rech. sur VHist. nat. des Polyp., p. 194. Actinia gemmacea, EU. et Sol. 126 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE PROTOZOA. Cl. Spongia. Halichondria oculata, Linn. Syn. West, recherch. Polyp. flex. de la Bel g. p. AO. Spongia oculata, Linn . Spongia polychotoma, Esp. Manon oculatum, Schweiggr. — Sur toutes nos côtes. Commun. Halichondria ramosa, Lamk. Halichondria panicea, Pall. Cl. Rhizopoda. (Lobvoeten, Herklots.) Mononia germanica, Blirhg. BULLETINS iJBEUL.GHQXJEi TOME III Année 186S. BRUXELLES IMPRIMERIE ET LITHOGRAPHIE DE J. NYS 57, mJE POTAGÈRE, 57 BULLETIN DES SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ. BULLETIN DES SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ MALACOLOGIOUE DE BELGIQ U E. IScanee du 5 janvier flS6$. Présidence de M. le comte de Robiano. La séance est ouverte à 3 heures. Sont présents : MM. Comte de Robiano, président ; Roffiaen ; Rosart; Weyers ; Fontaine; Dautzenberg ^ Colbeau, secrétaire. MM. Pologne et Timmermans font excuser leur absence. Le procès-verbal de la séance du 1^"^ décembre 18G7 est lu et adopté. Correspondance. — Il est donné lecture des lettres suivantes : 1° De la Société d'histoire naturelle d'Augsbourg, remerciant la Société pour l'envoi de ses publications et annonçant l'envoi des siennes. 2° De la Société royale de Botanique de Belgique, annonçant l'envoi régulier de son Bulletin en échange de nos Annales. 3° De la Fédération des Sociétés d'horticulture de Belgique, remerciant la Société pour l'envoi de ses publications, envoyant les siennes en échange, etc. 4° Circulaire de M. le D' Cammillo Gentiluomo, annonçant sa publication périodique. Bidlettino Conchiliologico in servizio délia concJiiliologia ifaliana. VI SOCIlîlTl-:; MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. I>07is (»). — La Société a reçu depuis sn dernière séance : 1° De M. Le Bœuf: coquilles extraites d'épongés provenant de la Méditerranée. 2° De la Société Entomologique de Belgique : les Comptes rendus de ses séances du 2 novembre et du 7 décembre 1867. 3° De la Société royale des sciences de Liège : Mémoires 2™« série Tome L 1866. 4° De la Société de Climatologie algérienne : son Bulletin 4">« année 1867. n° 7. 5° De la Société royale de Botanique de Belgique : son Bul- /c/zwTomeVI. 1867. n''^ 1-2. 6° De la Fédération des Sociétés d'horticulture de Belgique : la collection de son BulleUn, 1860-1866 P' fascicule ; le Bul- letin du Congrès international de joomoloffie qui a eu lieu à Namur le 28 septembre 1862 :, le Bulletin du Co7igrès internationcd d'Jiorticulture à Bruxelles; les Palmes et Couronnes de V horticul- ture de Belgique, par Charles Morren, 1851; Charles Morren, sa vie et ses œuvres, par Edouard Morren, 1860. 7° De MM. Weyers et Dautzenberg : coquilles. Des remerciements sont votés au donateurs. Le secrétaire dépose pour la Bibliothèque les publications sui- vantes de la Société qui lui sont parvenues en décembre dernier après la séance mensuelle. Annales de la Société Malacologique de Belgique , fin du Tome II. 3 exemplaires. Bulletins idem. 3 exemplaires. Les tirés à part suivants : Observations sur les époques d'inber nation etc. , par J . Colbcau . Note relative aune collection de coquilles etc., par E. Dubrueil. (i) Plusieurs de ces dons ayant été reçus en rannée 1867, après l'Assem- blée mensuelle de décembre, se trouvent déjà mentionnes dans le Tome II des Annales, au Bulletin bibliographique et au Bulletin des Collections. BULLETIN DES SËANCES — ANNEE 1868. VU Description de trois coquilles fossiles nouvelles, par I\ De Mal z in 8. Bescription cl une nouvelle espèce d' Hélix, par E. Dubrueil. Notice sur les Mollusques comestibles etc. de la mer Adriatique, par A. Senoner et A. Thielens. Du classement des variétés de VHeliœ nemoralis etc., par J. Sauveur. Rapport. — M. Colbeau donne lecture du rapport de M. De Malzine et du sien sur la seconde partie du travail de M. Ch. Lallemant concernant les Mollusques des environs d'Alger. MM. De Malzine et Colbeau sont chargés de faire également le rapport sur la première partie du même travail que M. Lal- lemant se promet d'envoyer sous peu à la société. Communications diverses. M. Dautzenberg annonce avoir acquis dernièrement une certaine partie de la collection de feu Lovell Reeve, contenant des espèces terrestres, précieuse en ce qu'elle renferme des types de cette auteur. M. de Robiano parle des nombreuses variétés que l'on ren- contre dans les espèces du genre Oliva et se demande s'il ne serait pas possible d'établir pour leur arrangement quant aux dessins de la coquille etc., un certain ordre analogue à celui pro- posé par M. Colbeau pour les variétés des Hélix nemoralis etc. M. Colbeau croit en thèse générale que cela est toujours pos- sible du moins jusqu'à un certain point, il s'agit avant tout de rechercher un type d'où puissent découler les variétés : chaque espèce doit nécessairement être étudiée en particulier, les modi- fications apportées au type de chacune pouvant se produire de diverses façons. La séance est levée à 4 heures. VIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQIIE DE BELGIQUE. Séance du "S fé%ricr I^OS. Présidence de M. le comte de Robiano. La séance est ouverte à 3 heurts. Sont présents : MM. comte de Robiano, président; Rosart ; Staes; Adan ; Lambotte ; Colbeau, secrétaire. M. Franz Seghers assiste à la séance. MM. Roffiaen, Weyers et Do Malzine font excuser leur absence. Le procès-verbal de l'assemblée du 5 janvier 1868 est lu et adopté. Correspondance. — Il est donné connaissance des lettres de la Société Offcnbachcr Verein fur Naturkunde accusant réception de nos Annales et annonçant l'envoi de ses publications, et de M. le D'' C. Gentiluomo de Pise, accompagnant l'envoi d'un Dons. — La Société a reçu : 1® De M. le D"" Cammillo Gentiluomo : » Riccrche paleoet- nologiche nelle Al^n apuane\ par le D"^ Regnoli, Pise 1867. in-S° 14 planches photographiées. 2° De la Société d'histoire naturelle d'Augsbourg : Bericht des natiirhistoriscJien Vereins in Avgshurg. 1856 à 1867. Tome IX à XIX, 11 volumes. in-8° figures. 3° De la Société des Sciences Naturelles d'Offenbach -. BericJd des Offenbacher Vereins fur Naturkutide. 4-5-6. 1863-1865. Trois fascicules in-8", planches : et Der D' Jos, Clirist Senckcn- hergischen Slifiung uid met zii ihrer sœcularfeier am 18 atigiist 1863 dièse Denckschrift der Offenbacher Verein fur naturkunde. in-4°, 3 planches. BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1868. IX 4° De la Société entomologiqne de Belgique : le Compte rendu de son Assemblée mensuelle du 4 janvier 1868. Des remerciements sont votés aux donateurs. Communication du Conseil. — M, le président annonce que M. le D^ Cammillo Gentiluomo, à Pise, a été reçu membre effectif de la Société dans la séance du Conseil de ce jour. Communications et propositions diverses. M. Colbeau communique une lettre de M. Arm. Thielens annonçant qu'il a reçu de Lunébourg (Hanovre) une belle série de fossiles de la craie et qu'il pourra en procurer aux membres de la Société qui le désireront. Il communique ensuite une lettre de M. Lecomte annonçant que M. Brusina a expédié pour la Société une caisse de 165 espèces de Mollusques de la Dalmatie, et que M. Bielz en remerciant la Société pour sa nomination comme membre cor- respondant, annonce qu'il enverra à la Société sa photographie, plusieurs de ses publications et des doubles de sa collection. M. Staes donne lecture d'une lettre de M. Hidalgo donnant quelques renseignements sur les Sociétés scientifiques et sur les Malacologistes de l'Espagne. M. Adan parle de magnifiques exemplaires de l'Euplectella aspergillum que M. Funck vient de recevoir, et donne quelques détails sur ce genre si remarquable de Spongiaire qu'au premier coup d'oeil on ne sait guère à quelle classe d'animaux rapporter. M. Lambotte parle à ce propos des rapports et points de con- tact qui existent entre différents ordres d'animaux et qui ont fait hésiter sur la place que certains d'entr'eux doivent occuper dans la série. H cite entr'autres les Cirrhipèdes, crustacés dans le jeune âge puis mollusques, et fait voir leur analogie avec cer- tains acéphales testacés multi valves. M. de Robiano soulève la question de savoir si la Société doit former des collections spéciales soit par contrées pour les espèces X SOCIÉTË MALAGOLÛGIQUE DE BELGIQUE. vivantes soit par terrains pour les espèces fossiles, etc : il craint qu'en adoptant ce système elle s'engage dans une entreprise trop vaste et que les locaux rois à sa disposition ne puissent y suffire. Après quelques observations faites par M. Lambotte, etc. sans méconnaître l'utilité de ce mode de classement, on est d'accord pour admettre qu'il est préférable pour la Société de se bor- ner actuellement à former une seule collection Malacologique générale en suivant la série complète des genres et d'y faire ren- trer toutes les espèces quel que soit leur âge géologique ou leur provenance. Toutefois l'on est d'avis de faire exception pour les espèces recueillies en Belgique et d'en former une collection par- ticulière par terrains etc. La séance est levée à 4 1/2 heures. Séance du 1<=< mars {l$0§. Présidence de M. Rosart. Sont présents : MM. Rosart; Fologne; Roffiaen ; Staes; Lam- botte; F. Segliers; Funck, membre honoraire; Colbeau, secrétaire. M. le comte de Robiano se fait excuser de ne pouvoir se rendre à la séance. M. Rosart membre du Conseil, en l'absence du président et du vice-président, est prié de présider l'Assemblée. La séance est ouverte à 2 1/2 heures. Le procès-verbal de la séance du 2 lévrier est lu et adopté. Correspondance. — 11 est donné lecture d'une lettre de M. le D'' L. PiVifier, s'excusant de n'avoir pu remercier plus tôt la BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1868. XI Société pour sa nomination comme membre honoraire. M. Pfeiffer félicite la Société qui, dit-il, « a déjà donné de si belles preuves de son zèle scientifique et qui non-seulement est la première qui ait réussi à réaliser un désir que jadis il avait eu lui-même sans effet, mais qui promet de devenir un centre pour tous ceux qui tâchent d'avancer les progrès d'une science à la hauteur de laquelle il ne saurait plus s'élever, son âge et l'état de sa vue affaiblie ne lui permettant plus de s'occuper des détails an ato- miques et physiologiques. Néanmoins il se félicitera de trouver l'occasion de s'associer, selon ses forces, à ses travaux. « M. Pfeiffer s'offre aussi à faire parvenir à la Société une collec- tion d'espèces de Madère authentiques que M. de Paiva doit lui envoyer. — L'offre de M. Pfeiffer est acceptée avec reconnais- sance et des remerciements lui seront adressés. Dons. — La Société a reçu ; 1° De la Société des amis des Sciences naturelles de Rouen, le second volume, 1866, de ses publications, in-8°, planches. 2° De la Société d'acclimatation et d'agriculture en Sicile, ses Atti. Tome VII, n°^ 10-11-12. 3° De la Société Médico chirurgicale de Liège, ses Annales, Tome VII, 1S6S, fascicule de janvier. 4° De MM. Ninni et Saccardo, leur publication : Commentario délia fauna etc. n° 2. 5° De M. Ninni, sa brochure : SuTla morialUa délie anguille. 6° Delà Société des Sciences naturelles de Transylvanie, la ;5^Yjjme année, 1866, de ses Verhandlunçen. 7° De M. Hidalgo : son Catalogue des Mollusques testacés marins des côtes de l' Espagne , in- 8° planche. 8° De M. Messemaeker : coquilles fossiles et vivantes. 9° De M. Funck au nom de M. Ch. Jamrach, un très bel échantillon de l'Euplectella aspergillum. Des remerciements sont votés aux donateurs. XII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Communication du Conseil. — Le président annonce que le Conseil, en sa séance de ce jour, a reçu membre eiTectif de la Société M. F. Seghers, à Bruxelles. 11 annonce également qu'il a été décidé que le Tome II com- plet de nos Annales serait livré au commerce au prix de 15 fr. et les Bulletins seuls au prix de 5 fr. Réception de membre correspondanf . — Sur la présentation faite par MM. Staes et Colbeau, M. le D"^ Gonzalez Hidalgo, auteur de divers ouvrages malacologiques, etc., à Madrid est nommé membre correspondant de la Société. Communications des membres. — M. Colbeau communique une lettre de M. Thielens faisant part d'un envoi de Mollusques du Mecklembourg préparé pour la Société par M. le D'^ Wiechmann, membre correspondant, et en second lieu l'envoi d'une notice bibliographique pour nos annales, par M. le D'' A. Senoner. M. Colbeau communique ensuite une lettre de M. leD"^ Cam- millo Gentiluomo annonçant qu'il enverra régulièrement à la Société son Journal Bulletino conchiliologico etc. — Des remer- ciements sont votés à M. C. Gentiluomo. M. Lambotte montre quelques beaux échantillons d'un corail entièrement blanc, provenant de Tanger. M. Funck donne lecture de la notice suivante : « Notice sur le EUPLEGTELLA ASPERGILLUM R. Owen. ( EuPLECTELLA SPECIOSA Gray. Alcyonellum ASPERGiLLUiM Sovvcrb.) " Cette curieuse production de la nature appartient à la classe des Spongiaires, Ordre des Acanthospongiés , Famille des Euplectellidés. n Tel que nous le voyons arriver en Europe, l'Euplectella aspergillum est le squelette d'une espèce d'épongé qui habite les mers des lies Philippines. La disparition des parties gélatineuses BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1868. XIII et vivantes laisse à nu les parties fibreuses inorganiques qui con- stituent un tube ou cône creux, presque cylindrique, légèrement courbé comme une poire à poudre dont le sommet, plus rétréci que la base, est brusquement tronqué. Sa longueur varie entre 0'"20 et 0,30, sa largeur entre 0,05 et 0,06 à la base et 0,03 et 0,04 au sommet. Les parois du tube sont formées par des fibres longitudinales presque parallèles qui courent du sommet à la base, par des fibres transversales, et par d'autres obliques. Toutes ces fibres se croisent régulièrement et forment un tissu à jour symétrique ressemblant à celui de la plus belle dentelle. Ces fibres d'un blanc d'albâtre, résultent de la réunion de 2 ou de 3 à 4 filaments à aspect vitreux que l'on retrouve, à l'apex, à leur état primitif, où ils forment, à l'état libre, une touffe soyeuse qui bouche l'ouverture du tube. La partie la plus élargie du tube que l'on désigne sous le nom de base, est close par une espèce d'opercule à mailles à jour, mais d'un tissu plus grossier et moins régulier que celui des parois : autour de cet opercule on remarque une série de fibres courtes et serrées formant cou- ronne. Autour de toute la longueur du tube règne une suite de côtes saillantes qui forment des tours de spire plus ou moins irréguliers, à commencer de 0™02 du sommet jusqu'à la base. Ces côtes qui ont la même origine que les autres fibres dont elles ne sont qu'une modification de forme, semblent avoir pour but de donner plus de solidité au tube. // Le premier et alors unique exemplaire de ce singulier pro- duit marin a été apporté à Londres en 1842 par le voyageur Cuming et la description en fut confiée à Richard Owen qui dit que c'est la plus belle et la plus rare production de la nature qui soit venue enrichir les collections zoologiques de son pays. // On connaît aujourd'hui plusieurs espèces de ce genre ou plutôt de cet Ordre des Spongiaires qui présentent beaucoup d'analogie dans leur structure et qui ont été souvent confondues, mais qui diffèrent par des caractères assez importants pour qu'on en ait fait des genres distincts. Ainsi le genre Hyalonema s'en XIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. distinp;i"ie surtout par ses fibres qui se croisent, tandis que dans le genre Euplectella elles s'anastomosent parfaitement ; d'un autre côté on remarque le genre Alcyonellum qui en diffère par son ouverture basale non pourvue d'opercule. Ce dernier genre contient deux espèces connues décrites par DeBlainville et Quoy et Gaimard ; ce sont les A. glutinosum et A. speciosum. // Le D"" Schultze de Bonn a également traité de cette espèce, mais au point de vue de la structure des fibres. Il Parmi les quelques échantillons que j'ai reçu récemment d'un de mes correspondants, il s'en trouve de plus ou moins longs et de plus ou moins courbés ; toutefois l'épaisseur du tube, la disposition des fibres et des mailles est exactement la même. Dans un seul échantillon la touffe de soies libres qui se trouve à l'apex est droite et régulière comme un pinceau; dans les autres elle forme plutôt une pelote irrégulière comprimée. // Quelle est la position de cet animal dans l'élément où il vit, est-il fixé par une de ses extrémités à un corps quelconque ou vit-il libre au fond des eaux? C'est ce que l'on ignore encore. Cette dernière hypothèse me paraît la plus probable à en juger d'après la disposition des deux bouts. '/ Plusieurs de mes échantillons contiennent dans l'intérieur du tube un ou deux animaux de la taille d'un melolontha vul- garis et qui semblent appartenir aux crustacés à en juger d'après les débris que j'ai pu observer. Il est hors de doute que ce crus- tacé est un parasite qui s'y introduit, on ne sait encore comment, et y cherche un refuge. « La séance est levée à 3 1/2 heures. BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1868. XV Séance du 5 avril ISOS. Présidence de M. le comte de Robiano. La séance est ouverte à 2 1/2 heures. Sont présents: MM. comte de Robiano, président; Rosart; Fr. Seghers; de Malzine ; Fr. Roffiaen ; Weyers ^ Lambotte ;, J. Colbeau, secrétaire. Le procès-verbal de la séance du 1^'^ mars 1868 est lu et adopté. Correspondance. — Il est donné lecture des lettres suivantes parvenues à la Société : 1° De l'Institut géologique impérial et royal d'Autriche, offrant ses publications en échange des nôtres. — Cette offre est acceptée avec empressement et reconnaissance. 2° De M. le D"" C. Gentiluomo, remerciant pour sa nomina- tion comme membre de la Société. 3° De M. le Ministre de l'intérieur, faisant connaître à la Société que le gouvernement souscrit à un abonnement de 30 exemplaires de nos Annales. 4° De l'Académie royale des Sciences de Belgique, et des Sociétés chorale et littéraire des Mélophiles de Hasselt et des Naturalistes de Brùnn, accompagnant l'envoi de leurs publi- cations. 5° De MM. Thielens et Devos, prospectus annonçant leur publication : Morrenia, ou herbier général des plantes de la Belgique. Dons. — La Société a reçu depuis sa dernière séance : 1'' De la Société entomologique de Belgique : Compte-rendu de ses séances du 1" février et du 7 mars 1868. 2° De la Société médico-chirurgicale de Liège : Annales, t. VII, 1868, fascicules de février et de mars. XVI SOCIËTl^ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 3° De l'Académie royale des Sciences de Belgique : Bulletin 2^' série, t. XXIII, n''^ 5-6 ; t. XXIV, n°« 7 à 12 ; t. XXV, n°« 1-2. 4° De M. le D^ C. Gentiluomo : Brochure de M. Regnoli intitulée : D'alcuni oggefti appartenenti alla^aleoetnolo/jia rin- venuti entro una caverna délia Marerama toscana etc. 5*^ De M. le D"^ Oscar Schmidt : Dix de ses brochures trai- tant de sujets d'histoire naturelle rentrant dans le cadre des études de la Société, extraites des publications de l'Académie Impériale-Royale des Sciences de Vienne, etc. 6° De la Société chorale et littéraire des Mélophiles de Hasselt : Bulletin delà section littéraire i. I, II, III, IV, 1864-1867. 7° De la Société Naturforschender Verein de Briinn : Ver- handlmiffen, t, V, 1866. 8° De la Société d'histoire naturelle " Isis „ de Dresde : JSitzungs-Berichte ISQl , n°^ 10-12. 9° De la Société phytologique et micrographique de Belgique : Annales, t. I, livraisons XI et XII, 1867. 10*^ De M. Colbeau, journaux avec articles sur les bancs d'huîtres d'Ostende. Il*' De MM. Weyers, Lanszweert et Messemaeker, échantil- lons d'Ostrea edulis des bancs d'Ostende, et Ostrea fossiles de Bruxelles. Des remerciements sont votés aux donateurs. Présentation de travaux et lectures. — Le secrétaire dépose un travail destiné aux Annales de la Société intitulé : Notes Conchyliologiques, par Ad. Senoner, traduit de l'italien par Arm. Thielens. — Sont désignés commissaires pour examiner ce travail : MM. Lambotte, De Malzine et Rosart. Il donne ensuite lecture dans laNotice suivante de M. Lansz- weert : BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1868. XVII « Les Bancs d'Huîtres devant Ostende. » " De tout temps les pêcheurs d'Ostende ont ignoré l'existence de bancs d'huîtres devant notre ville maritime quoiqu'ils aient amené de temps en temps quelques-uns de ces mollusques avec les produits de leur pêche faite en hiver à une petite distance de nos côtes : mais leurs filets n'étant pas propres à ce genre de pêche, vu qu'ils les tiennent toujours à environ 50 centimètres du fond et qu'au lieu de pouvoir arracher ces coquilles du lieu où elles vivent, leur engin ne fait que glisser au-dessus, ils n'ont pu apporter que des individus épars en très-petite quantité et ordinairement de la plus grande dimension lesquels, probable- ment détachés et soulevés par le roulis, passaient dans leur filet. " Il y a environ six ans, voulant explorer moi-même le fond de la mer qui baigne nos côtes dans le but de compléter mes collections, je fis construire des dragues à l'aide desquelles j'ai constaté à cette époque l'existence d'un banc d'huîtres aux environs de West-Hinder; mais ne pouvant continuer mes investigations, j'ai cru pouvoir obtenir de bons renseignements en mettant mes dragues à la disposition de l'équipage du bateau- feu stationnant sur ce banc. Après une attente longue et infruc- tueuse, j'apprenais que ces hommes se régalaient journellement d'huîtres, ne se souciant aucunement d'autres mollusques , encore moins de polypiers et d'algues. Ne pouvant donc atteindre mon but j'ai dû abandonner mon projet. " Déjà depuis plusieurs années une flotille anglaise de dragueurs d'huitres exploraient les environs des Roytingen, bancs situés entre Dunkerque et Gravelinnes, à une distance d'environ neuf milles anglais (3 lieues) de ces deux villes, impor- tant le résultat de leur pêche en Angleterre où on les vendait sous le nom de Callies oysters, identiquement les mêmes que celles que l'on trouve actuellement devant Ostende. Depuis un au , cette flotille s'étant dirigée plus à l'est , ces pêcheurs XVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE anglais ont aussi trouvé des huîtres en assez grande abondance sous le West-Hinder-Bank, depuis le bateau-feu du West- liinder jusqu'à la pointe Ouest de l'East-Hinder sur une lar- geur de deux milles anglais environ et dans une profondeur d'eau de 17 à 19 brasses (6 pieds par brasse) entre Ostende et Dunkerque, et à une distance moyenne de la côte d'Ostende de 18 milles anglais (6 lieues). De là, ces dragueurs se sont dirigés au large de North-Hinder, sur une profondeur de 21 à 22 brasses, où d'après l'indication de quelques pêcheurs d'Os- tende il devait exister des bancs d'huîtres ; mais leurs investi- gations dans ce lieu sous-marin non abrité par des bancs de sable n'ont amené aucun résultat : ces indications étaient donc probablement fausses. " La fiotille anglaise s'est enfin rapprochée de nos côtes pour exploiter leur pêche actuelle qui paraît être la plus fructueuse; elle se trouve à l'intérieur et à l'extérieur d'un banc situé à 12 milles (4 lieues) dans le Nord quart Nord-est d'Ostende et à la même distance du Nord-Est quart Nord de Blankenberghe ; donc ce banc est exactement situé au sommet d'un triangle équilatéral qui aurait pour base la côte d'Ostende à Blanken- berghe. A l'intérieur de ce banc le fond est de 11 à 12 brasses, à l'extérieur de 13 brasses; la partie sèche de ce banc, où ils ne peuvent pêcher crainte de perdre leurs dragues, a une profon- deur moyenne de 8 brasses. " En regardant la carte on ne peut s'empêcher de remarquer que toutes ces pêches d'huîtres se trouvent situées entre les différents bancs de sable dont je viens de parler ci-dessus, et que ceux-ci leur servent comme une digue naturelle qui doit les abriter contre les violentes perturbations du fond causées par les tempêtes du Nord, les seules qui causent une forte mer sur nos côtes :, car le vent, soufflant des autres directions, elles se trouvent naturellement abritées par les terres d'Angleterre, de Hollande et de Belgique. " BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1868. XIX M. Colbeau donne lecture de la note suivante : « Mollusques marins nouveaux pour la faune belge, recueillis en 1866 sur la plage D'OsTENDE PAR MM. COLBEAU ET LaNSZWEERT. " Les publications concernant les mollusques marins de notre pays sont à ma connaissance très-peu nombreuses et les seules que j'ai pu consulter jusqu'aujourd'hui sont celles de: Gronovius, A.cta heïvelica, 1767, animalium helgicorum centuria quinta; Waardenburg, Historia naturalis moUuscorum regno beïgico indigenorum 1827 ; Van den Ende, Natuurkund'ige Ver- handelingen van de HoUandsche Maatschappij der IFeten- schappen, 1828, Lijst van nederlandsclie onyewervelde dieren ; Bellynck, Résumé du Cours de zoologie, 1864-1865; De Mal- zine, Essai sicr la faune malacologique de Belgique, 1867; plus quelques notices insérées dans quelques numéros du Bulletin de l'Académie royale des Sciences de Belgique. // Lorsque l'on fait le relevé des espèces belges citées par ces différents auteurs et qu'on le compare au catalogue des con- trées voisines (Angleterre, France, Hollande), on est frappé du grand nombre de leurs espèces qui manquent à notre faune, bien que par sa position centrale notre pays doive réunir la plu- part d'entr'elles, et l'on ne peut attribuer la pauvreté de notre catalogue qu'au défaut d'explorations suffisantes de nos côtes ainsi qu'au manque de publicité donnée aux découvertes qui ont été faites. Il n'est donc pas étonnant, dès-lors, que chacun de nous puisse enrichir notre catalogue de quelques espèces. " Pendant le mois de septembre 1866 nous avons fait, M. Lanszweert et moi, d'assez nombreuses excursions sur la plage d'Ostende où nous avons recueilli un grand nombre de coquilles etc. Outre la plupart des espèces citées par les auteurs nommés plus haut, nous en avons rencontré d'autres encore qu'ils ne mentionnent pas et qu'il nous paraît utile de faire connaître, bien que nous n'ayons rencontré qu'à l'état mort un certain nombre d'entr'elles. XX SOCIËTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE /' Voici la liste de ces espèces que nous croyons ne pas encore avoir été données comme belges Trophon clathratus L. Fusus islaodicus Cliemtz. Daphnella Isevigata Poli. » striolata Scacchi. Nassa pygmsea Lam. Chenopus pespelicani L. Cerithium reticulatum Costa. Lacuna puteolus Turt. » vincta Mtg. Rissoa lactea Mich. » parva Costa. Skenea divisa Flem. Turritella cornea Lara. Adeorbis subcarinata Mtg. Gibbula millegrana Phil. « cinerea L. » magus L. Fissurella costaria Desh. Ceraoria noachina L. Emarginula rosea Bell. Dentalium entalis L. » tarentinum Lam. Patelloidea virginea Mûll. Helcion pellucidus L. Patella athletica Bean. Tornatella fasciata Lam. Saxicava fragilis Nyst. ? Tellina crassaPenn. Tapes decussata L, Diplodonta rotundata Mtg. Poronia rubra Mtg. Montacuta ferruginosa Mtg. » substriata Mtg. Modiola barbata L. » Communications et propositions diverses des membres. — M. Weyers parle d'une excursion qu'il a faite en mars dernier dans la Campine anversoise, à Calmptliout, dans laquelle il s'est attaché surtout à la recherche des espèces aquatiques. Il n'a rencontré aucun mollusque dans les nombreux et vastes étangs répandus dans la bruyère où les insectes sont en revanche extrêmement communs. Les seuls mollusques qu'il a pu recueillir proviennent des étangs et fossés proches du village, ce sont : Planorbis albus, Physa fontinalis, Limnaea limosa, Limnaea glabra et Pisidium Casertanum. M. Colbeau a reçu de M. Lanszweert, le 23 mars dernier, un panier contenant des huîtres des bancs d'Ostende: un cer- tain nombre d'entr'elles sont restées depuis lors à sec déposées sur les pierres d'une cour : aujourd'hui la plus grande partie vit encore malgré les temps variables qui ont régné, on les voit de temps à autre entrebailler leurs valves et les refermer rapi- BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1868. XXI dément lorsqu'on les touche : elles ne contiennent plus de liquide et l'animal se dessèche peu à peu. Il pense donc que les huîtres, placéesmême dansdetrès-mauvaises conditions, peuvent vivre un temps assez long hors de la mer pour que, les chemins de fer aidant, leur transport en vie puisse être affectué à de très-grandes distances. M. Colbeau a observé le 4 mars dernier' aux environs de Bruxelles, dans les jardins, un assez grand nombre d'hélix sorties de leur sommeil hibernal, hélix nemoralis, hortensis, aspersa et aussi quelques pomatia, le nombre des individus encore endor- mis étaient toutefois plus considérable. Beaucoup d'individus grimpés aux arbres, aux murailles etc. à la date précitée n'ont pas changé de position depuis ce jour. M. de Malzine a trouvé les hélix crystallina en marche dès le 28 février de cette année. M. Rosart a obtenu pour la Société l'autorisation de faire des recherches dans un des endroits intéressants des environs, la campagne Mosselman, à Forest, seule localité du Brabant où le cyclostoma elegans se trouve en abondance:, les bois qui en composent le parc sont pour ainsi dire les derniers vestiges de l'ancienne forêt. Il propose une excursion de la Société à cet endroit pour le jeudi 9 avril. La proposition de M. Rosart est adoptée; la réunion aura lieu à 9 heures, à l'ancienne porte de Namur. M. le Président compte que les membres qui y prendront part déposeront des échantillons recueillis dans les collections de la Société. La séance est levée à 3 1/2 heures. XXII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Séance du 3 mai ISOS. Présidence de M. le comte de Robiano. La séance est ouverte à 2 1/2 heures. Sont présents : MM. comte de Robiano, président ; Rof- fiaen; Rosart; Staes ;, Weyers; Fontaine; Timmermans^ Mil- ler; Colbeau, secrétaire. MM. Fologne, Lambotte, Segliers, font excuser leur absence. Le procès-verbal de la séance du 5 avril 1868 est lu et approuvé. Corres]}onda7ice. — Il est donné lecture de lettres de l'Insti- tut géologique I. et R. d'Autriche, et des Sociétés paléontolo- gique de Belgique et des sciences naturelles de Luxembourg, relatives à l'envoi de leurs publications, ainsi que d'une lettre de M Lecomte, accompagnant un travail manuscrit destiné à la société. Bons. — La Société a reçu : 1° De l'Académie royale des sciences de Belgique : Annuaire pour 1868 et Bulletin, %^ série, T. XXV, n° 3. 2° De la Société d'acclimatation de Palerme : Atti^ T. VIII, n'' 1, 2 et 3. 3° De la Société paléontologique de Belgique : Bulletin, T. I, p. 1 à256 avec 11 planches, et Liste des membres de la Société. 4° De la Société médico-chirurgicale de Liège : Annales, 7" année, fascicule d'avril 1868. S'' De la Société entomologique de Belgique : Comble rendu de sa séance du 4 avril 1868. 6° De M. le docteur C. Gentiluomo : Bullettino malacologico ifaliano, V^ année, 1868, n° 1, pi., et feuille spécimen d'un BULLETIN DES SÉANCES - ANNËE 1868. XXIIl ouvrage de M. Strobel intitulé : Materiali di palettiologia com- parât a raccolti in Sudamerica. 7° De M. Th. Lecomte : Zoologische Miscellen, XIV, par G. V. Erauenfeld, figures dans le texte. 8° De M. Colbeau : Journaux avec articles concernant la malacologie dont il est donné connaissance. 9° De M. Messemaeker : Coquilles etc. fossiles de Lonzée (province de Namur) et coquilles fossiles de Bruxelles. 10° De Messieurs les membres ayant pris part à l'excursion de la Société à Forest : Coquilles terrestres. IP De M. le comte de Robiano : Hélix. 12° De M. Rosart : Nautilm Burtini, fossile de Bruxelles, échantillon remarquable par la conservation d'une partie du test. Des remerciments sont votés aux donateurs. Propositions du Conseil. — A l'occasion du prochain voyage en Suisse de M. Roffiaen, le Conseil pense qu'il serait utile aux intérêts de la Société de lui confier la mission de chercher à lui nouer des relations avec les sociétés savantes de ce pays. Le Conseil espère que M. Roffiaen voudra bien s'en charger pour autant que cela lui soit possible. M. Roffiaen y consent volontiers, en faisant observer toute- fois qu'il craint bien que ses occupations ne lui permettent guère de s'en occuper autant qu'il le désirerait. L'assemblée, en remerciant M. Roffiaen de son obligeance, décide unanimement que cette mission lui sera donnée au nom de la Société. Le Conseil propose d'organiser une excursion mafecologique de la Société à Arlon, localité intéressante tant pour les espèces vivantes que pour les fossiles des terrains jurassiques. Il propose de choisir pour époque les fêtes de la Pentecôte, tombant le 31 de ce mois : le départ aurait lieu la veille par le dernier train pour Arlon — Adopté XXIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE A ce propos , M. Miller demande si la Société ne pourrait pas obtenir une réduction sur les prix du chemin de fer, comme cela se fait ordinairement pour les sociétés. Plusieurs membres font remarquer que cette réduction n'étant accordée que pour les sociétés assez nombreuses, il n'est guère probable que nous puissions utilement en faire la demande. lîêcepfion de membre correspondant . — Sur la proposition de MM. Colbeau et Roffiaen, M. Carmelo Sciuto-Patti, secrétaire général de l'Académie Gioenia de Catane, membre de diverses sociétés savantes, etc., est nommé membre correspondant de la Société. Rapport. — M. Staes donne lecture du rapport suivant sur les excursions faites à Eorest, les 9 et 14 avril derniers : « Rapport sur les excursions du 9 et du u avril ises a Forest. // A notre séance du 5 avril dernier, M. Rosart proposa une excursion malacologique à Forest, près' de Bruxelles, dans la campagne Mosselman. La proposition ayant été agréée, ce fut au 9 avril que fut fixée cette excursion à laquelle prirent part MM. Rosart, De Malzine, Colbeau et Staes, sous la conduite de M. Edmond Mosselman, auquel nous devions déjà l'autorisa- tion de faire des recherches dans sa propriété et qui a tenu à nous en faire personnellement les honneurs. // Au point de vue malacologique, la propriété qui nous était donnée à explorer offrait un intérêt tout particulier par la nature spéciale de la localité et par sa position exceptionnelle. " Située à mi-côte des coteaux bornant la vallée de la Senne, la campagne Mosselman forme un parallélogramme d'une éten- due de plus de 20 hectares, renfermant des prairies dans la partie la plus basse, des bois, anciens restes de la forêt de Soi- BULLETIN DES SEANCES — ANNÉE 1868. XXV gne, sur les versants des coteaux et sur le plateau supérieur, et enfin, vers le sud, une partie de terrains sablonneux, plantée de sapinières. " Toute la propriété présentant des pentes exposées au sud- ouest et des bas-fonds ouverts dans la même direction, se trouve entièrement à l'abri de l'influence directe des vents du nord et forme une localité particulièrement favorable au développement des mollusques. Aussi notre attente ne fut-elle point trompée : vingt-cinq espèces et variétés terrestres y furent recueillies, et l'une de ces dernières enrichit notre faune malacologique d'une variété nouvelle ou qui, du moins, n'avait pas encore été citée comme ayant été trouvée dans le pays. // Si le nombre des espèces trouvées eut tout lieu de nous satisfaire, il n'en fût pas de même quant au nombre d'exem- plaires recueillis : la saison encore peu avancée, un vent du nord froid et pénétrant et des ondées d'une pluie glaciale et de grêle étaient peu propices à la sortie des mollusques, aussi n'avons- nous pu recueillir qu'un nombre d'exemplaires restreint de certaines espèces. Voici la liste des espèces recueillies dans cette excursion : Il Ario?i fuscus, MûU. Quelques exemplaires appartenant aux variétés grisâtres au pied des arbres dans le bois. // Limax ngrestis L. Rencontré sous les divers abris dans les prairies et le long des chemins au bas des coteaux couverts. '/ Limax arborum Bouch. Assez communément répandu dans les diverses parties du bois. Il Viirina major F. Exemplaires nombreux sous les feuilles mortes. /; Zoiiites nitidus Mùll., Zonites cellariiis Mûll. et Zonites crysiallinus Mûll. Un petit nombre d'exemplaires dans le bois. // Hélix rotandata Mûll. Dans les parties sèches des bas-fonds et sur les hauteurs : abondante dans ces parties de la propriété. // Hélix codata Mûll. et sa variété pulchella Mûll. Dans les parties ariues des bas-fonds et sur les talua \ exemplaires rares. XXVI SOCIËTË MALACOLOGIQllE DE BELGIQUE // Hélix nemoralia L. et Hélix hortensia Mùll. Quelques belles variétés de ces deux espèces. Il Hélix pomaUa L. Un seul individu de cette espèce, remar- quable par sa grande taille, en marche, dans le bois. Il Hélix hispida L. Commune dans les parties basses, sur les herbes, le long des chemins dans les endroits humides et ga- zonnés. ,1 Hélix fasciolata Poir. Commune sur les talus entourant la propriété. Il Bulimus obscurus Mùll. Individus peu nombreux çà et là dans les bois sous les feuilles mortes. n Clavsilia laminata Turt., ClausilianiffricansiQ^Y.ti Clau- silia RoljjJiii Gray. Abondantes dans toutes les parties boisées et remarquables par la beauté des exemplaires. /, Pupa doliolum Brug. Assez commune sous les feuilles et au pied des arbres. u Cyclostoma elegans Mûll. En abondance dans le bois sous les feuilles mortes. " A ces espèces trouvées vivantes, il faut ajouter deux exem- plaires morts àtY Hélix ohvoluta Mûll. trouvés par M. Staes sur les talus des chemins longeant les coteaux. La présence en ces lieux d'une espèce considérée comme vivant exclusivement sur les terrains calcaires attira vivement notre attention. L'aspect des deux exemplaires en notre possession dénote clairement que leur mort remonte à un nombre d'années considérable, mais qu'il serait impossible d'estimer même approximativement. Une particularité s'étant déjà présentée dans cette même localité au sujet du Cyclostoma elegans dont pendant longtemps on ne recueillit que des exemplaires morts là où les sujets vivants se trouvaient en abondance, l'espoir de pouvoir constater un cas analogue pour l'Hélix obvoluta stimula notre zèle et une nou- velle excursion fut décidée pour le mardi 14 avril. MM. Col- beau, De Malzine, Roffiaen et Staes y prirent part, mais toutes les recherches au sujet de l'Hélix obvoluta restèrent sans succès. BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1868. XXVII Toutefois cette seconde excursion ne fut point stérile et aux espèces déjà citées il faut ajouter : // Clausilia parvida Stud. Trouvée par M. Rofïiaen au pied d'un arbre dans le bois : espèce plus particulière aux terrains calcaires, comme le sont également l'Hélix obvoluta et le Cy- clostoma elegans trouvés au même endroit. " Clausilia Rolphii Gray. y^x..alhina A. Schmidt. Un seul exemplaire trouvé par M. De Malzine sous les feuilles mortes dans le bois avec le type. Cette variété n'avait pas encore été citée comme appartenant au pays; elle semble très-rare et A. Schmidt et Pfeiffer paraissent ne pas l'avoir connue et ne la rapporter que d'après Gray. „ Hélix lapicida L. Exemplaire mort. L'espèce se trouve vivante en certains endroits des environs de Bruxelles. // Ici se terminent nos recherches dans la propriété Mossel- man, mais pour rendre cette seconde excursion plus complète, nous sommes descendus dans la vallée de la Senne sous Saint- Gilles, pour la pêche des espèces fluviatiles. Cette localité nous offrait à explorer le canal de Charleroi et les marécages qui le longent, la Senne et les fossés des prairies arrosées par celle-ci. Un grand nombre d'espèces se trouvent réunies sur divers points en masses considérables. N'ayant aucune particularité à rapporter nous citerons, pour mémoire seulement, le nom des espèces recueillies en ces endroits. n Dans les marais du canal de Charleroi : les Planorbis nitidus Mûll., fontanus Ligcht., complanatus L., vortex L., contortus L., corneus L. ; la PJujsa fontiiialis L.; Les Limnœa gltitinosa MùlL, limosa L., stagnalis L., truncatula M.ï\\\.,palusfris Mûll.; les Byt/miia Leacliii Shepp., ientaculata L. ^ la Paludina con- teda Mill. ; la Valvata cristafalsivW. \ la Cyclas cornea L.; etc. n Dans le canal de Charleroi : Nerita Jluviatilis L. ; Ano- donta anatina L. et ^. variabilis Drap. ; TJnio pictonim\j. et TJ. tumidus Philip. ; Pisidium amnicum MùU. ; Cyclas rivicola Leach ; Dreissena polymorpha Pall. ; etc. XXVIU SOCIÉTÉ RIALACOLOGIQIIE DE BELGIQUE ,1 Dans les fossés des prairies : plusieurs espèces de Planor- bis ; F/iysa hi^pnorumlj,; plusieurs Limnœa; Valvata piscinalis Miill. ; etc. ,/ Dans la Senne •• Paludinavivipara\j. ; TJnio tumidus Phi- lip. ; Cyclas rivicola Leach. ; etc. u Toutes ces espèces fluviatiles, dont plusieurs sont remar- quables par le volume de leurs exemplaires, sont abondantes et faciles à recueillir : aussi désignons-nous cette localité à l'atten- tion des membres qui voudraient s'approvisionner soit pour leurs collections, soit pour des échanges, comme un des endroits les plus favorables des environs de Bruxelles pour la prise des espèces fluviatiles. Lecture. — Le secrétaire donnelecture de la traduction suivante faite par M. Th.Lecomte, d'une notice de M. G. v. Frauenfeld (XIV zoologische Miscellen) sur une nouvelle espèce de Hirudo, et devant paraître dans le prochain volume (1868) des publica- tions de la Société impériale royale de zoologie de Vienne, actuellement sous presse : « UNE HIRUDO NOUVELLE. '/ M. Théophile Lecomte m'a rapporté de son séjour en Styrie trois exemplaires d'Hirudo conservés dans l'esprit de vin : il les a trouvés sous des pierres, à un endroit sec, sur une mon- tagne. Elles étaient, d'après les renseignements qu'il me donne, enroulées sur elles-mêmes, dans un petit trou en terre, et gar- dées à sec, elles étaient encore très- vives le lendemain, comme on peut le voir par la communication suivante qu'il me fait -. // Ces Hirudo se trouvaient isolées sous des pierres à l'endroit // d'une petite carrière abandonnée depuis longtemps, au tiers // environ de la hauteur d'une montagne des environs de Leo- // ben, Haute-Styrie. Elles étaient enroulées sur elles-mêmes, '/ dans une petite cavité sphérique ou plutôt ovalaire, d'un BULLETIN DES SÉANCES ~ ANNÉE 1868. XXIX // centimètre et demi sur un centimètre, à paroi lisse et comme // foulée. L'humidité était celle qui est ordinaire à la terre. I, Au repos dans leur trou elles avaient un aspect gélatineux ; " extraites de leur demeure, leurs mouvements étaient lents, le // temps, il est vrai, était un peu frais ce jour-là. Le lendemain, » en ouvrant la boite de fer blanc où elles avaient passé la nuit H en société d'Hélix fruticum que l'une d'elles était encore occu- " pée à sucer, je les trouvai d'une vivacité extrême, s'attachant „ fortement à la boîte ou à la main. // Leur forme est très-élancée, leur longueur de 5 à 6 centi- // mètres et leur couleur d'un noir très-foncé. » " A une ofrande distance aux alentours de l'endroit où elles se trouvaient il n'y avait pas d'eau et la terre n'était que peu humide. » La forme de l'animal se distingue au premier coup d'oeil de la forme ordinaire des Hirudinées, par la profondeur du sillon qui sépare les anneaux transversaux qui semblent composés de segments quadrangulaires, ce qui donne à l'animal, surtout sur le dos, l'apparence générale d'un assemblage de petits carrés. // Dans tout ce qui a été publié sur les Hirudinées, il n'est, à ma connaissance, fait mention nulle part d'espèces vivant exclusivement sur la terre. Diesing dit des Trocheta et des Au- lastomum. « in fossis et in fonticulis ant supra terram humidam » et Moquin-Tandon dit expressément : « la Trochette n'est pas terrestre comme le pense Dutrochet, mais elle sort de l'eau, soit pour aller à la poursuite des Lombrics, comme l'Aulastome. . . « et il fait observer de ces dernières : „ elles sont demi terrestres, elles sortent fréquemment de l'eau, et vont se cacher sous les pierres qui sont autour des mares et des étangs. » Aucune de ces deux espèces ne vît donc sur la terre loin de l'eau ou d'un endroit marécageux. Schmarda fait aussi seulement remarquer que les Trocheta siibviridis des rivages européens de la Méditerranée vont pendant la nuit sur la terre à la poursuite des Lombrics. /, Diesing a mis tous ses soins pour élever son 8ystema Hel- XXX SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE minthum àla hauteur de la science: il a publié en 1858 une révi- sion desPlatodes,cle la famille desHirudinées, où il classe tous les genres existants dans un ordre systématique et où il donne une énumération complète de toutes les espèces connues. Il n'existe pas de description plus complète, car l'essai de groupement des Hirudinées, d'après les animaux dont elles se nourrissent que MM. Van Beneden et Hesse ont donné dans leurs „ Ttecherches sur les Bdellodes « n'est pas traité en détail pour tous les groupes et ne donne aucune énumération des espèces. Ils par- lent peu surtout de la subdivision des Chélostomes, dont nous nous occupons. " Enfin il est facile de coordonner tout ce qui a été publié de plus sur ce sujet, par Diesing, Schmarda, et autres, et dans tous ces écrits je n'ai trouvé aucune espèce qui s'accorde avec la nôtre. n Diesing divise les Chélostomes en deux, celles à mâchoires et celles sans mâchoires, et les premières également en deux, celles qui ont des yeux et celles qui n'en ont pas. Le nombre des yeux est de huit ou de dix. Notre nouvelle espèce ayant mâchoires et huit yeux, doit donc être classée près des Trocheta dont elle diffère essentiellement et doit former un genre nou- veau . . « Xerobdella. Nov. genus. // Corpus subcylindricum, antrorsum angustatum, annulis ad 90 ajqualibus valdè distinctis, tessellatis. Caput corpore con- tinuum. Os amplum, obliqué terminale, labio supero semi ellip- tico, producto, infero subnullo, maxillis internis tribus, medio- cris, semi circularibus, compressis, octodecim dentatis , plicis tribus œsophageis, Ocelli octo. Acetabulum subbasilare ventrale, sessile, circulare. Androgyna, pennis ad 25, apertura genitalis femina inter 28 et 29 annulum. Anus dorsalis, supra acetabu- lum linearis. BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1868. XXXI « Xerobdella Lecomtei. Nov. spec ,/ Corps assez plat, extrémité antérieure et extrémité posté- rieure peu effilées; tête non distincte; 90 anneaux nettement incisés ; le dos partagé en petits carrés par des lignes longitudi- nales, le ventre également carrelé, mais d'une manière moins apparente. Ouverture de la bouche circulaire, avec la lèvre supérieure demi circulaire, proéminente ; lèvre inférieure man- quant presqu'entièrement. Huit yeux noirs, pas paires ; quatre yeux (les deux premières paires) sur le premier anneau, deux yeux de chaque côté ; la troisième paire sur le deuxième anneau, un œil de chaque côté, et enfin la quatrième paire sur le cin- quième anneau, également un œil de chaque côté. Au com- mencement du gosier, près des trois plis (i), se trouvent trois mâchoires, molles, demi circulaires et garnies sur leur arête de 18 dents robustes. Organe mâle, chez deux exemplaires, sur le 25"^® anneau, chez le troisième entre le 24™^ et le 25™^ Organe femelle chez les deux premiers, entre le 28'^^ et le 29™^ anneau, chez le dernier entre le 27"^^ et le 28"^^ Anneau postérieur rond, tourné vers le ventre et au-dessus de lui, l'anus en forme de fente transversale. Du côté du ventre, sur l'avant de cet anneau, se trouve un large pore (2). Couleur uniforme d'un gris brun, le ventre un peu plus pâle (d'après M. Lecomte, l'animal en vie était également partout d'un noir très-foncé). Longueur 37 mil- limètres, largeur au milieu de 4 à 5 millimètres (3) . (1) Il est ici question des trois plis que chaque Hirudinée a dans le gosier. [Note du traducteur.) (2) Il est à remarquer que pas un auteur ne parle de ce pore. L'animal faisant ventouse, avec le dernier anneau, pour s'attacher, ce pore lui sert peut-être à laisser rentrer l'air lorsqu'il veut lâcher prise. [Note du tra- ducteur.) (3) Je dois faire observer pour la couleur et pour la longueur qu'au moment oîi je les ai plongées dans l'esprit de vin, elles se sont contractées subitement et sont devenues instantanément grises. {Note du traducteur). XXXII SOCIËTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE ,1 Cette description est entièrement faite d'après des exem- plaires conservés dans l'esprit de vin. M. Lecomte a promis de tâcher d'en procurer de vivants, l'été prochain. « Communications. — M. Colbeau fait part des variétés intéres- santes de l'Hclix nemoralis qui se trouvaient dans un envoi d'environ 6,000 exemplaires provenant de Charleroi et deWal- court : on y remarque plusieurs individus à six bandes et plu- sieurs autres à fond brun portant diverses bandes en nombre variable; et parmi les variétés rares se trouvaient les n°^ 7, 13, 29, 45, 70, etc., soit en exemplaire unique soit en nombre plus ou moins grand. M. Timmermans a trouvé cette année, aux environs de Bruxelles, un H. liortensis subscalariforme. M. Roffiaen vient d'y rencontrer la variété n° 19 de la nemo- ralis. La séance est levée à 4 1/2 heures. Séance du 7 juin ISGS. Présidence de M. le comte de Robiano. La séance est ouverte à deux heures un quart. Sont présents : MM. comte de Robiano, président: Weyers; Rosart; Seghers; De Malzine; Van Volxem; Colbeau, secré- taire MM. Roffiaen et Staes font excuser leur absence. Le procès-verbal de la séance du 3 mai 1868 est lu et adopté. Correspondance. — Le secrétaire donne lecture des lettres sui- vantes adressées à la société, par : BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1808. XXXIII 1 .La Fédération des Sociétés d'horticulture de Belgique (accu- sant réception de nos annales). 2. La Smithsonian Institution (idem). 3. La Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hai- naut (annonçant l'envoi de ses publications). 4. La Société Verein fur Naturkunde, d'Offenbacli (idem). 5. Le Ministre de l'Intérieur (concernant le paiement de l'abonnement de l'État à nos Annales). 6. La Ligue de l'Enseignement (demandant le concours de la Société, pour l'organisation de la partie malacologique de son Musée populaire, et donnant quelques explications sur le but qu'elle se propose d'atteindre, ainsi que sur les moyens qu'elle compte employer). M. le Président fait valoir les motifs qui peuvent engager la Société à prêter le concours qui lui est demandé par la Ligue de l'Enseignement, et propose de nommer une commission chargée de prendre les mesures qu'elle jugerait les plus propres à rendre ce concours aussi utile que possible. Toutefois avant de nom- mer cette commission, il croit qu'il conviendrait de demander à la Ligue quelques nouveaux renseignements sur le mode d'or- ganisation de ce Musée. Cette proposition est adoptée. Doîîs. — La Société a reçu depuis sa dernière assemblée : 1. De l'Académie royale des sciences de Belgique, son Bul- letin. T. 25. N° 4. 2. De la Société des sciences, des arts et des lettres du Hai- naut, ses Mémoires 1866, 1867, 1868. 3. De la Société Isis de Dresde, ses /Sitzungs-JBerichte 1867, nM-9. 4. De la Société J. R. de Zoologie et de Botanique de Vienne, ses VerJiandhoKjen XVII Band 1867 ; ainsi que ses publications suivantes de 1867 : Beitraç zii einer Monogmpliie der Sciari- nen, par Joh. Winnertz ; Diagnosen der in JJngarn und Slavo- XXXIV SOCIÉTÉ MÂLACOLOGIQIIE DE BELGIQUE tiien bisJier beobachteten Gefdsspjlanzen, par Aug. Neilreich ; et Die Diatomeen der hohen Taira, par J. Schumann. 5. De l'Institut géologique Impérial -Royal d'Autriche, ses publications : Ahliandlunc/en Band 1. 2. 3. 4, livraisons 1-8; Jahrbuch Band XVII et XVIII n° 1 ; Natunoissenschaftliche Abha7ïdîimgen,èiQ. Band. 2, 3, 4 ; Verhandlungen 1867. 1868, n°^l-6. 6. De la Société d'histoire naturelle d'Offenbach, ses Bericht 4-8, 1863-1867. 7. De l'Académie Gioenia des sciences naturelles de Catane, ses Atti troisième série, tome I, 1867. 8. De la Société Entomologique de Belgique, Compte-rendu de la séance mensuelle du 2 mai 1868. 9. De M. le DrCamillo Gentiluomo, BuUetino Conchyliologico 1868 n°2. 10. De M. Bellynck, son travail intitulé : Anthropolo- gie, etc., 1868-. 11. De M. le chevalier G. de Frauenfeld, ses brochures inti- tulées : Zoolof/ische Miscellen, XI, XII, XIII; Beitràge zur Faiina der Nikobaren ; TJeber die diessjdhrige?îs Verwitstungen des Rapsglaîizkàfers, etc.; Ueber einen in einen Stein ein- gescJdosse?ien lebenden Salamander ; Ueber einen Zersiorer der B aumivollkapseln in Egypten. 12. De M. Môrch, ses brochures : Abrégé de l'histoire de la classification moderne des moUusqties, basée principalement sur r armature linguale ; Catalogus Conchijliorum quœ reliquit D. Al- phonso d' Aguirra e Gadea, cornes de Yoldi; Quelques mots sur un arrangement des mollusques pulmonés terrestres, etc. , et collection de coquilles terrestres des Canaries. 13. De M. Dautzenberg, coquilles terrestres exotiques. 14. De M. Weyers, coquilles fossiles du terrain crétacé de Folx-lez-Caves. Des remerciements sont votés aux donateurs. BULLETIN DES SEANCES - ANNÉE 1808. XXXV Commumcations du Conseil. M. le Président annonce que le Conseil, dans sa séance de ce jour, a reçu membres effectifs de la Société, MM. Edouard Du- pont, directeur du Musée royal d'histoire naturelle de Bruxel- les, etc., et Camille Van Volxem, membre de plusieurs sociétés savantes, à Bruxelles. M. le Président rappelle aux membres présents que l'assem- blée générale annuelle de la Société a lieu le 1" juillet prochain à midi. A ce propos il pense que la date du l^"^ juillet n'est pas sans inconvénients et il croit que cette assemblée serait plus suivie si elle avait lieu à une époque moins avancée, par exem- ple le premier dimanche de mai. Réception de membre correspondcmt. Sur la présentation de MM. Thielens et Colbeau, M. 0. A. L. Môrch, à Copenhague, est reçu membre correspondant de la Société. Lecture. — Il est donné lecture de la notice suivante de M. Senoner, extraite des Zeitschrift des zooloçiischen Garten de Francfort-sur-le-Mein, mars 186S, traduite par M. Théophile Lecomte et adressée par lui à la Société. « DE LA SPONGICULTURE ET DE LA PÈCHE AUX ÉPONGES DANS LA MER ADRIATIQUE. ;/ Par suite d'une invitation de M. le ministre du commerce d'Autriche, des recherches, dirigées par M. le D^' Oscar Schmidt, professeur à l'Université de Gratz (Styrie), se font depuis quel- ques années déjà, en Dalmatie, sur la culture artificielle des Éponges. ,/ M. Buccich de Lésina, dans l'intérêt de la chose et du pays, en surveille et en conduit tous les travaux nécessaires avec la plus grande sollicitude et le plus grand désintéressement. Au XXXVI SOCIËTË MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE commencement de l'été dernier (du 3 mai au 6 juin), un nou- veau plan d'épongés fut arrangé par ses soins, dans la vallée de Socolitza, d'après la méthode indiquée par M. le professeur 0. Schmidt. „ Quelques uns des morceaux d'épongés, préparés pour la spongiculture, furent directement attachés sur des planches au moyen de chevilles de bois, d'autres furent fixés sur des bâtons et d'autres encore furent embrochés sur des fils de cuivre, d'une demi ligne d'épaisseur, recouverts d'une couche de gutta percha, puis solidement fixés sur d'autres planches. On superposa ensuite toutes ces planches en guise d'étagères et on les plongea à une profondeur de 15 à 20 pieds, autant que possible à l'abri du sable et de la vase. D'autres morceaux furent tout simplement fixés sur des planches qu'on laissa surnager en les attachant par des cordes à des pierres ou à d'autres objets du rivage en tournant en -dessous le côté où étaient les morceaux d'épongés, de manière qu'ils fussent entièrement plongés dans l'eau. Quel- ques morceaux furent aussi fixés, par des chevilles de bois, dans les trous creusés dans les pierres et les bois du rivage par les mollusques perforants. Un point très important, c'est de les protéger soigneusement contre le sable, la vase, et une influence trop directe de la lumière. Une baie tranquille, profonde, avec une eau calme, un fond de rocher, des bords escarpés et des excavations, est l'endroit le plus convenable pour ces recherches. " Il faut mettre un soin tout particulier dans le choix des éponges dont on veut faire les morceaux. Elles doivent être tout à fait saines; celles qui seraient déchirées ou écrasées, ou celles dont la sarcode (i) s'écoulerait doivent être rejetées, et chaque morceau endommagé doit être soigneusement mis de côté. Pour les couper et les percer il faut se servir d'un couteau (i) La sarcode est celte substance gélatineuse, demi fluide, irritable et très fugace qui dans l'état vivant remplit le tissu fibreux de l'éponge. (Note du traducteur.) BULLETIN DES SEANCES — ANNÉE 1868. XXXVII triangulaire, à deux tranchants bien affilés, pour qu'il puisse trancher nettement les fibres des tissus sans entraîner la sarcode. „ Dans le courant du mois de septembre, M. Buccich visita sa spongiculture et il trouva que les morceaux d'épongés, qui avaient été attachés par des fils de cuivre recouverts de gutta percha à des planches superposées, et qui se trouvaient ainsi comme dans une espèce de caisse, avaient le mieux prospéré, surtout sur les planches qui étaient d'un bais très résineux et sur celles qui avaient été préalablement plongées pendant plu- sieurs jours dans l'eau de mer : ils avaient été il est vrai, comme nous l'avons dit plus haut, mieux abrités contre le sable, la vase, etc. Ces morceaux avaient une couleur d'un noir brillant, étaient frais, et les endroits des coupures commençaient déjà à s'arrondir. Les morceaux placés dans les trous des pierres du rivage et ceux fixés à des planches flottantes avaient un air maladif. Ils avaient aussi été plus exposés au sable, à la vase, à l'écume de la mer etc., que les morceaux renfermés dans ces espèces de caisses. Dans cet essai de Spongiculture, il s'est pré- senté un déficit de 18 pour cent ce qui promet un succès favo- rable, avec d'autant plus de certitude que, pour les nouvelles plantations à faire, on a aujourd'hui une méthode appropriée et connue. Que l'on puisse déjà, dès maintenant, porter un juge- ment assuré sur le résultat final, cela reste en question et il fau- dra encore plusieurs années avant de pouvoir y répondre. Dans tous les cas, la population Dalmate doit être très reconnaissante au gouvernement des soiiis qu'il prend pour donner à la pêche aux éponges une plus grande extension et en assurer par là les bénéfices. Les nouveaux essais de Spongiculture sérieusement encouragés par le ministre du commerce, ne pourraient que pros- pérer sous l'habile direction de M. le professeur 0. Schmidt et sous la surveillance soigneuse, active et désintéressée de M. Buccich. „ Il se trouve à^xi^V OesterreichiscJte Revue du mois de sep- XXXVIil SOCIÉTË MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE tembre 1S67, page 82, un article très intéressant de M. le pro- fesseur Schmarda, sous le titre de Produits marins des cûles de r Autriche, qui contient un paragraphe sur la pêche aux éponges. Les habitants de l'île de Caprano (Dalmatie), dit-il, sont ceux qui s'en occupent le plus spécialement dans la mer Adriatique. Cette pêche augmente d'année en année, et on compte déjà aujourd'hui plus de 70 barques qui s'y livrent depuis Cattaro jusque même Trieste, bien que les éponges des côtes de l'Istrie soient très petites, fort dures et fort rudes. Chaque barque paie à l'administration un droit de 4 florins (10 francs) pour obtenir son permis, et les communes du littoral de l'Istrie exigent, pour la concession de cette pêche, une somme très élevée : la com- mune de Facana, par exemple, demande un droit de 260 florins (650 francs). Chaque bateau pêche isolément lorsqu'il reste dans les environs de son endroit, mais pour une pêche à plus grande distance ils se réunissent à 4 ou 5, quelquefois même à 8 ou 9, travaillent ensemble et partagent les dépenses et les bénéfices. // Les bateaux sont demi couverts, ont un port de 2 à 3 tonnes et sont montés par deux hommes, rarement par trois. Sur le bord, à l'arrière, on fixe une ou plusieurs branches fourchues dans la fourche desquelles on pose les grappins ou engins à pêcher. Dans la partie couverte les pêcheurs renferment leurs vêtements et leurs provisions de bouche et dans la partie non couverte ils mettent deux ou trois tonneaux d'eau et un tonneau de vin. Ils boivent ordinairement un mélange d'eau et de vin et leur nourriture consiste en poissons, homards, seiches et autres céphalopodes. Avec la fourche ou grappin (i) qui est attachée à (i) Sur lejittoral de la Syrie, l'éponge se pêche non seulement avec la fourche ou grappin, mais aussi par des plongeurs qui vont la chercher à une profondeur de 20, 30 et quelquefois même 40 toises, et c'est à cette profon- deur que se trouvent les espèces les plus fines. Ce dernier moj^en n'est pas praticable dans la mer Adriatique, l'eau y est trop froide et compromettrait la santé des plongeurs. BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 18G8. XXXIX une ou plusieurs perches, on peut, quand le temps est clair et la mer calme, prendre les éponges à une profondeur de 14 à 15 toises. A 18 toises, un œil exercé peut encore apercevoir celles de la grosseur du poing. Si une brise légère couvre l'eau de faibles rides, en y versant quelques gouttes d'huile, le travail peut continuer sans interruption, mais il doit cesser du moment qu'un vent plus fort vient à en troubler la surface. Une mer peu profonde, dont le fond est couvert de végétation, est plus riche en éponges qu'un fond nu. Un bateau qui peut prendre une vingtaine d'épongés d'une grosseur moyenne, sur l'espace d'un mille, peut déjà compter avoir fait une bonne pêche. " L'éponge de la Mer Adriatique est la 8po7igia adriatica Schmidt, que l'on confondait autrefois avec la Spongia officinalis et la Spongia usifatissima. Elle varie beaucoup par la qualité et approche même quelquefois de la fine éponge du Levant. Elle est jaune ou jaune brunâtre et souvent rougeàtre à la base, mais cette couleur n'est pas un caractère particulier à l'éponge de la Dalmatie, elle ne dépend que du plus ou moins de rapproche- ment de l'endroit du rivage où existe la terra rossa que l'eau délaie et entraîne. // Pendant la pêche un homme se tient debout à l'arrière du bateau et rame doucement, l'autre, le Pratico, est penché à l'avant, le haut du corps presque horizontal pour avoir la figure aussi près que possible de la surface de l'eau : souvent il ne s'appuie que sur un pied et tient l'autre jambe horizontalement. Il est ordinairement le propriétaire de la barque, mais dans tous les cas il prélève toujours an bénéfice double de celui du rameur. // Les éponges fraîchement pêchées sont noires, souvent d'une apparence brunâtre, mais le principe colorant n'appartient qu'à la sarcode et disparait par la trituration et le lavage. Laissées hors de l'eau, en été, elles meurent bientôt, en hiver elles restent deux ou trois jours avant que la putréfaction commence. // On peut compter que cette pêche rapporte annuellement XL SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE environ 500 quintaux d'épongés. A Trieste, la qualité la plus fine du Levant se vend de 50 à 60 florins (125 à 150 francs) la livre. Celles de Ziraocca, les plus compactes, les plus pesantes et les plus dures valent de 5 à G florins (12 fr. 50 à 15 fr.) la livre et celles à larges pores, à grands trous, dont on se sert pour les chevaux, de 6 à 7 florins (15 à 17 fr. 50). Les éponges de la Dalmatie sont de cette dernière catégorie. « La séance est levée à 3 1/2 heures. Assemblée générale du l'^'^ juillet flSGS. Présidence de M. H. Lambotte. La liste de présence porte les signatures de MM. E. Le Boeuf, membre honoraire; Jules Colbeau; E. Fologne ; C. Fontaine:^ Henri Lambotte ; Th. Lecomte: Ad. Rosart ^ Franz Seghers ; Camille Van Volxem ; J. Weyers. En l'absence de MM. les Président et vice-Président , M. H. Lambotte, membre du Conseil, préside l'Assemblée. La séance est ouverte à midi et demi. MM. Comte de Robiano; Roffiaen ; Miller; Dewalque; Ruhlmann; Staes; Adan ; Thielens, Lanszweert ; Dautzen- berg ; ainsi que M. Funck, membre honoraire, font excuser leur absence. Le procès-verbal de l'Assemblée générale du 1" juillet 1867 est lu et adopté. Correspondance. — Le secrétaire donne lecture des lettres parvenues à la Société depuis sa dernière séance : 1° De M. Carmelo Sciuto-Patti, remerciant la Société pour BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1S68. XLl sa nomination comme membre correspondant et annonçant l'envoi de sa photographie ainsi que de brochures. 2** De M, le comte de Robiano, regrettant de ne pouvoir assister à la séance et désirant que l'époque de l'Assemblée générale annuelle soit changée. 3° De M. Crosse, accompagnant l'envoi de son journal de Conchyliologie. 4° De M. Ch. Buis, secrétaire général de la Ligue de l'En- seignement, remerciant la Société du concours qu'elle a promis de prêter à la Ligue pour l'organisation de son Musée popu- laire, etc. 5° De MM. Dewalque et Ruhlmann, s'excusant de ne pou- voir assister à l'assemblée générale. Dons. — La Société a reçu depuis sa dernière séance : 1° De M. Carmelo Sciuto-Patti, son portrait photographié. 2° De MM. Crosse et Fischer, Journal de Conchyliologie ^ publié sous la direction de MM. Grosse et Eischer, 3"^'' série. Tome VII, 18G7. 3° De la Société Médico-Chirurgicale de Liège, ses Annales, 7"'^ année, fascicule de mai-juin 18(38. 4° De M. Le Bœuf, coquilles diverses trouvées dans des éponges. 5° De M. Weyers, fossiles du terrain jurassique des environs d'Arlon. 6'' De M. Colbeau, coquilles terrestres et fluviatiles des envi- rons d'Arlon et journaux avec articles sur les éponges et sur la pêche du corail. 7° De la Société royale grand-ducale des Sciences naturelles à Luxembourg, ses publications années 1865-1867 et Obser- vations înétéorologiqiies faites à Luxembourg, par Reuter. 8° De la Société d'acclimatation et d'agriculture en Sicile, à Palerme, ses Atli. Tome VIII, n°^4-5. 9° De M. Lecomte, coquilles terrestres de Vienne et poly- piers etc . XLII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQllE DE BELGIQUE 10° De l'Académie royale des Sciences de Belgique, Bulletin, 37"^" année, 2"'« série. Tome 25, n" 5. IP De M. Messemaeker, blocs de fossiles bruxelliens. Des remerciements sont votés aux donateurs. Le secrétaire dépose trois exemplaires du Tome I des Bulle- tins de la Société malacologique de Belgique, ainsi que les des- sins originaux des deux planches qui accompagnent le Tome I des Annales. Bapport du Préside?it. — M. Lambotte, présidant l'Assem- blée, fait connaître l'état de la Société à la date de ce jour ainsi qu'il suit : // Messieurs, Il En l'absence de MM. le Président et le vice-Président, je viens, comme membre du Conseil présidant cette Assemblée, vous présenter le rapport annuel sur la situation de la Société. " La Société compte aujourd'hui 65 membres dont 5 hono- raires, 23 correspondants et 37 effectifs, comme on peut le voir sur la liste ici déposée sur le bureau. Lors de notre dernière assemblée générale annuelle du 1" juillet 1867, la Société se composait seulement de 49 membres, dont 2 honoraires , 15 cor- respondants et 32 effectifs. " Pendant l'année sociale écoulée, nos collections malacolo- giques ont reçu de nombreux accroissements par les dons de MM.Colbeau, Dautzenberg, De Robiano, Dubrueil, Fontaine, Jamrach, Lambotte, Lanszweert, Le Boeuf, Lecomte, Messe- maeker, Môrch, Roffiaen, Rosart, Staes, Sterkx, Weyers etc. Ces dons se trouvent consignés en détail au Registre-Collec- tions ici déposé. De plus, plusieurs promesses importantes nous ont été faites. Le classement général des collections n'a pu encore être entamé, mais le cadre de la collection spéciale des mollusques de Belgique est en voie d'exécution. BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1868. XLUI " Notre bibliothèque s'est considérablement enrichie par les dons de nos membres qui ont envoyé plusieurs de leurs propres ouvrages etc. (MM. Bellynck, Bielz, De Malzine, Gentiluomo, Hidalgo, Môrch, Schmidt,Sciuto-Patti, Thielens, Von Frauen- feld, Wiechmann, Zelebor etc), et surtout par les publica- tions que diverses Sociétés savantes belges et étrangères nous ont fait parvenir en échange des nôtres. Ces publications que vous voyez rangées dans nos rayons sont d'une grande valeur scientifique et seront pour nous de la plus haute utilité. " Notre mobilier est conservé dans le meilleur état. Notre Album de portraits s'est augmenté de ceux de MM. Adan, Brusina, Lambotte, Sciuto-Patti, Von Frauenfeld, Wiech- mann, Zelebor : il reste toujours d'anciennes promesses sur lesquelles nous comptons. " Notre Société a fait cette année un grand pas dans la voie la plus favorable à son développement scientifique par les rela- tions établies avec les corps savants : elle se trouve actuelle- ment en échange de publications avec 35 Académies, Sociétés ou journaux scientifiques, et ces relations ne peuvent manquer de s'étendre d'avantage dans le courant de l'année qui va com- mencer. Nos membres correspondants nous rendront certaine- ment à cet égard de grands services en nous renseignant exac- tement sur les Associations scientifiques de leur pays. " L'échange d'objets de collection nous a été proposé, mais n'a pu être réalisé encore : il pourra l'être sans doute l'année prochaine, après que le classement de nos collections aura été effectué. " La Ligue de l'Enseignement nous a demandé de vouloir l'aider à organiser la partie malacologique de son Musée popu- laire : la Société en acceptant cette proposition, conforme au but qu'elle-même se propose, a compté sur le zèle de ses membres pour son exécution. // Le Tome II de nos Annales a été terminé dans le courant de l'année sociale qui vient de s'écouler. Le Tome I que nous XLIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE pensions pouvoir distribuer aujourd'hui a de nouveau subi un retard dans son complet achèvement. Nous pouvons toutefois déjà déposer en cette séance le tiré à part des Bulletins de ce volume. Le Tome III (année 1868), de son côté, devra être livré à l'impression au mois de décembre de cette année et dis- tribué, à l'une de nos premières séances de 1869. Nous espé- rons ainsi être enfin au courant de nos publications et pouvoir les continuer régulièrement comme l'abonnement de l'État nous en fait du reste un devoir. Nous possédons déjà quelques tra- vaux pour ce Tome III : MM. Lallemant et Senoner nous en ont adressé pour les Mémoires: nous devons aussi à MM. Funck, Lanszvy^eert, Staes^ Lecomte etc., plusieurs notices assez éten- dues pour nos Bulletins, et nous en recevrons sans aucun doute d'autres encore lesquelles, jointes aux promesses qui nous ont été faites, nous permettront de former un volume très-conve- nable et présentant de lintérêt. " Les dettes actuelles de la Société sont assez élevées comme vous l'exposera le trésorier, mais elles pourront être couvertes en grande partie par l'abonnement de l'État à notre Tome II dont nous n'avons pas encore reçu le montant. Nous aurons aussi à toucher le prix de l'abonnement aux Tomes I et III, qui paraîtront également dans le courant de cette année sociale 1868-1869. « La Société a fait cette année à Arlon une excursion mala- cologique à laquelle ont pris part plusieurs de ses membres : les résultats n'en ont pas encore été communiqués de la Société. ;, Le Conseil, Messieurs, a la conviction d'avoir agi dans l'intérêt de la prospérité de la Société : il espère y avoir réussi jusqu'à un certain point, avoir laissé la Société dans un état de plus en plus prospère et mérité ainsi l'approbation de l'Assemblée. » L'Assemblée, après avoir entendu ce rapport, approuve unani- mement la gestion du Conseil pendant l'année sociale 1867-1868 . BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1868. XLV Budget. — Le trésorier fait l'exposé de la situation financière de la Société, telle qu'elle se trouve consignée au Registre- Comptes soumis à l'inspection des membres, et d'où il résulte que les recettes se sont élevées pendant l'exercice 1867-186S, à la somme de 1153 fr. 72 et. et les. dépenses pendant le même exercice, à la somme de 1097 fr. 75 et.: l'encaisse est donc aujourd'hui de 55 fr. 97 et. L'avoir général de la Société, à la date de ce jour, est de 1078 fr. 97 et., auxquels on doit ajouter la valeur des objets mobiliers dans lesquels sont compris pour une somme importante les exemplaires de nos Annales en maga- sin. Le Registre-Inventaire, déposé également sur le bureau, les mentionne en détail. Quant aux dettes actuelles, elles s'élèvent approximativement et au maximum à la somme de 1353 fr. 96 et., mais il esta remarquer qu'une partie ne doit pas être payée pendant l'exercice qui va s'ouvrir. L'Assemblée approuve les Comptes et l'Inventaire de l'exer- cice 1867-1868, tels qu'ils sont consignés dans les registres qui lui sont soumis. Le Trésorier propose de nommer annuellement une Commis- sion de trois membres chargée d'examiner les comptes et l'in- ventaire de la Société, et qui ferait part de ses observations au Conseil avant la clôture par celui-ci de chaque exercice, et aussi si elle le juge convenable à l'Assemblée générale annuelle. Une telle Commission qui pouvait être inutile dans les pre- mières années de notre Société est devenue indispensensable maintenant que les articles de l'Inventaire deviennent de plus en plus nombreux et que la comptabilité se complique. Après quelques explications, cette proposition est unanime- ment adoptée : en conséquence il sera procédé à la nomination de trois membres de la Commission des comptes à la fin de la présente Assemblée générale, après la nomination des trois membres du Conseil. ♦ L'Assemblée aborde ensuite la discussion du budget pour année 1868-1869, qui lui est soumis au nom du Conseil. XLVl SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Après modification de certains libellés, ce budget est arrêté en recettes et dépenses à la somme de 2338 fr. 97 et. et la coti- sation des membres effectifs est maintenue à 15 fr. Pendant la discussion de ce budget, M. Lecomte soulève la question de savoir s'il ne serait pas avantageux pour la Société de recevoir des membres à vie, c'est-à-dire payant une seule fois une certaine somme les libérant des cotisations annuelles. Ce système est admis par plusieurs Sociétés et est surtout avan- tageux pour ce qui regarde les membres étrangers au pays. M. Lecomte désirerait aussi que la Société put affecter une partie de son budget à former un fonds de réserve pour aug- menter sa bibliothèque. M. Van Volxem partage ce désir pour autant que l'on fasse l'acquisition d'ouvrages importants que l'on ne peut guères espérer obtenir d'une autre façon. M. Le Bœuf fait observer que l'on pourrait aussi s'adresser à la Bibliothèque royale pour l'engager à acquérir certains ou- vrages d'un prix élevé. * Ces questions feront l'objet des études du Conseil qui fera part de ses observations à la prochaine assemblée générale de la Société. Assemblées metisuelles . — L'Assemblée conserve pour jour des séances mensuelles de l'année sociale 1868-1869, le 1" di- manche de chaque mois, à 2 heures de relevée. A cette occasion M. Van Volxem partage le désir exprimé par M. le comte de Robiano, dans sa lettre dont il a été donné lecture au début de la séance, de voir changer l'époque de l'as- semblée générale. Le 1" juillet lui paraît présenter des désa- vantages, mais le cemmencement de mai, comme le désirerait M. de Robiano, lui semble en avoir tout autant; il préférerait qu'elle fût fixée vers la Noël. D'autres membres au contraire sont d'avis que l'époque choisie primitivement lors de la discussion et de l'adoption des Statuts est préférable. BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1S68. XLVII L'Assemblée n'étant pas en présence d'une proposition for- melle à cet égard, engage les membres qui seraient d'intention d'en présenter une, à vouloir l'adresser au Conseil, la question soulevée touchant à une modification des statuts de la Société. Communicaiions et propositions diverses. — M. Colbeau pro- pose de décider en principe qu'une excursion malacologique sera faite chaque année par la Société. Il propose de choisir Nieuport pour but de l'excursion de cette année. Cette propo- sition est adoptée, et il est décidé que l'époque de l'excursion sera désignée par une des assemblées mensuelles de 186S. MM. Lecomte et Fontaine appellent l'attention, pour une prochaine excursion, sur les environs de Lessines, localités qu'ils regardent comme offrant un grand intérêt et où l'on peut se rendre avec les plus grandes facilités. M. Lecomte donne quelques détails sur les Sociétés avec les- quelles il nous a mis en relations pendant son séjour en Au- triche et remercie pour les paroles bienveillantes prononcés par M. le Président à l'assemblée çrénérale de l'année dernière. Il croit devoir répéter encore que c'est en grande partie au zèle de notre membre correspondant M. Senoner et à l'intérêt qu'il ne cesse de prendre à la prospérité de notre Société, que ces résul- tats ont été obtenus et que l'on peut espérer en obtenir de nouveaux. Il ajoute qu'il a du reste rencontré les meilleures sym- pathies parmi les Sociétés savantes de diverses provinces de l'Autriche et que notre Société y est très- estimée. M. le Président est heureux de pouvoir renouveler,. au nom de la Société, les remerciements qui ont été votés à MM. Lecomte et Senoner. M. Colbeau demande s'il ne serait pas utile de prier nos membres étrangers de vouloir bien nous renseigner sur les diverses Associations scientifiques de leur pays avec lesquelles nous pourrions entrer en relations. Le Conseil pourrait à cet effet leur adresser une circulaire. Cette opinion est partagée par l'Assemblée. ^ XLVIII S0C1I':TÉ MALACOLOGIQUE de BELGIQUE Nomination de trois membres du Conseil. — L'Assemblée pro- cède à la nomination de trois membres du Conseil pour les années 1868-69 et 1869-70. MM. Colbeau, Fologne et Weyers, membres sortants, ayant obtenu la majorité absolue des suffrages sont proclamés membres du Conseil pour les années 1868-69 et 1869-70. Nomination de la Commission des comptes. — En vertu de la décision prise par la présente Assemblée générale, il est pro- cédé à la nomination des trois membres de la Commission des comptes pour l'exercice 1868-1869. MM. Seghers, Staes et Timmermans, ayant obtenu la majo- rité absolue des suffrages sont nommés membres de cette Commission . La séance est levée à 2 1/2 heures. S»éance du 5 juillet ISGS. Présidence de M. Rosart. Sont présents : MM. Van Volxem; Seghers; Timmermans; Rosart; Fologne; Weyers; Colbeau, secrétaire. MM. Dupont et Lambotte font excuser leur absence. M. Rosart, membre du Conseil, préside l'Assemblée. La séance est ouverte à 2 1/2 heures. Le procès-verbal de la séance du 7 juin 1868 est lu et approuvé. Il est ensuite donné lecture du procès-verbal de l'assemblée générale du 1" juillet 1868, lequel est provisoirement adopté sous réserve de l'approbation définitive de la première assemblée générale, et sera inséré tel dans le tome lïl (année 1868) des Bulletins de la Société. BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1868. XLIX Dons. — La Société a reçu : 1° De M. Thielens, fossiles de Folx lez Caves. 2° De la Société entomologique de Belgique, le Compte-rendu de son Assemblée du 6 juin 1868. 3° De M. Franz Seghers, beaux échantillons des Strombus giganteus Mùnst. et Rostellaria ampla Brand., fossiles de Bruxelles. 4° De M. Pologne, coquilles marines. Des remerciements sont votés aux donateurs. Communication du Conseil. — M, le président annonce que le Conseil, dans sa séance de ce jour, a formé son bureau pour l'année 1868-1869 et se trouve composé comme suit : Président : M. le comte de Robiano; Vice-président : M. Adan ; Secrétaire- trésorier : M. J. Colbeau ; Bibliothécaire : M. Weyers; Membres : MM. Pologne; Lambotte ; Rosart. Bapports. — Le secrétaire donne lecture des rapports de MM. De Malzine, Lambotte et Rosart sur le travail de M. Senoner intitulé : Notes conchyliologiques i^ar le B^ A. Se- noner, traduites de V italien par Arm. Thielens. Conformément aux conclusions des rapporteurs, l'assemblée en vote l'impression dans le tome III de ses annales. M. Colbeau fait connaître les résultats de l'excursion faite par la Société à Arlon, du 30 mai au 2 juin 1868 ; excursion à laquelle ont pris part MM. Colbeau, De Malzine, De Sélys Longchamps, Rofïiaen, Staes, Van Volxem, Weyers. L SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE « LISTE DES MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES RECUEILLIS AUX ENVIRONS D'aRLON PENDANT l'EXCURSION DE LA SOCIÉTÉ, DU 30 MAI AU 2 JUIN 1868. Arion. A. rufus L. Dans les jardins autour de la ville etc. // NdiY.fflaucus J. Colb. Bois près de la Geichel. A. sîibftisms Drap. Yar. ardosiarum J. Colb. Au pied des vieux murs dans les jardins de la ville ; sur les talus de la route de Mersch, près de la Geichel. LiMAX. L, agrestis L. Berges des chemins gazonnés, jardins. // Var. albidus Moq^ Jardins. L. maximus L, var. cellarins Moq. Vieux murs et jardins à Arlon. // Var. Ferrussaci Moq. Mêmes localités. VlTRINA. V.pellucida Miill. Trouvée abondamment morte sur la terre au pied d'une haie bordant une prairie, sous la ville d' Arlon contre la route de Luxembourg; Viville. SUCCINEA. 8. putris L. Stockem au bord d'une source contre les bois près de la montagne; La Geichel. Commune à Eischen (Grand Duché de Luxembourg). S. elegans Risso. Très abondante le long d'un petit ruisseau venant de Viville à son passage sous la route de Bastogue; Viville ; Stockem ; prairie sous Arlon près de la route de Neuf- château. Eischen (Grand-Duché). BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1868. LI S. ohlonga. Drap. Dans les fossés gazon nés près des routes de Luxembourg, de Bastosrne et de Merscli. Taille variable. ZONITES. Z.fuhus Miill. Un exemplaire à S'tockem. Z.niiidusWiS}\. Stockem. Eischen (Grand-Duché), Z. nitidulus Drap. Le long de la route de Bastogne, près d'Arlon. Z. lucidas Drap. Dans les gazons etc. au pied des vieux murs autour de la ville ; ne paraît })as rare. * Hélix. H. rotundaîa Mûll. Sous les pierres, dans les broussailles, sous Arlou contre la route de Bastogne. Eischen (Grand-Duché). H. lapicida L. Sur les murailles des jardins dans la ville; Clairfontaine. Eischen (Grand-Duché). R. costata Mûll. \ d^v . jmlcliella Mûll. Stockem. H. nemoralis L. Un exemplaire à Viville. Jardins du bureau des douanes du Grand-Duché de Luxembourg, sur la route de Mersch, à l'extrême frontière mais non sur le territoire belge. H. Sauveuri J. Colb. Commune dans les gazons d'un bois sur la route de Bastogne, près des Quatre- Vents, en société de l'Hélix hortensis, tous les exemplaires y sont rouges, unicolores. Commune le long de la route de Mersch près de la Geichel, dans les gazons au pied des arbres, etc. également en compagnie de l'Hélix hortensis, tous les individus sont ici encore à fond rouge mais appartiennent à diverses variétés quant aux bandes. Observé plusieurs individus accouplés entr'eux et aussi avec des Hélix hortensis. H. hortensis Mùll. Très commune dans les jardins d'iVrlon et autour de la ville; bois et haies le long de la route de Bastogne près des Quatre-Vents; Viville; le long de la route de Mersch près de la Geichel. Variétés assez nombreu?es dans los bandes LU SOCIl^TÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE mais presque tous les individus sont de couleur jaune : quelques exemplaires ont leurs bandes d'un violet pâle, plusieurs les ont blanches et transparentes. Observé plusieurs individus accouplés ensemble et d'autres, comme je viens de le dire, avec des Hélix Sauveuri^ trouvé aussi quelques autres occupés à pondre. IL powafia L. Commune dans les broussailles etc. le long de la route de Mersch : plusieurs individus pondant. H. incarnata Miill. Un individu mort, à Clairfontaine dans le bois. H. sericea MûU. Commune dans les gazons, sous les pierres etc., le long des routes de Luxembourg et de Mersch: Viville. Eischen (Grand-Duché). //. hispida L. Commune dans les gazons, les orties autour d'Arlon ; routes de Bastogne et de Luxembourg: Viville, H. imlfasciata Poir. Assez commune à Clairfontaine dans les gazons sur les talus du chemin d'Arlon longeant le bois. H. ericcformn Mùll. Commune dans les débris d'une petite carrière contre la route de Bastogne au delà des Quatre- Vents; le long de la route de Mersch sur les talus près de la Geichel. I, Var. leticozona Moq. Rencontrée dans la première de ces localités mais beaucoup plus rare que le type. BUI.IMUS. B. oùsciirus MûU. Pas rare sous les pierres, au pied des arbres etc. contre la route de Bastogne sous Arlon et le long de la route de Mersch vers la Geichel ; Viville. Eischen (Grand- Duché). B. suhcylinclncus L. Sous les pierres dans les gazons le long des routes de Bastogne et de Luxembourg; Viville; Stockem. Peu abondant. „ Var. cvif/iiiis Mke. Un exemplaire à la Côte-Rouge. BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1868. LUI Clausilia. C. laminata Turt. Eisclien (Grand-Duché de Luxembourg), dans un vieux tronc d'arbre. C. parvula Stud. Arlon sur les vieilles murailles. C. ?!i^rica?is Je^Y. Viville. Eischen (Grand-Duché). PUPA. P. perversa L. Viville, dans les mousses croissant sur les vieilles souches d'une haie. Eischen (Grand-Duché). P. muscorum L. Sous les pierres dans les endroits secs et sablonneux le long de la route de Mersch ; à la Côte-Rouge : commune. Planorbis. p. vorlex L. Étang sous Arlon près de la route de Neufchà- teau ; source dans les prairies tourbeuses près de Stockem. P. albus Mûll. Etang sous Arlon près de la route de Neuf- château. P. cornem L. Étang près du lavoir sur la route de Neuf- château. /, Var. microstoma J. Colb. Fossés contre la route de Neufchâ- teau, en face du lavoir, et ruisseau passant sous le chemin de fer au même endroit : abondant. L1MS.EA. L. limosa L. Abondante dans le ruisseau près de la frontière du Grand-Duché sous la Geichel. Ruisseau passant sous le che- min de fer près de la route de Neufchàteau. Ruisseau près de Eischen (Grand-Duché). " Yav.? pe/li(cida Gass. Source près de la frontière du Grand- Duché, sous la Geichel; abondante. I.IV SOCIÉTÉ MALACOLOGIUUE DE BELGIQUE. L. peregra Mûll. Source sur la montagne dans le bois de Stockem. ,, Var.? cornea Zgl. Fossés à Viville. /; Var. marginata Mich. Fossés le long de la route de Neuf- château près de Stockem. L. stagtialis L. Étang sous Arlon près de la route de Neuf- château. Z, irimcatula Mûll. Petits fossés le long de la route de Bas- togne et de la route de Mersch ; fossés à Stockem et à Viville: source dans les prairies tourbeuses près de Stockem. Petit ruis- seau près de Eischen (Grand-Duché). Taille variable. Ancylus. A.fluviatilis Mûll. Petit ruisseau près de Eischen (Grand- Duché). Très commun. H Var. alhm J. Colb. Source près de la frontière du Grand- Duché, sous la Geichel. PiSIDIUM. P. cazertanum Poli. Fossés le long de la route de Neufchâ- teau près de Stockem ; source dans les prairies tourbeuses près de Stockem; source à Viville. Communicaiious diverses. — M. Timmermans montre à la Société diverses variétés rares de l'Hélix nemoralis faisant partie de sa collection et qu'il a recueillies cette année aux environs de Bruxelles ; on remarque surtout deux magnifiques exem- plaires sénestres appartenant aux variétés n° 26 à fond jaune, et n"" 89 brun de grande taille, aussi les variétés n°' 69 et 71, etc. La séance est levée à 3 1/2 heures. BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1868. LV Séance du *i août 18G8. Présidence de M. Lambotte. Sont présents : MM. Van Volxem ; Weyers; Dautzenberg ; De Malzine^ Miller; Lambotte; Rosart ^ Colbeaii, secrétaire. M. Rodriguez, de Guatemala, assiste à la séance. M. le comte de Robiano fait connaître par lettre les motifs de son absence. En l'absence de MM. le président et le vive-président, M. Lam- botte, membre du Conseil, préside l'Assemblée. La séance est ouverte à 3 heures. Le procès-verbal de la séance du 5 juillet 1868 est lu et approuvé. Correspondait ce. — Le secrétaire donne lecture d'une lettre de l'Académie des sciences de Belgique, accusant réception des Bulletins du Tome I de nos Annales, et d'une lettre de M. le comte de Robiano, actuellement à Wildbad-Gastein près de Salzbourg, annonçant qu'il n'a pu découvrir de coquilles fossiles dans cette localité et que les vivantes y sont rares, mais qu'en revanche les insectes, lépidoptères, diptères, etc. y sont très nombreux. Bons. — La Société a reçu depuis sa dernière séance : V De la Société de Climatologie algérienne : son Bulletin 1867, n° 8. 2° De la Société A^audoise des sciences naturelles : son Bul- letin v.ol. IX, n° 58. 3" De l'Académie royale des sciences de Belgique : son Bul- letin Tome 25, n° 6. 2'"<^ série. 4'' De la Société d'acclimatation et d'agriculture de Païenne: ses ^//? Tome YIII, n° 0. I-VI SOCIÉTÉ MALACOF.OGIQUK DE BELGIQUE 5" De la Société médico chirurgicale de Liège : ses Annalcn 1868, juillet. 6" De la Société Entomologique de Belgique : le Cowpte-retidti de son Assemblée du 4 juillet 1868. 7*^ De la Fédération des sociétés d'horticulture de Belgique : son Bulletin 1866, second fascicule. 8*^ De la Société impériale des naturalistes de Moscou : son Bulletin 1867, n°« 1-2-3. 9° De M. le D^ C. Wiechmann : l'ouvrage intitulé Archiv des Vereiiis der Freunde dcr Naturgeschichte in Meklenburg 21 jahr. 1868. 10" De M. le D' Gentil uomo : son Bullettino malacologico ilaliano anno I, n" 3. 1868. 11" De M. Weyers : polypier du genre Pavonia et coquilles terrestres vivantes de Belgique. 12° De M. Dautzenberg : diverses coquilles exotiques parmi lesquelles une douzaine d'espèces de Partula provenant de la collection de Reeve. 13° De MM. Chevrand et Lambotte : coquilles terrestres et fluviatiles de Cantagallo (Brésil). Des remerciements sont votés aux donateurs Réception de membre correspondant. — Sur la présentation de MM. Lambotte et Weyers, M. Antonio Chevrand, docteur en médecine etc. à Cantagallo (Brésil), est reçu membre correspon- dant de la Société. Lectures. — M. De Malzine donne lecture d'une liste de coquilles qu'il a recueillies à Blankenberghe dans une excursion qu'il vient d'y faire le 12 juillet dernier, savoir ; Mollusques. Donax anatinum Lk. Coramiin. Mactra truncata Mont. Rare. Tellina tennis Dacost. Rare. i solida L. Rare, > fabula Donov. Rare. » stultorum L. Rare. » solidula Pult. Commun. Tapes puUastra Wood, 2 exemp. BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE i868. LVII Cardium ediile L. Commun. Mytilus edulis L. Commun. Ostrea edulis L. 1 exemplaire. Patella Sp. ? 1 exemplaire. Trochus cinerarius L. 1 exemplaire. Bithynia tentaculata Flem. Com- mun. Paludestriiia acuta Drap. 1 exem- plaire. Valvata obtusa Brard. Commun. Littorina littorea L. Commun. » rudis Donov. 10 exem- plaires. Scalaria communis Lk. 6 exem- plaires. Natica monilifera Lk. 7 exemplaires. Purpura lapillus L. 60 exemplaires. Nassa reliculata L. 5 exemplaires. Buccinum undatum L. 16 exem- plaires. Succinea Pfeifferi Rossm. 2 exem- plaires. Hélix carthusiana MùU. 2 exem- plaires. » candidula Stud. 2 exem- plaires » nemoralis L. Plusieurs. Physa acuta Drap. 2 exemplaires morts sur la pl;ige. Espèce nou- velle pour la Faune malacologique de la Belgique et d'autant plus intéressante que je pensais qu'elle ne vivait que dans le midi de la France et dans l'ouest du même pays. ECHINODERMES. Echinolarapas pusillus MûU. 2 exem- plaires. ZOOPHYTES. Spongia ramosa ...? 6 exemplaires. Communications diverses. — M. Ddutzenberg a recueilli à Bruxelles, parmi les plantes etc. provenant du curage du canal de Charleroi, plusieurs exemplaires de la Dreissena cochleata Kickx, espèce considérée jusqu'à ce jour comme vivant seulement dans les eaux salées ou saumàtres, et qui tendrait ainsi à s'ac- climater dans les eaux douces de notre pays comme l'a fait sa congénère la Dreissena polymorpha Pallas. M. Col beau communique une lettre de M. Thielens chargé par M. Môrch de remercier la Société pour sa nomination comme membre correspondant et d'annoncer l'envoi prochain de ses publications. La séance est levée à 4 heures. LVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQIIE DE BELGIQUE. Séance du O Hepleiulirc 1$G$. Présidence de M. Lambotte. Sont présents MM. Van Voi.xem; Seghers; Lecomte; Fon- taine; Lambotte; Hosart ^ Weyers ; Colbeau, secrétaire. M. Dupont fait excuser son absence. M. Lambotte préside la séance en l'absenee de MM. les Pré- sident et vice-Président. * La séance est ouverte à 3 heures. Le procès-verbal de l'Assemblée du 2 août 1S68 est lu et approuvé. Dof/s. — Le secrétaire donne connaissance des dons reçus par la Société depuis sa dernière réunion et déposés sur le bureau. V Annales de la Société médico-cJiirurgicale de Liège. Août 1868. 2° Bulletin de F Académie royale des Sciences de Belgique. Tome 26, n° 7. 3** Bulletin de la Société Vaudoise des Sciences naturelles. N" 59. 4° Bulletin de la Société cdgérienne de Clivicdologie . 1868, n-^' 1, 2, 3. 5*^ Sitzunçs-Berichte der Geselhcha/t Isis. 1868, d°' 4-6. 6° Compte-rendu de l'Assemblée mensuelle de la Société euto- mologique de Belgique, du V août 1868. ( Ces publications adressées en échange de nos Annales par ces Sociétés.) 7° Commentario délia Fauna Flora e Gea del Veneto, par A. Ninni, n° 4, de la part de l'auteur, en échange de nos Annales. S" Trois opuscules de M. Armand Thielens, tirés du Bulle- BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1868. LIX tin de la Société royale de botanique de Belgique, Tome VII ; offert par l'auteur. 9° Journal avec article concernant la Société, offert par M. Colbeau. 10° Annélides. — Don de M. Colbeau. 11° Coquilles marines bivalves de Belgique, environ 40 espèces et variétés. — Don de M. Colbeau. 12° Objets de collection, don de M. de Messemaeker. Des remerciements sont votés aux donateurs. Communication du Conseil. — Le secrétaire prie les membres qui ont préparé quelques travaux pour nos Mémoires de vou- loir bien les déposer avant la fin de l'année 1868, pour qu'ils puissent être insérés dans le Tome III des Annales (année 1868). Présenfatioti et réception de membres correspondants . — Sur la présentation de MM. Weyers et Van Volxem, M. Juan Ro- driguez, directeur de la partie zoolpgique du Musée d'Histoire naturelle de Guatemala, est nommé membre-correspondant de la Société. Lectures. —Le secrétaire fait connaître les principaux articles concernant la malacologie contenus dans les dernières publica- tions parvenues à la Société et déposées en cette séance. Il voudrait que le Bulletin bibliographique des Annales con- tienne l'analyse des ouvrages reçus dans le courant de l'année. — Approbation. A l'occasion du feuilleton du journal Y Etoile belge , du 10 août 1868, intitulé : Projet d'établir un vaste aquarium au Jardin Zoologique de Bruxelles, M. Weyers regrette que l'article ne fasse aucunement mention des délibérations qui ont eu lieu au sujet des aquariums, en diverses réunions de la Société, ainsi que du travail de M. Mller sur le même sujet, publié dans le Tome II de nos Annales. LX SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Commmiications et propositions diverses des membres. — M. Colbeau dépose une liste manuscrite des mollusques acéphales vivants qui ont été signalés jusqu'à ce jour par divers auteurs, à tort ou à raison, comme étant belges. M. Colbeau fait passer sous les yeux de la Société plusieurs coquilles offrant des particularités plus ou moins intéressantes et accompagne leur exhibition des quelques observations suivantes : Il 1° Valves de VAstarte Basierofii Lajonk., inverses. " I, Les valves de cette espèce que je soumets à l'examen de la Société offrent une anomalie très-remarquable : elles sont inverses, c'est-à-dire que les dents de la charnière se trouvent interverties, celles ordinaires de la valve droite étant sur la valve gauche et vice-versa. Cet exemple d'une espèce de sinis- trorsité pour les coquilles bivalves n'est pas extrêmement rare puisque j'ai trouvé six valves dans ce cas parmi une couple de cent provenant du crag rouge de Borsbeek, près d'Anvers, qui m'ont été données par M. J..Weyers. » " 2'* Individus du Fitsus fasciolaroides Nyst, transpercés par un animal à la columelle. „ Il J'ai rencontré dans une centaine d'exemplaires de cette espèce provenant du crag noir d'Edeghem près d'Anvers, que je dois également à M. J. Weyers, quatorze individus portant à la columelle une perforation due évidemment à un animal, peut-être voisin des Serpula, qui semble s'être introduit par là dans la coquille. Tous nos exemplaires sont percés au même endroit, un peu en-dessous du milieu de l'ouverture, près du pli de la columelle, et je n'en ai point vu un seul autre ayant de perforation ailleurs. Je ne m'explique pas par quel instinct l'animal a précisément choisi pour s'introduire, l'un des endroits les plus épais de la coquille. " — M. Van Volxem est d'avis que cet animal n'a pas vécu en parasite, mais qu'il a voulu simplement chercher un refuge et, pour ce motif, choisi l'en- droit de la coquille ayant le plus d'épaisseur. BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1868. LXI " 3*^ Hélix nemoralis Z., subfossile? , avec perforation. •> " L'exemplaire a été trouvé par moi sur les hauteurs de Porest, près de Bruxelles, dans une partie de limon hesbayen paraissant remanié : il conserve quelques portions de son épi- derme qui font grandement douter de sa nature fossile. Cette coquille montre au dernier tour, en face et proche du milieu de l'ouverture, c'est-à-dire à l'endroit oij se trouve situé le cœur de l'animal, une perforation arrondie d'environ 2 millimètres de diamètre, semblable à celles creusées par le Murex erinaceusL., et çà et là sur les tours de spire un assez grand nombre de petites érosions superficielles ou commencements de perforations. Ces sortes d'érosions ne peuvent pas, me semble-t-il, avoir été pro- duites par les eaux; d'un autre côté il me paraît assez difficile de pouvoir supposer qu'elles soient dues ici à un animal marin, et cependant il n'est peut-être guères plus aisé de les attribuer à quelqu'animal d'eau douce ou terrestre. Aujourd'hui en con- statant seulement le fait, je conserve de grands doutes à cet égard, d'autant plus que j'ai vu dans la collection de M. ])e Malzine un individu de la mêmeespèce, recueilli par lui fossile? à Anvers, présentant exactement la même perforation située au même endroit. " — M. Lambotte regarde cette communication comme intéressante, des doutes restant encore sur les causes de remaniement d'une partie du limon hesbayen. " 4° Coquilles univalves prolongées (Tune façon singulière par un crustacé. // /' Les coquilles que j'étale aujourd'hui vis-à-vis de la Société appartiennent aux Nassa reticulata L., Natica monilifera Lam. et Natica nitida Donov. ; elles ont été recueillies sur la plage d'Ostende. Ces coquilles que l'on aurait parfois peine à recon- naître pour appartenir aux espèces citées ont servi de demeure à un crustacé (Pagurus Bernardus) qui leur a donné cet aspect difforme quelles présentent aujourd'hui, à cause de leur ouver- ture triangulaire à péristome continu^ cependant elles sont restées parfaitement intactes et leur prétendue difformité n'est LXII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE DELGIQUE que le fait du crustacé envahisseur, comme il est facile de s'en assurer en enlevant les parties formées par celui-ci qui sont d'une consistance beaucoup moins solide que celle de la coquille elle-même. Les polypiers desséchés du Hydractynea lactea Van Ben., recouvrant les tours de spire et masquant les sutures, contribuent également pour leur part à la singularité de ces coquilles. " M. Weyers parle d'une excursion qu'il à faite dernièrement avec M. Van Volxem à Knocke, extrémité nord de nos côtes, dans laquelle ils ont trouvé un certain nombre de coquilles : \ Hélix asjpersa y était surtout abondante, ainsi que la Pupa perversa {Balea fragilis) . M. Lecomte a trouvé cette année V Hélix aspersa à Lessines où il ne l'avait pas encore vue : il a recueilli dans la Dendre près de la même ville plusieurs Unio et Anodonta, l'une de ces dernières renfermait à l'intérieur une épingle incrustée et recou- verte d'une couche de nacre. M. Colbeau signale la variélé albi?ia Pfeiff de la Clausilia laminaia Mtg., non encore mentionnée comme belge, qui a été trouvée àForest, près de Bruxelles, par M. Ern. VandenBroeck. Sur la proposition de MM. Lecomte et Fontaine, l'Assemblée décide qu'une excursion malacologique aura lieu à Lessines, le 1 1 octobre prochain . La séance est levée à 4 1/2 heures. Séauce du 4 octobre 1S6S. Présidence de M. Rosart. Sont présents : MM. Van Volxem; Rosart; Tiramermans; Weyers ; Colbeau, secrétaire. BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1868. LXIIl M. F. Roffiaen fait excuser son absence. M. Rosart, membre du Conseil, préside la séance en l'absence de MM. les président et vive-président. La séance est ouverte à 3 heures. Le procès- verbal de l'assemblée du 6 septembre 1868 est lu est approuvé. Correspondance. — Le secrétaire donne lecture de diverses lettres de la Smithsonian Institution, de la Société d'histoire naturelle de Boston et de la Société Isis de Dresde, accompa- gnant l'envoi de leurs publications et accusant réception de nos Annales. Bons. — La société a reçu depuis sa dernière assemblée. 1° Annales de la Société médico-chirurgicale de Liège 7™'' année 1868. Septembre. 2° Mémoires de la Société roycde des sciences de Liège: 2*^ série Tome 2. 1867. 3** Annual Beport of ihe Smithsonian Institution for the y car 1866. 4° Memoirs of the natural history Socieiij of Boston. Vol. I, pars 1-2-3. ^^' Proceedings idem, volumes X et XI. 6° Beport s idem, years 1865-1868. V Anmial idem. n° I. 1868-1869. 8° Bulletin de V Académie royale des sciences de Belgique 37^"' année, 2« série Tome 26. n° 8. 9° Benkschriften der naturîvissenschaftlichen Gesellschaft Isis de Dresde. 1860. 10° Sitzungs Berichte idem, années 1861 ; 1863; 1864; 1865; 1866 ; 1867 n°^ 1-3 ; 1868 n°^ 1-3. 11° Compte-rendu de rassemblée de la Société Entomologique de Belgique du 5 septembre 1868. 12° Bulletin de la Société Lnpériale des naturalistes de Mos- cou. 1867. n» 4. LXIV SOGIËTË MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE (Ces diverses publications envoyées par ces Sociétés en échange de nos Annales.) 13° Observation d'un monstre double iléadelphe, par le docteur Eug. Charlier (2 exemplaires), — offert par l'auteur. 14° Erpèlologie, Malacologie et Paléontoloijie des environs du Mont-Blanc, par Venance Payot, — offert par l'auteur., 15° Prodrome d'une description géologique delà Belgique^ par G. Dewalque, — offert par l'auteur. 16° Coquilles uni valves marines des côtes de Belgique, don de M. Colbeau. 17° Coquilles terrestres et fluviatiles de Knocke et de Roche- fort, don de M. Weyers. 18° Coquilles fossiles du grés de Luxembourg, don de M. Van Volxem. Des remerciements sont votés aux donateurs. Le secrétaire dépose pour la bibliothèque un exemplaire des tirés à part des Mémoires de la Société, Tome I, intitulés : Des- crijption d'une espèce fossile de la famille des Vermets, Siphonitim i?igens, par J. Colbeau, et Notes conc/njliologiques, par le docteur A. Senoner, traduites de l'italien par P. Roffiaen. Communications et propositions du Conseil. — Sur la propo- sition du président l'assemblée décide que la séance ordinaire de novembre aura lieu le dimanche 8 au lieu du dimanche 1", à cause de la fête de la Toussaint. Il est également décidé que le départ de la Société pour l'excursion du 11 courant, à Lessines, aura lieu de Bruxelles par le premier train de la station du Nord. Le président engage instamment les membres qui auraient préparé quelques travaux pour les Annales, à vouloir les présenter à l'une des séances de l'année 1868 afin qu'ils puissent être insérés dans le Tome III (1868) actuellement en voie de rédaction. Lectures. — Le secrétaire donne lecture du relevé des articles BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1868. LXV sur la Malacologie contenus dans les diverses publications par- venues à la Société depuis sa séance du 6 septembre. M. Colbeaulit la petite communication suivante : // Quelques-uns de nos collègues seront peut-être désireux // d'apprendre où ils peuvent s'approvisionner aisément de plu- // sieurs de nos Mollusques. Dans le but de leur être agréable " voici la liste des principales espèces recueillies dans deux // petites excursions que j'ai faites en septembre dernier, l'une H le 22 à Rouge-Cloître, l'autre le 25 à Namur. // Limax marginatus MûU. — Commun sous les pierres aux // environs de Namur dans les carrières des Fonds-d'Arquet et // sur les coteaux garnis de broussailles contre la route de Hannut. // Zonites 7iitidus MûU. — Rouge-Cloître, le long du mur // de la teinturerie par milliers dans les feuilles mortes. // Z. cellarius Miill. — Commun aux Fonds-d'Arquet près de ;/ Namur et à Rou2;e-CIoître le Ions: des murs de la teinturerie. // z. niiidulus Drap. — Rouge-Cloître, commun avec l'espèce // précédente. // Reliœ rotundata Miill. — Très commune à Rouge-Cloître /; au même endroit, et à Namur sous les pierres aux Fonds- // d'Arquet. /' H, obvoluta MûU. — Assez commune sous les pierres vers // Lives près de Namur, le long de la route de Liège au pied " des montagnes boisées. I, H. lapicida L. — Commune sur les rochers au mêmes // endroits que Vobvoliiia. Il H. acideata MûU. — Une dixaine d'individus à Rouge- " Cloître, à l'entrée de la route de Wavre dans la forêt de Soigne /' sous les femlles mortes au pied des gazons dans un endroit sec. " H. rupestris Drap. — Abondante dans certaines petites n crevasses des rochers, vers Lives. // H.fncticum MûU. — Dans les haies, les buissons de ronces " près de Lives ; commune. LXVI SOCIÉTÉ MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE. Il H. incarnaia MûU. — Commune au pied des broussailles // de la forêt de Soigne, à Rouge- Cloître, contre la teinturerie. // //. concimia ? Jeffr. — Plus ou moins abondante aux envi- // rons de Namur sous les pierres, sur les orties, etc. aux // Fonds-d'Arquet, à Lives etc. // //. unifaaciata Poir. — Extrêmement commune à Namur // sur les coteaux arides, contre la route de Hannut, sur les // tiges sèches des gazons etc. // H. mc^^nwzMûll. —* Commune vers Lives dans les gazons " secs etc. // Clamilia parvula Stud. — Extrêmement abondante aux // environs de Namur, aux Fonds-d'Arquet. // Fupa avenacea Brug. — Abondante sur les petits rochers // à l'extrémité des coteaux des Fonds-d'Arquet. // P. secale Drap. — Commune aux Fonds-d'Arquet sous les // pierres. " P. cylindracea Da Cost. — Commune près de Namur le // long de la route de Hannut, sous les pierres, les feuilles mortes Il dans les broussailles. // Vertigo muscorum Drap. — Ne paraît pas bien rare aux // Fonds-d'Arquet dans la terre sous les pierres, les mousses etc. " Cyclostoma elegans Mùll. — Extrêmement abondant à /; Namur dans les broussailles contre la route de Hannut, ram- // pant sur les feuilles mortes, sur le gazon etc. // Paludina contecia Milî. var. Seghersi J. Colbeau. — // Commune dans les étangs de Rouge-Cloître. » M. Colbeau donne ensuite lecture d'une liste des Mollusques céphalés cités jusqu'à ce jour comme étant belges, et dépose cette liste. Communications et propositions diverses des membres. M. Weyers annonce son intention de rendre compte d'un tra- vail de M. Lewis, sur la recherche etc. des Mollusques terrestres et fluviatiles, inséré dans VAnnual Reportât la Smithsonian Insti- BULLETIN DES SÉANCES — ANNEE 1868. LXVII tution : il se propose de faire connaître en même temps les divers procédés usités en notre pays etc.^ il prie Messieurs les membres de vouloir bien lui communiquer ceux qu'ils emploient de préférence. M. Timmermans fait passer sous les. yeux de la Société diverses variétés remarquables de l'Hélix nemoralis, entr'autres plu- sieurs exemplaires blancs à bandes transparentes et à bouche blanche provenant de Hennuyères, et des H. hortensis de Namur, rouges à bandes rouges transparentes. M. Colbeau fait connaître très sommairement les résultats malacologiques du voyage de M. Roffiaen eu Suisse : la quantité de coquilles terrestres recueillies est très considérable et se monte à plusieurs milliers d'échantillons. — L'assemblée désirerait que M. Roffiaen fit à ce sujet une communication à la Société. La séance est levée à 4 1/2 heures. séance du S novembre ISOS. Présidence de M. le comte de Robiano. La séance est ouverte à 2 1/2 heures. Sont présents : MM. de Robiano, président; Funck, membre honoraire; Roffiaen; Van Volxem ; Miller ; De Malzine ; Rosart; Seghers ; Weyers ; Lambotte ; Timmermans ; Colbeau, secrétaire. MM. Lecomte et Dupont font savoir qu'ils se trouvent dans l'impossibilité d'assister à l'Assemblée. Le procès-verbal de la séance du 4 octobre 1868 est lu et approuvé. Dons. — Le secrétaire donne connaissance des dons et envois reçus par la Société, savoir : LXVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 1° Atii délia Socieia cli acclmazione in Sicilia, de Palerme Tome VIII, n» 7-8. 2° Jahrbuch cler K.Ii. geoloijisclien ReicJisansialt , de Vienne XVIII Band. n» 3. 30 yerhandlimgen der K.K. geologischen Reichsanstalt, de Vienne 1868. n° 7-10. 4° Bulletin de la Société royale de Botanique de Belgique, Tome VI, n° 3 et Tome VII, n° 1. 5** Cowpte-Rendu de l'assemblée générale de la Société Ento- mologique de Belgique du 27 septembre 1868. (Envois de ces diverses Sociétés savantes en échange des Annales.) 6° Bulletino Malacologico italiano, par le D' Camillo Genti- luomo. 1868, n° 4. (Don de l'auteur.) 7" Catalogue n° 21 (octobre 1868) des livres d'histoire natu- relle de Savy, à Paris. S'' Succinea recueillies en Belgique (32 cartons), et quelques variétés des Hélix aspersa et pomatia également de Belgique (Don de M. Colbeau). 9° Quelques coquilles marines des côtes de Belgique (M. Mes- semaeker) . 10'' Échantillons du Limax cinereo niger Sturm, recueillis en Styrie (M. Lecomte). 11° Coquilles terrestres de Gastein (Autriche), (M. de Robiano) . Des remerciements sont votés aux donateurs. Le secrétaire dépose pour la bibliothèque trois exemplaires des Atinales de la Société Malacologique de Belgique, Tome I. Communications et propositions du Conseil. — Le président rappelle que l'époque de l'excursion de la Société à Nieuport doit être fixée à l'une des séances de 1868. Sur la proposition de M. Colbeau, cette époque est fixée, BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1868. LXIX après quelques observatious, aux jours de Pâques (28 et 29 mars 1869). Les membres de la Société en seront prévenus par circulaire en temps utile. Le rendez-vous général aura lieu à Nieuport, à l'hôtel qui sera choisi, le 28 mars dans la matinée, après l'arrivée du premier train de Bruxelles. Le secrétaire est chargé de l'organisation de cette excursion. Le président consulte ensuite l'Assemblée sur le prix auquel le Tome I des Annales de la Société sera livré au commerce. Après plusieurs observations présentées par différents mem- bres, l'Assemblée est d'avis que ce tome I devrait être porté à 12 francs et celui des Bulletins seuls du même tome à 5 francs avec réduction d'un tiers pour les membres de la Société. Il est entendu que ce volume sera distribué aux membres ayant acquitté la cotisation due pour l'une des trois premières années d'existence de la Société. Hapports et lectures. — Le secrétaire donne connaissance des articles concernant la Malacologie contenus dans les publications parvenues en dernier lieu à la société. M. Colbeau fait un rapport verbal sur l'excursion du 11 oc- tobre à Lessines, à laquelle ont pris part MM. Colbeau, Fon- taine, Lecomte, Roffiaen, Van Volxem, Weyers. Cette excur- sion dirigée par MM. Lecomte et Fontaine (i) a été des plus agréables et a produit des résultats avantageux. Les recherches se sont portées d'abord dans les prairies le long de la Dendre entre Lessines et Papignies, puis ensuite et surtout dans le massif des terrains porphyriques, creusé d'immenses carrières et renfermant quelques petits étangs, but principal de l'excursion, ce massif étant pour ainsi dire le seul représentant de ce terrain en Belgique. (i) Que MM. Lecomte et Fontaine reçoivent ici encore tous nos remercie- ments pour la réception si amicale qu'ils nous ont faite et pour l'obligeance qu'ils ont mise à nous conduire aux endroits les plus intéressants. LXX SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE M. Colbeau dépose la liste suivante des espèces recueillies : « EXCURSION DU 11 OCTOBRE 1868 A LESSINES ET A PAPIGNIES. « LISTE DES ESPÈCES RECUEILLIES. Succinea putris L. — Quelques exemplaires dans les prairies vers Papignies. 8. ohlo7iça Drap. — Sous les pierres dans les gazons secs près des carrières porphyriques. Zonites cellariiis Mûll. — Commun sous les haies à Les- sinnes. Z. nitidulus Drap. — Sous une haie près des carrières. Hélix Totundata MùU. — Commune sous les haies à Lessines. H. costata'M.ixW. ^ ^\ . pidchella Mûll. — Sous les pierres dans les gazons secs près des carrières. H. nemoralis L. — Commune dans les haies etc. à Lessines : variétés diverses. Un grand nombre d'individus se trouvaient accouplés. Nous avons recueilli une vingtaine d'exemplaires d'une très belle variété jaune à bandes transparentes jaunes et à péristome blanc. H. hispidah. — Commune sous les haies, dans les touffes d'orties etc., à Lessines. Bulimus obscurus Mûll. — Lessines, dans les haies au pied des souches. B. siibcylindriciis L. — Prairies vers Papignies. Chmsilia hiplicata Leach. — Très commune à Lessines sous les haies. Vertic/o pygmœa Drap. — Prairies humides vers Papignies et endroits secs près des carrières. Planorhis carinatas Mull. — Fossés des prairies le long de la Dendre, vers Papignies. P. contortus L. — Fossés des prairies vers Papignies. BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1868. LXXI P. corneus L. — Fossés des prairies vers Papignies et étangs dans les anciennes carrières abandonnées. Commun. Phi/safo7itmalislj. — Quelques exemplaires dans l'étang des carrières. Limnœa glutinosa MûU. — Quelques exemplaires dans le même étang. L. limosa L. — Fossés dans les prairies vers Papignies et étang des carrières. Peu abondant. L. stagnalis L. — Assez commun dans l'étang des carrières. L. palustris Miill. — Fossés dans les prairies vers Papignies. Bythinia tentaculata L. — Très commune dans l'étang des carrières. Paludina conteda Millet. — Fossés des prairies vers Papi- gnies. Cyclas cornea L. — Très commune dans l'étang des carrières. Il est ensuite donné lecture de la notice suivante adressée à la Société par M. Théoph. Lecomte : « MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES RECUEILLIS AUX ENVIRONS DE LESSINES PAR THÉOPHILE LECOMTE. 1° Vitri7ia major Fér. — Sous les feuilles mortes dans les bois, à Bois-de-Lessines. Rare. 2° Id. pellucida MûU. — Houraing (hameau de Lessines), Ghoy et Papignies, sous les haies. S*" Succinea put ris Flem. — Très commune à Kenimont (hameau de Lessines) le long du ruisseau dit Pieu d'Ancre. 4° Id. Var. niffro limbata. — Plus petite que le type, ^^lus pale, V ouverture finement bordée de noir ainsi que la suture du dernier tour. Très commune à Houraing le long d'un fossé dans une prairie. 5° Id. oblonga Drap. — Peu commune à Papignies. LXXH SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. 6° Zo7nfest ccJIarms Mïill. — Très commun partout dans les liaics, au pied des murs, dans les jardins. 7° Id. crisfal/iîiHsLench. — RarcàPapignics sous les pierres. 8° Nelix rotiindata Mûll. — Commune à Lessines sous les pierres, au pied des murs. 9° M. fmlcheïla Drap. — ■ Commune à Papignies sous les pierres. 10° Id. cosfata Mûll. — Commune à Papignies avec la pré- cédente. 11° Id. nemoralis L. — Très commune dans tous les environs, surtout dans lesjardins. Variétés très nombreuses : celle à péris- tome blanc (non H. liortensis), commune dans une prairie à Houraing. 12° Id. aspersa Mûll. — Rare, à Lessines dans les jardins. 13° Id. Jiispida L. — Très commune à Lessines, sous l'herbe. 14° Cionella luhrica JefFr. — Commune à Lessines sous l'herbe. 15° AcJiatina acicula Lam. — Rare, à Papignies. 16° Bulimus obscur us Drap. — Très commun à Ghoy près de Lessines; Houraing. 17° Clausilia 7iigncans Jeffr. — Commune à Houraing au pied des arbres. 18° Id. biplicata Leacli. — Très commune à Lessines, Hou- raing, au pied des murs et des arbres, sous les haies et sous l'herbe. 19° Vertigo pygmœa Fér. — Assez commun à Lessines et à Papignies sous les pierres. 20° Id. sepfemdentata Fér. — Commun avec le précédent. 21° Carychiimi minimum Mûll. — Commun à Lessines et à Pagignies sous les morceaux de bois et les pierres. 22° Planorbis nitidus Mûll. — Houraing et Papignies, fossés des prairies. 23° Id. marrjinatus Drap. — Rare, à Houraing, Papignies, dans les fossés des prairies. BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1868. LXXIII 24° Id. carinatus Mûll. — Commun à Houraing, Papignies, dans les fossés des prairies. 25° Id. vorteœ Mûll. — Très commun à Houraing, Papignies, dans les fossés des prairies. 26° Id. rotundatus Poir. — Hour;aing et Papignies, ruisseaux des prairies. 27° Id. contortus Mûll. — Rare, à Papignies. 28° Id. corneusT)ï2i'^. — Très commun àLessines, Houraing, Papignies, dans les carrières abandonnées, les fossés des prairies. 29° Pltym fontinalis Drap. — Commune à Houraing, Papi- gnies, dans les fossés des prairies. 30° limnœa glahra Mûll. — Commune à Papignies, prairie marécageuse; Lessines. 31° Id. gluiinosa Drap. — Très commune à Lessines, carrière abandonnée. 32° Id. auricidaria Drap. — Très commune à Houraing, Papignies, dans les fossés des prairies. 33° Id. peregra Ziegl. — Très commune à Papignies, prairie marécageuse. 34° Id. stagnalis Lam. — Très commune à Lessines, Hou- raing, Papignies, carrières abandonnées, fossés des prairies. 35° Id. palastris Drap. — Commune à Papignies, prairies marécageuses. 36° Id.YâY. minor Drap. — Commune à Houraing, fossés des prairies. 37° Id, minuta Drap. — Commune à Houraing, dans un fossé des champs. 38° A7icylas Jliœiatilis Mûll. — Commun à Papignies dans le ruisseau de Trainpont. 39° Bythinia leacJiii Shepp. — Papignies. M. Frauenfeld, qui a vu nos exemplaires, les rapporte à sa Bythinia meridionalis . 40° Id. teulaculata Stein. — Très commune à Lessines, PIou- raing, Papignies, carrières abandonnées, fossés des prairies, la Dendre. LXXIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQIIE DE BELGIQUE 41° Paludina contecta Millet. — Commune à Lessines, Papi- gnies, Houraing, fossés des prairies, la Dendre. 42*^ Id. vivipara L. — Commune à Houraing, Papignies, dans les fossés des prairies, la Dendre. 43° Valvata piscinalis Mûll. — Peu commune à Houraing, Papignies. 44° Nerifajluviatilis L. — Très commune à Papignies, à un endroit très rapide de la Dendre. 45° Anodo7ita cygnea L. — Très commune à Papignies, dans une emprise faite pour le chemin de fer. 46° Id. Id. Var. ? — Très commune avec la précédente. Cette Anodonte n'est peut-être qu'une variété de l'Anodonta cygnea, mais l'écaillé est d'une nuance plus brune et est plus forte, plus solide, et les stries sont moins ondulées et plus tranchées. 47° Id. coînplanata Ziegl. — La Dendre, à Lessines. Rare. 48° Id. variabilis Drap. — Très commune à Lessines, Hou- raing, Papignies, dans la Dendre. 49° Vnio batavus Nills. — Commun à Houraing dans la Dendre. Exemplaires de grande taille (65 à 70 millimètres), de formeovale, à sommets rugueux non rongés; d'un brun jaunâtre, postérieurement à rayons verts plus ou moins nombreux, liga- ment jaunâtre; dents de la charnière d'épaisseur moyenne, etc. Ces exemplaires pourraient peut-être constituer une variété que je proposerais de nommer Var. Fontainei. 50° Id. pictorum L. — Très commun à Lessines, Houraing, Papignies, dans la Dendre. 51° Id. tumidus Philippss. — Très commun à Houraing dans la Dendre. Exemplaires très grands dans l'emprise du chemin de fer à Papignies. 52° Ctjclas rivicola Leach, -— Très commune à Houraing dans la Dendre. 53° Id. cornea Lam. — Très commune à Lessines, Houraing, BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1868. LXXV Papignies, dans la Dendre, les fossés des prairies, les carrières abandonnées. 54° Dreissena polymorpha Van Bened. — Rare, dans la Dendre au pont d'Houraing. M. Colbeau mentionne ensuite quelques autres espèces prove- nant également des environs de Lessines, prairies vers Papignies, qui lui ont été envoyées par M. C. Fontaine en 1864 (i), et qui ne se trouvent pas citées dans les deux listes qui précèdent, ce sont : Saccinea eleçans Risso ^ Succinea arenaria Bouch. ; Zonites nitidus Miill.; Hélix sericea Mùll., var. Fontainei J. Colb.: Planor bis font anus Ligcht.; Planorbis albus Mûll.; Physa hyp- norum L.; Limnœa iruncaiula Mûll., var. miuima J. Colb.; Valvata cristaki Mùll. ; Pisidium Hensloivanvm SheTp'p. iPisidiitm iumiicum Mûll,; Pisidium pusilluni Gmel.: Cyclas cornea L., var. nucleus Stud. M. Weyers dépose un travail sur la recherche des coquilles terrestres et d'eau douce, traduit en majeure partie d'un article du D" James Lewis de Mohawk (New- York), inséré dans les publications de la Smithsonian Institution : il destine ce travail au Bulletin de la Société et en donnera lecture à la prochaine séance. M. Roffiaen fait part, ainsi qu'il suit, des résultats malacolo- giques du voyage qu'il a fait cet été en Suisse. // Messieurs, // Avant mon départ pour la Suisse, au commencement du mois de juin dernier, la Société, désirant étendre ses relations avec les diverses associations scientifiques de la République (i) Ces espèces reçues de M. Fontaine se trouvent énumérées dans la Liste des Mollusques terrestres et fluviatiles du Hainaut insérée page 75 et suivantes des Mémoires de lu Société, Tome I. LXXVI SOCIËTË MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Helvétique, s'occupant comme elle de l'étude d'une branche quelconque de l'histoire naturelle, m'a remis à cet effet une délégation auprès de ces sociétés, quoique j'eusse prévenu mes collègues que mon voyage, ayant principalement un but d'études artistiques dans les régions alpestres, il se pourrait qu'il me fût impossible de m'arrêter dans les villes sièges de ces sociétés. C'est, en effet, ce qui est arrivé ; j'ai passé les quatre mois de mon voyage dans les montagnes et j'ai le regret de vous annon- cer que je n'ai pu me rendre utile à la Société de la manière qu'elle l'avait espéré. // Toutefois, en passant par Chamonix, j'ai fait la rencontre d'un naturaliste, M. Venance Payot, qui a fait des études mala- cologiques dans la région du Mont-Blanc et qui m'a remis pour la Société un exemplaire de sa brochure Erpétologie , Malacolo- gie et Paléontolof/ie des environs dit Mont-Blanc, laquelle a été déposée à notre dernière séance. M. Payot, habitant Chamonix, pourrait rendre de grands services à la malacologie par l'étude plus approfondie de ces contrées difficiles à aborder ; malheureu- sement retenu chez lui en été par ses affaires, il n'a guère sa liberté que dans la saison où les excursions sont presqu'impos- sibles dans ces contrées élevées. // J'ai aussi pris des informations un peu partout sur les sociétés scientifiques existant en Suisse et ai pu recueillir çà et là quelques renseignements que j'ai communiqués à notre secré- taire afin qu'il puisse les utiliser lorsque la Société se décidera à nouer directement des relations avec les sociétés suisses. n En compensation du maigre résultat de la mission que la Société m'avait confiée, mon séjour en dehors des villes m'a permis, d'un autre côté, de recueillir un plus grand nombre de coquilles et, sous ce rapport, je ne puis réellement pas me plain- dre, mes récoltes ont été fructueuses et plusieurs de mes décou- vertes m'ont paru assez intéressantes pour en faire l'objet d'une communication à la Société. J'ai donc dressé la liste générale BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1868. LXXVII des espèces que j'ai recueillies en Suisse, et j'ai l'honneur de la déposer aujourd'hui. „ Sont nommés commissaires pour examiner le travail de M.Rof- fiaen, MM. Van Volxem, De Malzine, Colbeau. Communications et proposiiions diverses des membres. — M. Roffiaen expose les coquilles qu'il a rapportées de la Suisse, au nombre de plusieurs milliers et promet d'en déposer dans les collections de la Société. — Remerciements. M. de Robiano n'a pas été heureux dans les recherches mala- cologiques qu'il a faites cette année à Gastein (Autriche) ; il croit que la localité n'est pas bien riche- sous ce rapport. \J Hélix fœtens Stud. est la seule espèce qu'il y a recueillie offrant quel- qu'intérêt. Vers la mi -septembre il a observé à Eltville, sur les bords du Rhin, un grand nombre à'Heiiv pom.atia accouplées : ces accou- plements à une époque tardive doivent être attribués, pense-t-il, aux chaleurs excessives et à la grande sécheresse qui ont régné pendant l'été. M. Timmermans montre diverses variétés intéressantes de V Hélix nemoralis trouvées autour de Bruxelles, entr'autres la variété n° 5, jaune, à bandes jaunes transparentes et à péristome blanc. M. Weyers montre un Pisidium (P. cazertanumVoYi, var. lenficulare Dupuy) qu'il a recueilli à Calmpthout dans un étang au milieu de la bruyère. Cette découverte est doublement inté- ressante, la variété étant nouvelle pour notre faune, et les étangs de la bruyère de Calmpthout n'ayant, jusqu'à ce jour, offert aucune espèce de mollusque lors des recherches faites différentes fois par plusieurs de nos membres. M. Funck annonce que le projet qu'il nourrissait depuis longtemps d'établir au Jardin zoologique un vaste aquarium, LXXVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE projet dont il a déjà parlé à la Société, est sur le point de se réaliser ; une bonne partie des fonds nécessaires à son établisse- ment étant dès maintenant souscrits. Il espère que l'on pourra commencer les travaux avant la fin de cette année. Le construc- teur dont il s'est assuré l'entreprise à des conditions exception- nellement avantageuses est un homme d'expérience en ce genre de constructions et son concours permettra de réaliser le projet avec des dépenses relativement beaucoup moins élevées. M. Funck s'est livré depuis quelque temps à de nouvelles études sur les aquariums, a visité les principaux établis en Europe, et voulant joindre la pratique à la théorie a séjourné plusieurs semaines à Hambourg, s'occupant par lui-même de l'entretien des aquariums qui y sont établis. Malgré cela, il ne doute point qu'il puisse lui avoir échappé bien des observations et qu'il puisse avoir besoin encore de l'aide et des conseils des personnes qui se sont occupées également delà question, pour ce qui concerne l'organisation et l'entretien des bassins de l'aqua- rium. Il compte donc à cet égard sur le concours des membres de la Société malacologique et en particulier sur M. Miller qui a publié dans ses Annales des considérations sur les aquarium offrant un grand intérêt et dont il se propose de tenir compte. Il est persuadé que l'aquarium rendra de grands services à la Société zoologique, à la Société malacologique ainsi qu'à la science en général. Il met les aquarium à la disposition des membres de la Société malacologique pour leurs études. Il se félicite de la réussite de son projet qui donnera plus d'impor- tance à la partie scientifique de la Société de zoologie. M. le Président , comme organe de la Société , félicite M. Funck de ses efforts qu'il n'a cessé de faire pour l'avance- ment de la science et de sa persévérance à poursuivre son projet de doter le Jardin zoologique de Bruxelles d'un aquarium mo- dèle : il fait des vœux pour que ce projet soit promptement réalisé. Il le remercie pour ce qu'il ouvre l'accès des aquarium aux membres de la Société malacologique pour y poursuivre BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1868. LXXIX leurs études. Des conseils et l'aide de la Société pourront peut- être lui être utiles : la Société s'empressera de lui faciliter sa tâche autant qu'il sera en son pouvoir; elle pourra toujours, dès maintenant, éclairer le public sur tous les avantages qui peuvent être retirés des aquarium. — Applaudissements. M. Miller remercie également M. Funck pour les paroles qu'il a prononcées à son égard : il sera toujours personnellement heureux de pouvoir, à l'occasion, coopérer au but scientifique que M. Funck se propose d'atteindre. La séance est levée à 5 heures. Séance du 6 décembre ISOS. Présidence de M. de Robiano. La séance est ouverte à 2 1/2 heures. Sont présents : MM. de Robiano, président ; Funck, membre honoraire ; De Malzine :, Fontaine ; Rosart ; Roffiaen ; Lambotte ; Lecomte ^ Weyers; de Sélys-Longchamps; Van Volxem ; Col- beau, secrétaire. MM. Thielens, Lanszweert, Loumyer, Staes, font excuser leur absence. Le procès-verbal de la séance du 8 novembre 1868 est la et approuvé. Correspondance. — La Société a reçu les lettres suivantes ; 1. De M. leD' J. G. Hidalgo, de Madrid, annonçant l'envoi de publications et de collections conchyliologiques à la Société. 2. De M. le D^ C. Gentiluomo, de Fisc, s'ofirantà demander LXXX SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE à des sociétés savantes de l'Italie d'entrer en relations avec notre Société, etc. — L'offre de M. C. Gentiluomo est acceptée avec reconnaissance. 3. De M. T. Cousin, de Mons, regrettant de ne pouvoir pré- senter la notice qu'il avait promise pour nos Annales sur les fossiles des divers terrains du Hainaut, un mémoire ayant paru entretemps sur cette question. Bons. — La Société a reçu : 1. Annales de la Société médico clàrurr/iccde deTÂége, octobre et novembre 1868. 2. Journal de Conchyliologie de MM. Crosse et Fischer, 3*^ sé- rie, t. VI, 1866. 3. Comjjte rendu de V assemblée de la Société entomoloffique de Belgique, du 3 octobre 1868 et idem du 7 novembre 1868. 4. Bulletin de V Académie royale des sciences de Belgique, 37« année, 2e série, t. XXVI, n°^ 9 et 10. 5. Publication de la Société des Amis des sciences naturelles de Rouen, l''« année, 1865. 6. Atti délia Societa di acclimazione in Sicilia, t. VIII, n°^ 9 et 10, septembre et octobre 1868. 7 . Bulletin de la Société algérienne de climatologie ^ 3^ année, 1866, n°« 4, 5,6 et 4*= année, 1867, n°« 1, 2, 3. 8. Annales de la Société phytologique et 7nicrographiquc de Belgique, t. I, livr. XIII et XIV. (Ces diverses publications reçues en échange des Annales de la Société.) 9. Instrument pour extraire l'animal des coquilles spiralées ; don de M. Roffiaen. 10. Collection de coquilles vivantes des environs deLessines; idem de Vienne ; coquilles subfossiles de Papignies et de Rebaix ^ diverses coquilles marines, etc.; don de M. Lecomte. 11. Collection des Polypiers flexibles des côtes de Belgique, offerte par M. Lanszweert. BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 18G8. LXXXl 12. Poulpe de la mer du Nord (Oclopus vulgaris), offert par M. Funck. 13. Fossile Jurassique du duché de Brunswick (Trigonia costata), don de M. deRobiano. 14. Monstruosités diverses des Hélix nemoralis, aspersa et pomatia, don de M. Roffiaen. Des remerciements sont votés aux donateurs. Le secrétaire dépose pour la bibliothèque un exemplaire des tirés à part des Annales : Excursions et découvertes vialacolo- giqiies, etc., par Jules Colbeau et Acclimatation constatée des Hélix vermiculata et candidissima dans le nord de la France, par Ch. Lallemant. Communication du Conseil. — M. le Président annonce que le Conseil, dans sa séance de ce jour, a reçu au nombre des membres effectifs de la Société M. Robert Lawley, conchyliolo- giste, à Montecchio (Toscane). Il annonce ensuite avoir reçu la démission de membre donnée par M. l'abbé Michot. Présentation de travaux pour les Annales. — Le secrétaire dépose un travail manuscrit de M. Ch. Lallemant, membre correspondant, sur la malacologie de l'Algérie. Ce travail com- plète celui présenté par le même membre à la séance du P' dé- cembre 1867. — Sont nommés commissaires ; MM. Lambotte, De Malzine, Colbeau. Le secrétaire dépose ensuite, au nom de M. Ed. Lanszweert, la liste des Radiaires de la Belgique. — Commissaires : MM. Funck, Lambotte, Van Volxem. M. Colbeau présente une liste critique des mollusques vivants cités jusqu'à ce jour comme étant belges, accompagnée de trois planches représentant des espèces et variétés non encore figu- rées. Ce travail est le développement des listes qu'il a présen- tées aux séances du 6 septembre et du 4 octobre de cette année. — Commissaires : MM. Weyers, Roffiaen, Lecomte. LXXXII SOCIÉTÉ MâLÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE M. Rofïiaen dépose le dessin d'une planche à joindre à la notice qu'il a remise à la séance du 8 novembre dernier sur ses découvertes malaeologiques en Suisse. M. Lambotte rappelle la promesse qu'il a faite de donner cette année un mémoire sur le système nerveux des mollusques : il n"a pu malheureusement le terminer pour aujourd'hui mais il compte qu'il le sera dans quelques jours ; pour que ce travail puisse paraître dans le tome III des Annales (année 1868) il prie l'assemblée de vouloir le considérer comme présenté en cette séance, et de nommer une commission chargée de l'examiner et de faire un rapport à la séance de janvier 1869. — L'assemblée admettant la demande de M. Lambotte, nomme commissaires MM. Funck, Dewalque, Dr Eug. Charlier. Lectures. — Le secrétaire fait connaître le résumé des articles malaeologiques contenus dans les publications reçues par la Société depuis sa dernière réunion. M. RofHaen donne lecture de la communication suivante sur quelques essais qu'il a tentés sur des Hélix pour obtenir la forme scalaire : " Lorsque j'ai trouvé à Tervueren le magnifique exemplaire d'PIelix hortensis scalaire que je vous ai soumis dans une de nos séances de l'été 1867, je me suis demandé quelle pouvait être la cause non pas de cette monstruosité, car il m'est impossible de donner ce nom à une coquille d'une forme et d'une régularité qui charmerait l'œil le plus difficile, mais de cette conformation anormale si en dehors du type constamment observé. // J'avais cru trouver cette cause dans un obstacle quelconque apporté à la marche de l'animal quand il était encore très- jeune , un emprisonnement par exemple entre l'écorce d'un arbre, etc. ; le besoin de la liberté et de la nourriture forçant le mollusque à changer son mode de croissance pour sortir de BULLETIN DES SËANCES — ANNÉE 1868. LXXXIIl cet emprisonnement, il devait une fois en liberté continuer, selon moi, à grandir dans le sens que la nécessité lui avait d'abord imposé. " J'ai voulu, pour me rendre un compte plus exact de ce développement anormal, et pour justifier ma manière de voir, tenter quelques essais. Ils ont été bien longs car ils ont demandé plus d'une année de patience, et malheureusement je dois le dire, ils n'ont abouti qu'à un fiasco complet. Je n'ai obtenu que les monstruosités (dans toute la force du terme) que j'ai l'honneur de vous offrir aujourd'hui. " Voici comment j'ai procédé : pendant l'été 1867 et surtout à l'arrière saison, j'ai recueilli un grand nombre d'exemplaires non adultes et très-jeunes des Hélix aspersa et nemoralis; à l'ouverture de la bouche et sur la place où le prolongement de la spire devait se rattacher, j'ai coulé une couche de plâtre qui une fois sec, ne pouvait plus permettre à l'animal d'attacher l'accroissement de son test sur le tour de spire précédent. /; Je m'étais dit que l'animal forcé, pour croître, de franchir cet obstacle, continuerait, après l'avoir franchi, à grandir en dehors de ses lois naturelles. Pas du tout. D'abord j'ai perdu quantité d'exemplaires qui n'ont pu résister à cet excès de générosité de ma part, ensuite presque tous ceux qui ont sur- vécu ont, après avoir franchi l'obstacle, rattaché leur spire comme précédemment: quelques-uns seulement, et ce sont les plus laids, ont pris un aspect scalaire dans la partie rapprochée du péristome. // Bref, je me suis trompé dans mes suppositions et il faut chercher ailleurs la cause de la forme scalaire chez les Hélix. Je crois aujourd'hui que c'est le relâchement ou le raccourcisse- ment d'un muscle par un accident quelconque qui seul peut leur donner cet habit en dehors de la coupe officielle. Il Toutefois malgré mes essais infructueux, je considère ces expériences comme pouvant intéresser la Société et avoir même LXXXIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE une certaine utilité en ce qu'elles peuvent faire faire un pas pour l'explication de la cause du phénomène. » M. Weyers donne lecture du travail suivant qu'il a déposé à la séance du 8 novembre dernier : '/ En parcourant dernièrement le volume : „ Smithsonian report for 1866, «que la célèbre institution américaine a gracieusement envoyé à notre Société, j'ai trouvé un article fort intéressant de M. leD"^ James Lewis de Mohawk, N. Y. qui, en quelques pages, a condensé et réuni tous les renseignements désirables pour recueillir et collectionner les coquilles d'eau douce et terrestres des Etats-Unis. " Ces pages empreintes de cet esprit pratique et utilitaire qui est un des caractères les plus distinctifs de la grande famille anglo-saxonne ont dû être d'une grande utilité pour les mala- cologues américains. Comme les conditions climatériques des États-Unis et des contrées que nous habitons sont à peu près les mêmes et que de plus la plupart des genres sont analogues et parfois même communs aux deux continents, j'ai cru qu'il y aurait quelque avantage et quelque utilité pour mes collègues de leur rendre familier le travail de M. le Id^ James Lewis, en leur en offrant la traduction qui, probablement, leur indiquera quelques moyens nouveaux et rendra plus faciles leurs recher- ches malacologiques. " Instructions pour recueillir et collectionner les coquilles terrestres ET d'eau douce par M. le D' James Lewis, de Mohawk. N. Y. Explorations. Avant que le collecteur puisse se mettre en campagne avec quelque certitude quant aux résultats qu'il attend de ses travaux, il peut être nécessaire pour lui de s'assurer d'abord, si dans la contrée environnante, il y a assez de coquilles pour l'encourager BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1868. LXXXV dans son entreprise. Il trouvera généralement que les parties du pays qui ont un sol sablonneux sec ne sont pas favorables à la production des mollusques. Les régions dans lesquelles les sapins abondent ont une réputation proverbiale sous ce rapport, et là les efforts du collecteur sont d'habitude pauvrement récompensés. Les meilleures conditions pour la production des mollusques se rencontrent dans les sols humides d'alluvions des terrains calcaires. Ceci est plus particulièrement vrai en ce qui regarde les coquilles terrestres ; les espèces aquatiques sont également soumises à des influences de même nature par la constitution du sol, mais cependant d'une manière moins apparente. On remarquera invariablement que les eaux qui sont pauvres en sels calcaires ne produisent pas des coquilles aussi parfaites ni en aussi grande abondance que celles qui sont saturées de cette substance. Coquilles terrestres. A peu d'exceptions près, qui n'ont trait qu'aux plus petites espèces et aussi à quelques-unes qui ont des habitudes semi- aquatiques, les coquilles terrestres de nos contrées se rencon- trent le plus abondamment dans les régions d'alluvions boisées, où, pendant le jour, on les trouve cachées sous des fragments d'arbres abattus, des morceaux d'écorces, des éclats de bois, etc.; quelquefois aussi sous des feuilles ou dans les touffes épaisses de mousses. On trouvera aussi parfois quelques espèces dans les débris humides des roches schisteuses dans les ravins. Des espèces particulières aux Etats du Sud se rencontrent quelque- fois sur les buissons et sur les arbres ; mais peu d'espèces vivant dans le Nord ou les parties centrales de nos contrées se trouvent souvent dans de semblables conditions. Quoiqu'on rencontre parfois quelques espèces à habitudes semi-aquatiques sur les plantes qui croissent abondamment le LXXXVI SOCIÉTlî; MALACOLOGIQUE DE BELG[QUE long des rivières (dans certains cas à plusieurs pieds du sol) on les trouve plus fréquemment sur des pièces de bois flotté, les feuilles, etc., qui sont échouées sur les bords boueux des cours d'eau et des étangs, ou bien dans le voisinage de l'eau, où elles trouvent à se cacher soit dans l'herbe, soit à l'ombre des plantes aquatiques. Parmi nos plus petites espèces sont celles qui se plpisent dans les terrains herbeux humides, ou dans les localités qui sont ordinairement humides pendant la plus grande partie de l'an- née. On les trouve parfois dans de semblables stations ras- semblées par centaines sous des fragments épars de planches, des morceaux de bois, etc. Comme les différentes parties du pays offrent constamment des stations variées qui ont une certaine influence sur les habi- tudes des coquilles terrestres, on doit s'attendre à ce que quel- ques espèces qu'on trouve ordinairement dans les conditions que nous venons d'indiquer, peuvent exceptionnellement se rencontrer dans des circonstances où le collecteur doit le moins -s'attendre à les découvrir. Par conséquent celui-ci doit être constamment sur le qui-vive et inspecter chaque variété de sta- tion. En ce faisant, il découvrira souvent, d'une façon inatten- due, des espèces désirables et acquerra sur leurs habitudes et leur manière de vivre, des notions de bien plus grande valeur pour lui que toutes les informations qu'il aura pu puiser dans un volume d'instructions imprimées. Comme exemples, on pourra constater qu'à l'intérieur et à l'extérieur des bâtiments en ruines, là où des fragments de briques et de mortier couvrent le sol, on trouve une grande quantité des petites espèces de Pupa, Hélix, Carijchimn etc. Elles se fixent sur la surface inférieure d'une brique poreuse, de pré- férence à un fragment de gneiss, de pierre calcaire, ou de toute autre roche. Les cavités d'un arbre en voie de décomposition ou bien d'une vieille souche, lorsqu'on les examinera dans les premiers jours du printemps, recompenseront aussi richement le BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1868. LXXXVII chercheur. On recueillera aussi fréquemment d'amples moissons en posant de petites planches sur le gazon ou sur le sol, après les avoir préalablement mouillées, (à moins toutefois que ce ne soit immédiatement après une pluie) ; en les relevant après une exposition d'une nuit, on trouvera souvent un grand nombre de coquilles attachées à la surface inférieure. Coquilles (Veau douce univalves. Pendant qu'il cherche les espèces de coquilles terrestres qu'on trouve ordinairement près de l'eau, l'attention du collecteur sera attirée souvent sur les mollusques à respiration aérienne qui sont proprement appelés mollusques aquatiques. Les habitudes de quelques espèces de ce groupe sont telles que celui qui ne les connaît pas les confondra avec des coquilles terrestres. Plusieurs de ces espèces ont l'habitude de ramper hors de l'eau et de rester sans inconvénient sur la boue humide; on les trouvera aussi quelquefois sur les tiges et les feuilles des plantes aquatiques, ou sur toute autre substance se projetant de quelques pouces hors de l'eau. Les habitudes, et la manière de vivre des espèces de ce groupe les ont adaptées à une grande variété de stations; ainsi on les trouvera dans les lacs, les étangs, les rivières, les canaux, les fossés, les mares d'eau stagnante, les marais, les petits ruisseaux ; plusieurs espèces cependant sem- blent restreintes à un petit nombre de stations; elles ont néan- moins des représentants sur toute la surface du continent. Quoique la plus grande partie des mollusques appartenant à ce groupe préfèrent les eaux peu profondes, se nourrissant des plantes qui croissent dans de semblables stations, il y a cepen- dant quelques exceptions pour certaines espèces qui sont parti- culières aux eaux profondes dans lesquelles il est improbable qu'elles puissent atteindre la surface pour respirer l'air. Le col- lecteur trouvera plusieurs espèces qu'il pourra atteindre le le long des bords de l'eau; pour d'autres il aura besoin de l'aide LXXXVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE d'un bateau, spécialement pour celles qu'on trouve sur les herbes dans les lacs et les rivières. Pour découvrir plusieurs des petites espèces qu'on trouve dans de semblables conditions, il peut être parfois avantageux de recueillir des poignées de ces herbes et de les retirer douce- ment hors de l'eau. Si l'opération est faite d'une manière trop rude, les mollusques pourraient être dérangés et se détacher d'eux-mêmes. On trouvera beaucoup d'espèces adhérant aux plantes ressemblant à de longues herbes qui croissent dans les ruisseaux. D'autres se fixent sur les tiges des glaïeuls et des joncs, et peuvent être facilement découvertes en arrachant ces plantes par les racines et en prenant soin de faire cette opéra- tion tout doucement et prudemment. On trouvera quelques petites espèces à habitudes analogues à celles que nous venons de mentionner cachées sous des pierres immédiatement sous la ligne des basses eaux dans les rivières, aussi quelquefois fixées sur des coquilles plus grandes. Cette classe renferme seulement les petites coquilles en forme de coupe : » les patelles d'eau douce „ (Ancylus) . Indépendamment des mollusques aquatiques dont la respira- tion est aérienne, il y en a d'autres dont la respiration est aquatique. Les nécessités de la respiration chez ces mollusques les restreignent à des variétés de stations moins nombreuses que les précédents. C'est pourquoi on ne les trouve pas généralement dans les eaux stagnantes, et certainement pas dans les eaux d'une étendue limitée, où des impuretés sont engendrées par des substances en voie de décomposition. Les plus grandes coquilles de cette classe se rencontrent dans les marais qui s'étendent le long des rivières dans les États du Sud et sont des objets d'un grand intérêt tant sous le rapport de leurs habitudes que sous celui de leur valeur dans les collections. Dans leur saison de vie active, on les trouve se nourrissant sur les plantes aquatiques. Comme elles habitent des localités qui sont sujettes à se dessécher, elles s'enfoncent dans la vase à BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1868. LXXXIX mesure que les eaux diminuent. Pour sa facilité le collecteur devra les rechercher lorsqu'elles sont actives. Une autre classe, de taille plus petite que celle que nous venons de mentionner, mais comprenant un plus grand nombre d'espèces et de variétés, est plus largement distribuée, puisqu'on les trouve non seulement dans les divers Etats de l'Union, mais même au Canada. Elles habitent les rivières, les lacs, les étangs, les canaux, et, lorsque les circonstances leur sont favorables, elles se trouvent très abondamment, enfoncées sous la surface immédiate de la vase molle près des bords où. elles sont attirées sans doute par une nourriture plus abondante et peut-être aussi par une température plus agréable. Dans les canaux où les con- ditions de nourriture et de température sont très favorables, elles atteignent un développement plus luxuriant que dans les rivières avoisinantes. Quelques localités sont remarquables comme produisant des variétés et des monstruosités. Après ce groupe, sous le rapport de la grandeur, il y en a un qui embrasse un grand nombre d'espèces comprises dans plu- sieurs genres et sous-genres. Ces coquilles varient depuis la forme turriculée allongée jusqu'à la globuleuse, elles sont co- lorées d'une manière variée et quelquefois curieusement ornées de tubercules, de carènes et de cannelures. A peu d'exceptions près, on trouve ces coquilles dans les rivières et les ruisseaux coulant toute l'année. Les différents genres de cette classe sont adaptés à certains genres de stations. Quelques uns de ces mollusques préfèrent les bords boueux en pente douce des rivières, où ils rampent sur la surface de la boue dans l'eau comparativement tranquille. D'autres préfèrent le courant rapide des parties rocheuses de la rivière où on les trouve adhérant à la surface des rochers. Les habitudes de presque tous les mollusques de ce groupe les font vivre dans les parties les moins profondes des eaux qu'ils habi- tent. On peut souvent les atteindre avec la main lorsqu'on est placé sur les bords de l'eau. XC SOCIËÏË MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Par des transitions graduelles, ces genres avec leurs nom- breuses espèces sont suivis par d'autres genres moins nombreux qui ont une distribution géographique comparativement moins étendue; d'autres sont largement distribués sur toute la surface de nos contrées. Presque tous ont des habitudes qui sont sem- blables à certains points de vue à celles du groupe précédent et sont trouvés rampant sur les fonds boueux des parties les moins profondes des rivières, lacs, etc. ou bien se nourrissant des plantes aquatiques. La petite taille d'un grand nombre de ces coquilles les rend parfois difficiles à découvrir, à moins que le collecteur n'ait des expédients pour les recueillir avec facilité et certitude. Coquilles d'eau douce bivalves. Les coquilles bivalves réclament ensuite notre attention et pour plus de facilité, nous les considérerons en deux groupes quoiqu'embrassant plusieurs genres et espèces distincts. Un groupe de ces coquilles (dont aucune n'atteint jamais des dimensions un peu supérieures à un demi-pouce) habite presque tous les courants -d'eau constants qui ont un fond boueux; on les trouve aussi dans les eaux stagnantes, les lacs, les étangs, les canaux, enfin dans toutes les stations qui sont favorables à la vie des mollusques. Quelques unes de ces espèces habitent des stations qui sont sujettes à se dessécher pendant une partie de l'année; des observateurs peu soigneux ont été trompés en les trouvant dans leur hahitat desséché, et en ont tiré la consé- quence que c'étaient des coquilles bivalves terrestres 1 ! Toutes les coquilles de ce groupe s'enfoncent juste sous la surface immédiate de la vase et se trouvent généralement en plus grande abondance près de la ligne de flottaison ou dans les endroits où il y a peu de profondeur. Ce groupe contient quelques espèces remarquables par leur BULLETIN DES SÉANCES — ANNEE 1868. XCI fragilité, d'autres également remarquables par leur petite taille. Elles sont distribuées sur toute la surface explorée de nos con- trées. Moules deau douce. Ce groupe de coquilles embrasse quelques genres qui, en raison du grand nombre d'espèces qu'ils contiennent, seront quelque jour subdivisés en sous-genres. Il n'y a pas de centrée au monde qui produise une plus grande variété de formes dans ce groupe que les États-Unis. Dans les parties septentrionales des Etats-Unis, le nombre des espèces qu'on a trouvées est relativement petit, mais dans le Sud et l'Ouest le nombre des espèces devient considérable ; et la variété et la beauté qu'on découvre dans ces espèces pour ainsi dire innombrables font que ce groupe est d'un grand intérêt pour le collecteur. Ces mollusques habitent les lacs, les rivières et les canaux. Les eaux stagnantes ne leur sont pas favorables. Ils fournissent une nour- riture abondante pour le rat musqué qui rassemble des mon- ceaux de ces coquilles sur les bords des rivières où il les apporte pour s'en repaître. Les coquilles laissées par le rat musqué peu- vent quelquefois être une ressource pour le collectionneur qui n'est pas difficile dans le choix des meilleurs spécimens, elles peuvent en même temps lui indiquer qu'il y a de bons spéci- mens vivants à peu de distance. Excepté dans les parties peu profondes des rivières, il est quelquefois difficile cependant de trouver ces moules; mais où les eaux ne sont pas aussi pro- fondes, de manière qu'une personne puisse avec sécurité s'y aventurer, il est comparativement aisé de les découvrir ^ on les trouvera ordinairement partiellement enfoncées dans la vase ou le gravier, ayant seulement assez de la coquille dépassant la surface pour permettre au mollusque d'étendre les syphons de son appareil respiratoire dans l'eau au-dessus de lui. Un peu de pratique apprendra au collecteur à apercevoir les coquilles qui XCII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE font ainsi saillie. Dans les lacs et les étangs, où l'eau n'est pas trop profonde, le collecteur placé dans un bateau pourra promp- tement découvrir les objets de ses recherches. Ayant ainsi donné en termes généraux telles indications qui permettront au collecteur de rechercher les coquilles d'une manière intelligente ; ce sera maintenant le moment de parler plus particulièrement de la manière de les recueillir. Manière de recueillir les coquilles. PoLirrecueillir les coquilles terrestres, le collecteur a besoin pour les plus grandes espèces d'une ou plusieurs boites de grandeurs convenables en fer blanc (la couverture étant perforée de façon à permettre l'accès de l'air ) pour servir de réceptacles à ses récoltes. Il apprendra bientôt à connaître les coquilles qui n'ont pas encore atteint tout leur développement (imma- tures), et à moins qu'elles ne doivent servir à quelque but par- ticulier, il fera bien de ne pas en ramasser beaucoup, parce que, en dépouillant une station de tout ce qui peut s'y rencontrer, il rendra ses visites futures à la même place peu rémunératives. Pour les coquilles de petite taille qui ne permettent pas qu'on leur applique le même mode de traitement que pour les coquilles de grande taille, le collecteur fera bien de se munir d'un petit flacon à alcool dans lequel il les placera. Il facilitera de beau- coup son travail en se munissant de pinces légères et élasti- ques dont les extrémités sont un peu creusées de façon à embrasser tout petit objet qu'on peut saisir avec elles. Avec de telles pinces des coquilles très-petites et fragiles peuvent être ramassées et transférées dans le flacon avec peu de risques de les briser et cela avec beaucoup plus de rapidité qu'avec les doigts seuls. On trouvera aussi que ces pinces sont fort utiles pour manier d'autres petites coquilles. On pourra également ramas- ser avec ces pinces les coquilles aquatiques qui se trouvent dans des conditions telles qu'on ne peut les recueillir que une par BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1868. XCIII une ; d'autres qui sont attachées aux tiges des plantes aqua- tiques, spécialement le groupe qu'on appelle « Patelles d'eau douce {Ancylus) „ peuvent être recueillies plus facilement au moyen de la lame d'un couteau qui, étant glissée sous elles, sert à les transférer dans le flacon. On peut recueillir promptement d'autres espèces aquatiques en se servant d'une grande cuiller en fer blanc dont le fond est perforé de petits trous, attacliée à un manche en bois qui lui- même peut être agencé comme une canne à pêche, de manière à pouvoir servir dans beaucoup de circonstances. On peut se servir de cette cuiller pour recueillir presque tous les mollus- ques aquatiques qui se trouvent à portée, particulièrement ceux qui s'enfoncent dans la vase, ainsi que ceux qui rampent à sa surface. On peut également s'en servir parmi les herbes et les plantes aquatiques sur lesquelles les mollusques se nourrissent. Un baquet en partie rempli d'eau sera un bon réceptacle pour les coquilles qu'on aura prises au moyen de la cuiller. En prenant les coquilles qn'on trouve dans la vase, beaucoup de soin est quelquefois nécessaire en tamisant la boue pour ne pas briser les espèces fragiles. Il serait peut-être mieux dans certains cas d'être muni d'un grand tamis ordinaire de cuisine au tra- vers duquel on pourra tamiser la boue , la cuiller servant alors simplement comme drague. Lorsque le tamis sera rempli de coquilles et de vase, on devra le manier avec soin dans l'eau jusqu'à ce que toute la boue et le sable soient éliminés. Ce pro- cédé de tamisage peut être répété avec de nouvelles cuillerées aussi souvent qu'il sera nécessaire ou jusqu'à ce que le collec- teur ait autant de coquilles qu'il désire. Le collecteur trouvera peut-être plus avantageux pour cet objet, un filet fait de toile métallique de 12 à 16 fils de fer au pouce carré; la forme la plus convenable nécessitera une ouverture pour la bouche du filet d'environ 4 sur S pouces ; la profondeur de S pouces. Il devra être attaché à un manche agencé en différentes parties pour le promener sur la vase qui doit être draguée ; le bord qui XCIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE doit entrer dans la vase devra avoir une arête métallique tran- chante comme une houe. Pour remplir le filet de vase il faudra faire un mouvement de draguage de 6 pieds ; alors on le retournera la bouche en-dessus et, pendant qu'il est encore dans l'eau on peut tamiser la vase. Les coquilles qui restent sont alors versées soigneusement dans le baquet d'eau. Avec un tel filet le collecteur peut rester à la même place et draguer une grande surface en peu de temps, en ramassant souvent des coquilles en grande abondance et comparativement avec peu d'efforts. L'économie de temps et de travail peut seulement être appréciée en en faisant l'épreuve. Pour recueillir les moules d'eau douce, lorsqu'on les trouve dans des situations où on peut les ramasser facilement avec la main, le collecteur n'a besoin, que d'un baquet pour y placer ses trésors. Comme il trouvera que les espèces varient dans leur degré de fragilité, toutes se brisant plus ou moins facilement lorsqu'on les manie sans soins, il devra observer de placer ses coquilles avec beau- coup de soin dans le baqutït et de ne pas les faire se briser par un contact un peu rude. Dans les stations où il serait gênant ou im- possible de marcher dans l'eau, on se servira avec le plus grand succès d'un râteau pourvu de dents nombreuses placées les unes à côté des autres, et ayant un long manche. Dans les lacs et les étangs de peu de profondeur, où le fond peut être aperçu facilement, la cuiller est suffisante si le fond est de la vase. Sur les fonds de gravier on peut se servir avec succès d'une paire de pincettes dont les bras sont pourvus à leur extrémité d'un fourneau de cuiller ; ces pincettes devront être construites de manière à pouvoir être attachées à une perche ou un bâton à joints comme manche ; le bras mobile est mis en mouvement par une ficelle tenue dans une main, tandis que l'autre guide l'instrument à son travail. Le collecteur inexpérimenté a souvent l'habitude de se con- tenter de ramasser seulement des spécimens qui, par leur attrait pour l'oeil, lui semblent les seuls dignes d'être conservés. De tels BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1868. XCV spécimens ne suffisent pas seuls pour satisfaire les besoins du na- turaliste qui étend ses investigations sur tous les objets d'histoire naturelle. Pour cette raison et aussi pour d'autres d'une égale importance, je recommanderai avec instance au collecteur de recueillir des spécimens de toutes les espèces qu'il pourra ren- contrer. S'il ne peut pas toujours obtenir les meilleurs spéci- mens, il peut du moins servir quelquefois les intérêts de la science en conservant ceux d'entre eux que, en l'absence de spé- cimens vivants en bonne condition, il serait tenté de rejeter. Les coquilles mortes, quoique peu désirables dans une collection bien tenue, peuvent servir cependant à indiquer au collecteur où il peut en rencontrer de vivantes. On pourrait conserver les coquilles mortes si l'on n'en trouve pas d'autres. Le collecteur néglige quelquefois de ramasser , en nombre suffisant, des espèces qui sont abondantes dans le moment, se figurant qu'il pourra les retrouver quand il lui plaira. Ceci est quelquefois un raisonnement faux, car les habitudes de cer- taines espèces sont influencées par des causes inappréciables et souvent telle espèce qui a été abondante dans une localité, cesse de l'être, au grand désappointement du collecteur qui a appris, peut-être trop tard, qu'elle avait une valeur et une importance dont il aurait pu profiter dans ses correspondances avec des confrères. Préparation des spécimens. On peut facilement extraire les parties molles des plus grandes coquilles terrestres et des plus grands gastéropodes aquatiques, ainsi que des grandes bivalves après les avoir fait bouillir pendant quelques minutes dans de l'eau (i). Après que les parties molles (l) Il est préférable de projeter les mollusques dans Tenu bouillante et de ne les y laisser que peu d'instants. Je suis de l'avis de Moquin-Tandon qui dit qu'en faisant cuire le mollusque, l'animal perd par la cuisson une XCVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE auront été enlevées au moyen d'un petit crochet métallique (i), chaque spécimen devra être bien lavé en dehors et en dedans autant que possible. Une petite seringue sert à rincer facilement l'intérieur des coquilles univalves. Un petit morceau de bois garni d'une touffe de coton tordu dessus est souvent un aide indispensable pour achever l'opération. Une brosse à dents est utile pour nettoyer l'extérieur des coquilles. Les coquilles oper- partie de son élasticité, et il se rompt souvent quand on le saisit pour l'ex- traire ; il reste alors dans la coquille une partie du tourillon. (i) Mon collègue et ami, M. F. Roffiaen, a ima- giné un petit instrument fort ingénieux et très- simple qui facilite de beaucoup la besogne et qui permet en fort peu de temps de vider un nombre considérable de coquilles. Je le recommande à tous mes collègues. Deux modèles sont représentés ci-contre. Chacun peut fabriquer facilement lui- même cet instrument. Il consiste en un petit manche arrondi en bois garni à lune de ses extré- mités d'une bande de fer blanc, (les pinceaux hors d'usage des artistes peintres sont ce qu'il y a de mieux sous ce rapport.) Cette bande de fer blanc sert à fixer solidement une des extrémités d'un fil de fer qu'on a préalablement vissé en travers dans le manche (le meilleur à employer pour cet usage est de la corde métallique de piano). On prend alors une autre pièce de bois arrondie de la même grosseur que le manche ou bien de la gros- seur qu'on veut donner à la spirale et qu'on place bout à bout sur l'extrémité du manche garnie de la bande de fer blane; on enroule sur cette pièce de bois le fil métallique qui prend ainsi la forme d'une spirale dont on peut écarter ou rapprocher les anneaux à volonté; après avoir retiré la pièce de bois qui a servi à faire la spirale, on aplatit au marteau l'extrémité libre du fil métallique puis avec de vieux ciseaux hors d'usage on le coupe en forme de pointe, ensuite au moyen d'un petit burin on fait une petite entaille sur chaque côté, ce qui donne à l'extrémité une pointe barbelée tout à fait semblable à celle d'un hameçon. (Vide-Helix de M. F. Roffiaen. BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1868. XCVIl culées doivent avoir leur opercule replacé dans la coquille à laquelle il appartient et, si c'est nécessaire, il peut y être fixé dans sa position naturelle au moyen d'un peu de gomme épaisse. Les grandes bivalves peuvent être liées par un bout de fil pour tenir les valves réunies ou bien elles peuvent être enve- loppées dans du papier pour remplir le même office après que la surface de la coquille aura été sécliée et pendant que le liga- ment de la charnière est encore flexible. On devra prendre soin dans la préparation des bivalves de ne pas casser les bords minces de la coquille, ni d'arracher la frange de l'épiderme. En vérité le même soin devra être apporté pour conserver toutes les coquilles aussi parfaites que possible. Les petites bivalves qui ne peuvent pas être soumises au traitement par l'eau bouillante et après refermées, comme il est recommandé pour les moules, comme aussi toutes les coquilles de très-petite taille de toutes les classes, peuvent être placées dans de l'alcool pendant 24 heures ; après ce temps elles peu- L'instrument achevé, voici comme on s'en sert : lorsque la coquille a été projetée quelques instants dans l'eau bouillante, on introduit la pointe dans le corps du mollusque en faisant suivre à la spirale toutes les sinuosités de la coquille, jusqu'à ce qu'on juge que la pénétration est suffisante ; on fait alors un mouvement contraire et le corps du mollusque sort tout d'une pièce avec la plus grande facilité. Il est bien rare qu'en opérant de cette façon on brise le corps du mollusque en laissant dans la coquille le tourillon ; si cela arrive on en est quitte pour faire une seconde opération semblable qui enlève à coupsîir le restant. On peut donner à la spirale de l'instrument telle longueur que l'on désire et aussi telle largeur en employant des pièces de bois plus ou moins grosses pour enrouler le fil. Il est bon d'être pourvu d'un assez grand nombre de ces instrumeuts de différents modèles pour différents genres de mollusques. Ils peuvent servir pour toutes les coquilles univalves même pour celles de petites dimensions car pour ces dernières on peut employer du fil métal- lique très-fin pour la spirale. On peut en fabriquer avec la spirale tournée à droite ou bien à gauche, selon qu'on a des coquilles dextres ou séne?tres à vider. XCVIU SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE vent être desséchées à l'ombre sur du papier. On pourra aussi les faire dessécher sans les passer par l'alcool, mais alors les parties molles sont plus longtemps à sécher et demandent plus de temps pour être débarrassées de l'odeur répugnante de la décomposition. L'apparence des coquilles est plus propre après le traitement par l'alcool par la raison que les parties molles des mollusques sont contractées dans le plus petit volume pos- sible par ce procédé. Il devient quelquefois désirable que la surface des petites coquilles fiuviatiles aussi bien des bivalves que des univalves soit nettoyée. Avec juste assez d'eau pour les recouvrir dans le baquet dans lequel on les a recueillies, ajoutez du sable fin bien propre autant qu'il est nécessaire pour égaler en volume celui des coquilles. Agitez le baquet pendant quelques moments par un mouvement rotatoire et par de petites secousses. Les frictions opérées par le sable sur les coquilles, rendent bientôt leur sur- face luisante et propre. Le sable après cela peut être tamisé dans l'eau ; les coquilles sont alors rincées puisqu'elles sont prêtes pour le traitement final avec ou sans alcool. On peut enlever les parties molles de quelques coquilles de forte taille après les avoir plongées dans l'alcool pendant quel- ques heures ; mais si on les y laisse pendant quelques jours (à moins qu'il ne soit très-faible) les parties molles ne s'enlèvent plus aussi facilement. Parmi les coquilles auxquelles ce mode de traitement peut le mieux s'appliquer, sont les coquilles terrestres avec une spire élevée, ainsi que les espèces aquatiques avec une spire élevée mais courte et les patelles d'eau douce {A ne y lu s). Je ne conseille pas de laisser les coquilles dans l'alcool pen- dant plusieurs jours, à moins que ce ne soit pour conserver les parties molles afin de les anatomiser. Lorsqu'elles demeurent trop longtemps dans l'alcool les coquilles acquièrent une teinte noirâtre ou enfumée qui diminue leur beauté. BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1868. XCIX Remarques accessoires. Aveclerésultat de son travail devant luijle collecteur désire avoir maintenant tous les renseignements possibles sur ses coquilles afin d'augmenterson plaisiret lesautresavantagesqu'ilen attend. Il désire aussi qu'elles puissent présenter, de la manière la plus saillante, toute leur beauté intrinsèque. Il oublie peut-être que telles que la nature les a faites elles sont les plus belles et il clierclie à les perfectionner en les vernissant. Le collecteur peut vernir les coquilles qu'il entend réserver pour son cabinet, mais s'il désire acquérir d'autres spécimens en échangeant ses dou- bles avec un ami, il vaut mieux les laisser sans les vernir et sans autre traitement artificiel qu'un nettoyage judicieusement fait. En arrangeant les séries d'espèces dans son cabinet, le collec- teur, s'il ignore leurs noms, peut grouper ses espèces suivant leurs analogies et les points de ressemblance les plus saillants qui montrent les relations de l'une à l'autre. Il devra attacher une étiquette à chaque espèce, la désignant par un numéro, jusqu'à ce qu'il ait l'occasion de i^emplacer ce numéro par un nom. La localité dans laquelle elle a été trouvée et toutes les autres informations qui peuvent avoir de l'intérêt pour un natu- raliste devront être inscrites sur l'étiquette. Les numéros qu'il attache à ses espèces peuvent servir comme moyen de contrôler les noms par correspondance. Chaque espèce doit être marquée de telle façon qu'aucune confusion ne puisse s'élever par le déplacement des étiquettes. Si le collecteur trouve désirable d'entrer en correspondance avec une autre personne qui s'occupe également de cette étude, ou bien s'il veut envoyer un paquet de coquilles à quelqu'ami ou à une institution publique, quelques conseils relatifs à l'em- ballage des coquilles destinées à ces envois peuvent être ici de quelqu'utilité. Il doit d'abord se procurer une caisse ou boîte suffisamment solide et d'une capacité convenable ; sur le fond il déposera un G SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE lit mince de foin ou de toute autre substance élastique. Les plus grosses coquilles (s'il y en a qui doivent faire partie de l'envoi) devront former le tiers inférieur de l'emballage : chaque co- quille sera enveloppée de papier et les spécimens devront être arrimés d'une manière assez serrée pour qu'ils ne puissent pas se déplacer. Les coquilles plus légères devront occuper la partie supérieure de l'emballage, et celles d'une nature fragile devront être protégées contre la possibilité de se briser en l(;s enveloppant dans du coton et en les renfermant dans de petites boîtes convenables. De petits sacs de papier ou des cartouclies peuvent servir à contenir les petites espèces ; mais un procédé plus satisfaisant est de les envelopper dans du coton et de les renfermer dans de petites boîtes de carton que l'on pourra acheter chez le premier marchand ou phar- macien venu. Chaque espèce doit être convenablement éti- quetée en caractères bien lisibles, l'étiquette donnant, si l'espèce est connue, le nom générique et spécifique de la coquille qu'on fera suivre du nom de l'auteur par qui l'espèce a été publiée ; sous tout ceci on devra indiquer la localité où elle a été trouvée. S'il y a de l'espace vide au-dessus de l'emballage on peut le remplir avec n'importe quelle substance légère qui servira à empêcher le contenu d'être ballotté et secoué lorsque la boîte aura été fermée. Le dessus de la boîte devra être soigneusement cloué et marqué distinctement avec l'adresse de la personne à qui elle doit être envoyée, désignant également le mode de transport pour servir de guide à ceux qui sont chargés de l'ex- pédier. Comme suite à la traduction qui précède j'ai cru faire chose utile et compléter les renseignements sur la recherche des mol- lusques terrestres et fluviatiles de Belgique en donnant en regard des noms des espèces dont l'indigénat a été constaté dans notre BULLETIN DES SÉANCES — ANNEE 1868. Cl pays, l'indication du genre de localités ou de stations que cha- cune d'elles affectionne et dans lesquelles on pourra peut-être les rechercher avec succès. C'est tout simplement une compilation de renseignements puisés principalement dans l'excellent ouvrage de Lowell Reeve « Lmid and freshwater moJhsks of ihe Brifish Mes. n Mon collègue et ami M. Col beau a bien voulu me prêter son précieux concours en cette circonstance en me fournissant les renseignements qui avaient été omis par l'auteur anglais ou qui sont particuliers aux quelques espèces de notre pays qui ne sont pas indigènes dans la Grande-Bretagne. J'ai suivi pour l'énumération des espèces l'ordre indiqué par M. Colbeau dans sa brochure : Matériaux pour la faune mala- cologique de Belf/iqiie, parue en 1S59. Depuis cette époque un certain nombre d'espèces nouvelles pour notre faune nationale ainsi que des variétés remarquables ont été successivement signa- lées par lui; je renvoie pour les renseignements relatifs à ces espèces et à ces variétés aux différents mémoires et aux parties des bulletins des séances delà Société Malacologique qui en font mention dans les trois premiers volumes des Annales de notre Société. On trouvera également aux mêmes sources quelques espèces et variétés signalées par plusieurs autres de nos collègues. Enfin en ce qui concerne les localités constatées, dans les- quelles les différentes espèces et variétés ont été rencontrées jusqu'ici en Belgique, je renvoie également aux Annales de la Société Malacologique et particulièrement au remarquable tra- vail de M. Colbeau qui a paru dans le tome I", miiivXé : Excur- sions et découvertes malacologiques faites en quelques localités de la Belgique pendant les années 1860 a 1865. J'ai longtemps hésité avant de livrer à l'impression cette liste qui ne me paraissait offrir qu'un médiocre intérêt aux per- sonnes déjà familiarisées avec les recherches malacologiques, et que je n'avais dressée, du reste, que pour mon usage particulier. Cédant à des conseils amicaux, je me suis enfin décidé à la publier ; mais, en ce faisant, il est bien entendu que je ne pré- cil SOCIËTË MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE tends nullement enseigner quelque chose de nouveau aux mala- cologues instruits, et que mon seul but est. de faciliter leurs reclierclies aux personnes peu expérimentées en malacologie et surtout aux jeunes gens qui commencent cette étude si attrayante et si importante dans ses rapports avec la géologie. Géphalés. Arion rufas, Linn. — albus, Miill. — fiiscus, Mull. Limax gagates, Drap. — agrestis, Linn. — arbonmi, Bouch. — marginatus, Miill. — variegaUis, Drap. — maximus, Linn. — cinereoiiiger,Sturra Tcslacella haliotidca, Drap. Vitrina diaphana, Drap. — miijor, Fér. — piillucida, Miill. — annuliris, Venetz. Siiciiinea putris, Linn. — elegans, Risso, Dansles bois et lesjardins,d;ins les endroits frais et ombragés, sous les haies, les feuilles, etc. Id., id. id. Dans les jardins et les gazons sur les bords des routes, dans les endroits humides, sous les pierres ou parmi les feuilles mortes. Sur le bord des chemins ou au pied des vieux murs. Dans les champs, les bois et les jardins. Principalement au pied des arbres, dans les bois, les parcs. Dans les endroits rocailleux sousles pierres, etc. Dans les celliers et les puits des habitations. Autour des habitations et dans les celliers, dans les jardins au pied des murs, sous les haies et les pièces de bois. Dans les forêts rongeant les champignons etc. Dans les jardins, s'enfonçant profondément dans le sol. Les endroits frais sous les mousses humides, etc. Dans les bois humides sous les feuilles mortes. Sous les pierres, les feuilles et la mousse. id. id. id. Sur le vase et les joncs aux bords des e;iux. id. id. id. BULLETIN DES SEANCES - ANNEE 18G8 Succinea oblongii, Drap cm — arenaria, Boncli. Zoniles fulvus, MûlL — nitidus, MûU. — cellariiis, Miill. — iiitidulus, Drap. — striatuliis, Gra3\ — crystallinus, MiiH. Hélix p3'gmœa, Drap. — rotuiidata, MùlL — obvoluta, MùH. — arbustorum. Liiin. — lapicida, Linn. — costata, MiilL — nemoralis, Linn. — liortensis, MiilL Ail pied des plantes etc., dans les endroits sa- blonneux et aux bords des fossés dans les prairies humides, id, i(L id. et dans les dunes. Sous les feuilles mortes etc., dans les prairies humides et les bois. Sous les pierres et les détritus, dans les en- droits ombragés, dans les gazons au bord des canaux etc. Principalement danslescaveset souslesbriques et les pierres éparses dans les jardins, les ruine?, les carrières. Dans la mousse et sous les pierres dans les endroits abrités. Dans la mousse et sous les pierres. id. id. dans les endroits humides surtout. Sous les pierres et parmi les feuilles mortes dans les bois, etc., ou dans l'herbe. Sous les pierres et les décombres, ou sous l'écorce des arbres. Parmi la mousse sous les pierres dans les bois montueux des régions calcaires. Dans les endroits humides aux bords des eaux, dans les gazons. Dans les régions calcaires principalement, sur les rochers. Au pie 1 des gazons et sous les divers abris dans les prairies , les pelouses , sous les haies, etc. Dans les jardins, les bois, les champs, sur les haies surtout, aussi sur les dunes des bords de la mer. Dans les bois, les jardins etc., surtout sur les haies. CIV SOllIKTK MALACOLOGIQIIK DK r.EI.GiQllL: Hélix a^pei'sa, Miill. — pomatin, Linn. — aculeata, Miill. — rupestris, Drap. — fruticum, Miill. — incarnata, Miill. Proche des habitations clans les jardins, clans les crevasses des vieux murs, dans les vieil- les haies, surtout celles de sureau. Dans les bois et dans les haies iiordaut les sentiers. Sous les feuilles mortes, la mousse, et les pierres. Pi'incipalement dans les petites crevasses des rochers dans les districts montagneux. Parmi les broussailles, les ronces, les orties. Dans les bois sous les mousses, les feuilles mortes, les pierres, cantiana, Montagu. Dans les gazons des districts voisins de la mer. rufescens, Pennant. Dans les champs, les jardins et les haies, dans les endroits humides. Dans l'herbe, par terre dans les dunes. Dans le voisinage des endiguements humides et moussus ou sous les pierres. Sous les pierres, les troncs d'arbres couchés, les feuilles mortes, et sur les orties. Dans les gazons secs des coteaux. Principalement dans les gazons secs au bord des chemins, près de la mer et dans les digues sablonneuses. Principalement dans les débris des carrières, les coteaux rocailleux des endroits calcaires. Dans les districts boisés, sur les arbres et par- mi les feuilles mortes. Sur les vieux murs et dans les ruines, sous les pierres, dans les bois sous les arbustes. — MenkeanuSjPfeiffer. Dans les districts boisés. — subcylindricus, Linn. Sous les pierres, les pièces de bois et les feuilles, plutôt dans les endroits humides que secs. carthusiana, Miill. sericea, Miill. hispida, Linn. unifasciata, Poiret. fasciolata, Poiret. — ericetorum, Miill. Bnlimus montanus, Drap — obscurus , Miill. BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1868. CV Bulimus acicLila, Miill. Enterré dans la terre meuble, entre les raci- nes ou sous les pierres. Clausilia laminata, Turton. Principalement dans les bois parmi les feuilles mortes autour des troncs d'arbres. — parvula, Studer. Dans les régions calcaires sur les rochers, sous les pierres. — nigricans, Jeffrej'S. Dans les crevasses des murs, des rochers et des arbres et sous les pierres. — biplicata, Leach. Dans les haies, sur les vieilles souches et à la racine des arbrisseaux. — plicatula, Drap. Sous les pierres, les bois morts. — Rolphii, Gray. Parmi les feuilles mortes ou sous les écorces des arbres. — ventricosa. Drap. Dans les bois au pied des arbres et sous les pier- res. Pupa perversa, Linn. Dans la mousse et les lichens dans les crevasses des murs, des rochers ou des aibres. — avenacea,Bruguières. Appliquée sur les rochers calcaires. — secale, Drap. Sous les pierres et dans les crevasses des rocheis dans les districts calcaires. — doliolum, Brug. Dans les bois peu humides sous les feuilles mortes au pied des arljres etc. — cylindracea.DaCosta. Sous les pierres, dans la mousse et les feuilles mortes. — muscorum, Linn. Id. id. id. Vertigo muscorum, Drap. Sous les pierres dans les endroits ombiagt's sur les collines. — edentula, Drap. Principalement à la racine de l'herbe humide et sous les feuilles mortes, dans les bois. — pygmsea, Drap. Sous les pièces de bois ou les pieires dans les endroits humides. — antivertigo, Drap. Dans les endroits marécigoux, dans l(;s mousses etc., sur les joncs. — plicata, A. Miill. Sous les pierres dans les endroits humides. CVI SOCIÉTÉ MALACOLUGIQUE DE BELGIQUE Vei(ig-o pusilla, ]Miill. Caiyi'hium mini uni m, ^liill. — myosotis, Drap. Planoi-l)i.s nitidus, Miill. — fontanus, Liglitfoot. — complanatus, Linn. — cai-inatus, Miill. — vurlex, Liiiu. — rotundatus, Poir. — iiautileus, Linn. — albus, Miill. lœvjs, Aldt'!-. — contortus, Linn. — (orneus, Linn. l^liysa fontinalis, Linn. — Iiypnorum, Linn. Limnœa gliitinosa, Mùll. — auiicularij, Linn. — limosa, Linn. — peregra, jMùU. Dans les bois, dans la mousse humide ou sous les piones. Dans la mousse humide, à la racine des herbes, ou sous les pierres dans Icsendroitshumidcs. Sous les pierres ou dans la boue, autour des eaux saumâtres,à l'embouchuiedes rivières, là où la marée se fait sentir. Dans les étangs et les fossés, sur les plantes aquatiques. Dans les étangs et les courajits d'eau claij'c, sur les plantes aquatiques. Pai'tuut commun, dans les marais, les étangs, les canaux et les fossés. Dans les eaux tranquilles. Sur les plantes, dans les eaux stagnantes peu profondes, aussi dans les eaux courantes. id. id. id. F-^ur les piaules aquatiques dans les étangs et les fossés. Dans les étangs, les fossés, les rivières, sur les plantes aquatiques. Sur les plantes aquatiques, dans les marécages et les étangs. Dans les fossés des prairies principalement. Dans les étangs et les fossés boueux. Sur les plantes aquatiques aussi bien dans les eaux stagnantes que courantes. Dans les fossés peu profonds, sur les feuilles des herbes et d'autres plantes. Dans les flaques d'eau stagnante et les fossés. Dans les étangs et les rivières sur les plantes aquatiques. Dans les étangs elles fossés, et généralement partout. Les sources et les fossés des régions élevées principalement. BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 18G8. GVII Limnsea stagiialis, Linn. — Iruncatula, MùU. — palustris, Mùll. — glabra, MùlK Ancylus fluviatilis, MûlL — lacustris, Linn, Cyclostoma elegans, MiiH. Acme fuscu, Wulker. Bythinia acuta, Drap. — Balthica, Nilsson. — abbreviata, Mich. — viridis, Poir. — Leachii, Sheppart. — tentaculata, Linn. Paludina contecta, Millet. — vivipara, Linn. Valvata piscinalis, MiilL — minuta. Drap. Dans les cours d'eau peu rapides, les canaux, les étangs et les marécages, etc. Sur les bords boueux .des eaux stagnantes et peu rapides, des petits fossés susceptibles de se dessécher, etc. Dans les eaux peu profondes et boueuses, les canaux, etc. Ptépandue çà et là dans les fossés et les mares peu profondes. Adhérant aux pierres et parfois aux plantes dans les rivières et les ruisseaux d'eau courante. Adhérant aux tiges des roseaux et aux feuilles des plantes dans les étangs et les fossés tranquilles. Dans les bois secs sous les pierj'es, à la racine des arbrisseaux et dans les feuilles mortes. Sous les pierres et dans la mousse. Les eaux saumàtres près de la mer. id. id. Ruisseaux d'eau courante et fossés dans les touffes des plantes aquatiques. Ruisseaux d'eaux vives et courantes dans les mousses attachées aux pierres. Dans les ruisseaux peu rapides et les eaux tranquilles des fossés et des étangs. id. id. Dans les étangs, les canaux et les eaux à cou- rant peu rapide. Dans les rivières et les canaux. Adhéi'ant aux plantes etc. ou rampant sui- la vase, dans les eaux tranquilles ou à courant peu rapide. Les sources. CVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Valvata cristata, Mùll. Nerita fluviatilis, Linn. Vit dans les fossés etc., parmi les plantes aqua- tiques. Adhérant aux pierres ou rampant sur le fond de gravier des rivières et des cours d'eaux. Acéphales. Anodonta cygnea, Linn. - anatma, Linn. — complanata, Ziegl. — variabilis, Drap — avonensis, Montag. Unio margaritifer, Linn. — sinuatus, Lam. Dans les étangs, les canaux, les rivières à cours peu rapide. id. id. id. id. id. id. id. id. id. id. id. id. Dans les cours d'eau rapides des montagnes. Les fleuves et grands cours d'eau. — rhomboïdeus, Schrôt. Les fleuves et les rivières. — Batavus, Lam, Les fleuves, les rivières et les divers cours d'eau. — pictorum, Linn. Dans les rivières, les canaux et les étangs. — tumidus, Philip. id. id. id. Pisidium Henslowanum, Shepp. Dans les étangs et les fossés. — amnicum, Miill, Dans les cours d'eau peu rapides, les fossés, les étangs. Dans les étangs et les cours d'eau peu rapides. Dans les eaux stagnantes. Dans les étangs ou dans la mousse humide au bord des eaux. Dans les rivières et les canaux. Aussi bien dans les eaux stagnantes que dans les eaux courantes. Dans les étangs et les fossés. Dans les petites mares, les fossés, etc. — Ryckholtii, Normand. Dans les fossés des bois, des prairies, etc. Dreissenapolymorpha. Pall. Dans les canaux, les rivières, les ports. — cochleata, Kickx. Les bassins des ports et les canaux. — cazertanum, Poli. — nitidum, Jenyns. — pusillum, Gmel. Cyclas rivicola, Leach. — cornea, Linn. — lacustris, Miill. — caliculata, Drap. BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1868. CIX Comimmications et proposUio^is diverses des memhres. — M. Lecomte parle des coquilles subfossiles qu'il a données à la Société et qui se trouvent en très grande quantité à quelques mètres de profondeur à Papignies et à Rebaix et probablement encore en d'autres localités voisines, dans la vallée de la Dendre : il se propose de faire de nouvelles recherches et de donner à une prochaine séance des indications positives sur la nature de ce dépôt, etc. M. de Sélys Longchamps dit à ce sujet quelques mots sur des coquilles trouvées en assez grand nombre, il y a quelques années, dans le limon hesbayen à Waremme, à environ 10 mè- tres de profondeur : ces coquilles appartenaient à de petites hélices et paludines, etc. M. Lambotte regarde les dépôts de ce genre comme des plus importants et engage les membres de la Société à faire une ex- cursion aux endroits signalés par M. Lecomte. M. De Malzine fait remarquer que cette année à cause de la douceur de la température les Hélix n'hivernent point encore généralement, et qu'aujourd'hui même il a remarqué les Eeliœ striafa Drap, par centaines en mouvement ainsi que plusieurs nemoraîis. M. Lecomte dépose un grand nombre de coquilles des envi- rons de Lessines et de Vienne qu'il offre aux membres de la Société pour leurs collections particulières. — Remerciements. La séance est levée à 4 1/2 heures. II BULLETIN HIBLIOGRAPIIIQUE LISTE DES OUVRAGES DÉPOSÉS A LA BIBLIOTHÈQUE DE LA SOCIÉTÉ PENDANT l'année 1868. Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. — Annuaire, 34""= année 1868. In-12. — Bulletin, 2""= série, tomes 23, n"^ 5-6; 24, n"^ 5-12; 25; 26, n"^ 7-11. In 8". Accademia gioenia di scienze naturali in catania. — Atti, 3' série, tome I, 1867. In-4". Planches. Bellynck, A. — Anthropologie. Compte-rendu du rapport de M. de Quatjefnges sur les progrès de l'anthropologie. Paris et Bruxelles, 1868. (Extrait des Études religieuses, historiques et littéraires.) Boston society of natural history. — Animal n° 1, 1868-1869. — Memoirs, vol. 1, pars. 1, 2, 3, 1866-1868. 3 vol. In-4'' PI. — Proceedings, vol. X, 1864-66; vol. XI, 1866-68. — Reports, years 1865-1868, 4 brochures. In-S". Brusina, s. — Prinescl malakologiji Hrvatskoj. Agram, 1867. (Extrait des publications de l'Académie Slavo-méridionale des sciences et des arts d'Agram.) Catalogues de marchands natuialistes, libiaires etc. CXIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQIIE DE BELGIQUE CuAHLiKn, D' EUG. — Observation d'un monstre double iléadelphe. Liège, 18G8. Planche, 2 exemplaires. (lîxtiait (les Mémoires de la Société royale des sciences de Liège.) CoLUEAU, JuLF.s. — Excursions et découvertes malacologiques faites en quelques localités de la Belgi(;[ue pendant les années 18G0- 1865. planche, (Extrait des Annales de la flociété malacologique de Belgique, tonio I.) — Description d'une espèce fossile de la famille des Vei-mels, Siphonium iugens. Planche, (Idem.) Ckosse et FisciiEU, — Journal de Conchyliologie, 3""^ série, tome VI, 18G6, et tome YII, 1867, 2 volumes. Planches. Dewalqie, g. — Prodrome d'une description géologique de la Belgique Bruxelles et Liège, 1868. Fédération les Sociétés d'iiouticulture de Belgique. — Bulletin, 1860- 18G7. 8 volumes in-S" Planches. — Bulletin du Congrès international de pomologie qui a eu lieu à Namui- le 28 septembre 1862. — Bulletin du Congrès international d'horticulture à Bruxelles, 1864. Frauenfeld, g. Von — Beitrage zur Fauna der Nikobaren. — Ueber die diessjàhrigens Verwiistungeu des Rapsglanzklifers in Bohmen und Mahren. — Ueber einen in einen Stein eingeschlossenen lebenden Sala- mander. — Ueber einen Zeistorer der Baumwollkapseln in Egypten. — Zoologische Miscellen XI, XII, XIII, XIV. Planche et ligures dans le texte. (Ces diverses bi'ocliures extraites des Verhandlungen de la Société de zoologie et de hotani(iue du Vienne, 1807). Gentillomo, D'' CAiMiMiLLO. — Bullettino malacologico italiano, tome I, 1868, n" 1, 2, 3, 4. Planches. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE. CXV Haidinger , WiLHELM. — Natunvissenschaftliche Abhandlungen , Band- II, III, IV. Vienne, 1848-1851. 3 volumes in-4». Planches (Publication de l'Institut géologique I. R. d'Autriche.) Hidalgo, J. G. — Catalogue des mollusques testacés marins des côtes de l'Espagne et des Iles Baléares. (Extrait du Journal de Conchyliologie 1867.) HoRNES. — Die Fossilen des tertiâer Beckens, liv. 1-8. In-4o, 1855-1867. Planches. (Publication de l'Institut géologique I. R. d'Autriche. Abhandlungen, Band IV.) Journaux avec divers articles malacologiques. Kaiserlich-Kônigliche geologische Reichsanstalt. — Abhandlungen, Band I, II, III. 3 volumes in-4". Vienne, 1852-1856. Planches. — Jahrbuch, jahrgang 1867, XVII Band; jahrgang 1868, XVIII Band, n- 1-2. — Verhandlungen, 1867 ; et 1868, n°^ 1-10. Kaiserlich-Kônigliche zoologisch-botanische Gesellschaft in Wien. — Verhandlungen, XVII, Band, 1867. In 8". Planches. Lallemant, Ch. — Acclimatation constatée des Hélix vermiculata et candi- dissima dans le nord de la France. (Extrait des Annales de la Société malacologique de Belgique, tome II.) MoRCH, 0. A. L. — Abrégé de l'histoire de la classification moderne des mollusques basée principalement sui- l'armature linguale. (Extrait du journal de conchyliologie, 1867.) — Catalogus conchyliorum quœ reliquit Cl. N. Chr. N. Lassen. Copenhague, 1863. In- 12. 2 exemplaires. — Catalogus conchyliorum quse reliquit C. P. Kierulf. Copen- hague, 1850. In-8°. Planches. — Catalogus conchyliorum quee reliquit D. Alphonso d'Aguirra e Gadea, Cornes de Yoldi, fascicules 1, 2. Copenhague, 1852 1853. In-8". 3 exemplaires. — Quelques mots sur un arrangement des mollusques pnlmonés terrestres etc. (Extrait du Journal de conchyliologie, 1865.) CXVI SOCIÉTÉ MALÂGOLOGIQUE DE BELGIQUE MouuEN, Cil. — Palmes et couronnes de riiorticulture de Belgique. Bruxelles, 1851. MoRREN, Ed. — Charles Morren, sa vie et ses œuvres. Gand, 1860. In-8", avec portrait. Naturforschender Verein in Brunn. — Verhandlungen. V Band, 1866. In-8". NaturiustorischeGesellschaftzu NiJRNBERG. — Abhandlungen. IV Band, 1868. Planches. Naturhistorischer Verein in Augsburg. — Bericht, tomes IX à XIX, 1856-1867. 11 volumes in-8». Naturwissenschaftliche Gesellschaft Isis inDresden. — Denkschriften, 1860. ^1-8". Planches. — Sitzungs Berichte, jahrgang 1861, 1863, 1864, 1865, 1866, 1867, 1868 n"^ 1-6. Neilreich, Aug. — Diagnosen der in Ungarn und Siavonien bisher beo- bacliteten Gefiisspflanzen, 1867. (Publication de la Société l. R. de zoologie et de botanique de Vienne.) NiNNi, A. P. — Sulla mortalita délie anguille. {Extrait des Atti delF 1. R. Sociota agraria di Gorizia, 1867.) NiNNi, A. p. et Saccardo, P. A. — Commentario délia Fauna, Flora e Geadel Veneto e delTrentino. Venise, 1867, n° 2 ; 1868, n" 4. Offenbacher Verein fur Naturkunde. — Bericht, IV, V, VI (2 exem- plaires), VII, VIII. Offenbach am Main, 1863-1867. In-8°. Planches. — Der D'' Jos. Christ Senckenbergischen Stiftung widmet zu ihrer saecularfeier am 18 august 1863, dièse Denckschrift der Offenbacher Verein. In 4°. Planches. Pàyot, Venance. — Erpétologie, Malacologie et Paléontologie des environs du Mont-Blanc. Lyon, 1864. BULLETIN tilBLlOGRAPHIQUE. CXVII Regnoli, D'C. — D'alcuni oggetti appartenenti alla paleœtnologia rinve- nuti entro una caverna délie Maremma Toscana. Pise. 1867. w — Ricerche paleœtnologiche nelle Alpi Apuane Pise, 4867. (planches photographiées.) Reuter. — Observations météorologiques faites à Luxembourg. (Publié par la Société Royale Grand Ducale des sciences naturelles, à Luxem- bourg.) SCHMIDT, Oscar. — Das Elen mit dem Hirsch und dem Hôhlenbâren fossil auf der grebenzer Alpe in Obersteier, 1859. Planches. (Extrait des publications de l'Académie des sciences de Vienne.) — Die dendrocœlen Strudelwûrmer aus den Umgebungen von Gratz. In-8o. Planches. — Die rhabdocœlen Strudelwûrmer aus den Umgebungen von Krakau. In-4°. Planches. (Extrait des publications de l'Académie des sciences de Vienne. ISoS.) — Eine Réclamation die « geformte Sarcode » der Infusorien betreffend. (Extrait des M. Schultze's Archiv. 1867.) — Murmelthiere bei Gratz. Planches. (Extrait des publications de l'Académie des sciences de Vienne. 1866.) — Spongologische Mittheilungen. (Extrait des M. Schultze's Archiv. 1867.) — UberdasKôrpaerchenin derMikropyle der Najadeneier, 1 867. Planches. (Extrait des publications de l'Académie de Vienne.) — Ueber planaria torva autorum. Planches. (Idem.) — Vorliiufiger Bericht iiber die Untersuchung der Bov^er- bank'schen Spongien, 1866. (Idem.) — Zur Kentniss der Turbellaria Rhabdocœla und einiger anderer Wilrmer des Mittelmeeres. 1857. (Idem.) ScHUitfANN, J. — Die Diatomeen der hohen Tatra, 1867. (Publication de la Société I. R. de Zoologie et de Botanique de Vienne.) CXVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Senoneh, a. traduit de l'italien par Roffiaen, Fr, — Notes conchylio- logiques. (Extrait ii'!S Annales de la Société malacologique de Belgique. Tome 1.) Sjebenburgischer Verein fur Naturwissenschaften zu Hermannstadt. — Verhandlungen. XVII, 1866. Planches. Smithsonian institution. — Annual Report of the board of rogents of the Smithsonian Institution for the year 1866. Washington, 1867, SOCIETA DI ACCLIMAZIONE E DI AGRICOLTURA IN SiClLIA. — Alti VII, n"' 10- 12 et VIII n'" 1-10. Palerme, 1867-1868. Société algérienne de climatologie, sciences physiques et naturelles. — Bulletin 1866, n"^ 4-6. 1867, n"= 1, 2, 3, 8. 1868, n'^' 1-3. Alger. Société chorale et littéraire des Mélophiles, de Hasselt. — Bulletin de la section littéraire, tomes 1, 2, 3, 4. Hasselt 1864-1867. Planches. Société des amis des sciences naturelles DE Rouen. — Première année 1865. Deuxième année 1866. 2 volumes in-S". Planches. Société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut. — Mémoires et publications, 1866, 1867, 1868. 3 volumes. Société entomologique de Belgique. — Compte-rendu des séances janvier- novembre 1868. Société impériale des naturalistes de Moscou. — Bulletin 1867, et 1868 n" 1. Planches Société malacologique de Belgique. — Annales. Tome I, 1863, 1864, 1865. In-8". 2 planches. (3 exemplaires.) — Bulletins. Tome I, 1863, 1864, 1865. In-8«. (3 exemplaires.) Société médico-chirurgicale de Liège. — Annales. Tome VII. 1868. Société paléontologique de Belgique. — Bulletin. Tome I, pages 1 à 256, avec 11 planches. Société phytologique et micrographique de Belgique. — Annales. Tome I, livraisons 11-14. Anvers, 1867-1868. In-8". BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE. CXIX Société royale de Botanique de Belgique. — Bulletin. Tome VI, n" 3, et Tome VII, n" 1. Bruxelles, 1867-1868. In-S». Société royale des sciences de Liège. — Mémoires. 2™*= série, Tome II, 18.67. Liège, 1867. In-S". Société royale grand ducale des sciences naturelles a Luxembourg. — Tome VIII, 1865 et Tome IX, 1867. In-8°. Planches. Société vaudoise des sciences naturelles. — Bulletin. Volume IXjn^'oS et 59. Lausanne, 1868. Thielens, Arm. — Note sur le Cylisus decumbens Walp. (Extrait du Bulletin delà Société royale de Botanique de Belgique Tome VU.) — Note sur le Myosotis Dumortieri. (Idem.) — Petites observations sur quelques plantes critiques. (Idem.) Verein der Freunde der Naturgeschichte in Meklenburg. — Archiv. 21 jahr, 1868. Neubrandenburg 1868. In-S». Planche. Winnertz. Joh. — Beitragzu einer Monographie der Sciarinen, 1867. (Publication de la Société l. R. de Zoologie et de Botanique de Vienne.) III BULLETIN DES COLLECTIONS MALAGOLOGIQUES DONS REÇUS POUR LES COLLECTIONS MALACOLOGIQUES DE LA SOCIÉTÉ PENDANT LANNÉE 1868. Les collections malacologiques de la Sociéié se sent notablement eni'icliies par les nombreux échantillons reçus pendant l'année 1868, renseigiiés au Registre-Collections scientifiques sous 688 numéros (n"' 2229 à 2916). Ces échantillons, au nombre de plus de 2300, se partagent entre les dons suivants. I. — ÉCHANTILLONS RECUEILLIS EN BELGIQUE. 1. Collections de coquilles et polypiers fossiles du teiTaiu liruxellien des environs de Bruxelles, environ 50 espèces. (Donateurs MM. Messemaeker, Seghers, Rosart.) 2. Fossiles de divers terrains de la Belgique, jurassique d'Arlon, cré- tacé de Folx-lez-Caves etc., une vingtaine d'espèces. (MM. AVej'ers, Thie- lens, Messemaeker.) 3. Coquilles terrestres et fluviatiles subfossiles de Papignies et de Rebaix, une trentaine d'espèces et variétés. (M. Lecomte.) 4. Mollusques terrestres et fluviatiles vivants des environs d'Arlon, une trentaines d'espèces et variétés. (M. Colbeau.) 5. Idem des environs de Lessines, une quarantaine d'espèces et variétés. (M. Lecomte.) 6. Idem de diverses localités de Belgique, environ 25 espères. (MM. Weyers, Colbeau, de Robiano.) 7. Coquilles terrestres de Forest près de Bruxelles, une quinzaine CXXIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE d'espèces. (Oéposées par les raeml)i'es de la Société ayant fait partie de l'excursion du 9 avril 1868.) 8. Espèces et variétés du genre Succinea, recueillies dans les diverses provinces de la Belgique, une trentaine de cartons, (M. Colbeau.) 9. Coquilles marines de la côte d'Ostende, environ 70 espèces^ (MM. Col- beau, Lanszweert, Messemaeker, Weyers, Funck.) 10. Collection de polypiers flexibles des côtes de Belgique, 25 espèces. (M. Lanszweert.) 11. Monstruosités d'Hélix, une quinzaine d'échantillons. (M, Roffîaen.) 12. Quelques annélides. (M. Colbeau.) II. ■ — ÉCHANTILLONS PROVENANT DE l'ÉTRANGER. 1. Coquilles et polypiers fossiles de divers pays, quelques espèces. (Donateurs MM. de Robiano, Van Volxem, Messemaeker.) 2. Collection de coquilles terrestres, fluviatiles et marines de la Dalmatie, environ 200 espèces et variétés. (M. Brusina.) 3. Une douzaine d'espèces du genre Partula. (M. Dautzenberg ) 4. Coquilles terrestres des Canaries, une vingtaine d'espèces. (M. Môrch.) 5. Coquilles terrestres et fluviatiles de Cantagallo, une dizaine d'espèces. (MM. Chevrand et Lambotte.) G. Mollusques terrestres et fluviatiles de Vienne et de Gratz, environ 25 espèces. (M. Lecomte.) 7. Coquilles terrestres et fluviatiles de divers pays, européennes et exo- tiques, environ 30 espèces. (MM. Dautzenberg, Môrch, de Robiano.) 8. Coquilles et polypiers recueillis dans des éponges de la Méditerranée, une quarantaine d'échantillons. (M. Le Bœuf.) 9. Coquilles marines de diverses mers, quelques espèces. (MM. Fologne, Lecomte, Dautzenberg, Messemaeker.) 10. Echinoderme. (M. Lecomte.) 11. Euplectella aspergillum. (M. Jamrach.) 12. Polypiers exotiques. (MM. Weyers et Lecomte.) IV LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIETE LISTE GENERALE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE AU 5i DÉCEMBRE 1868 ( Le nom des membres fondateurs est précédé d'un astérisque * ) llembrcs honoraires. 1867. Deshayes, G. P. —Paris. 1865. EuNCK, N. directeur du Jardin zoologique, membre de diverses Sociétés savantes, — Bruxelles. 1863. Le Boeuf, E. directeur général de la Société royale de Zoologie. — Bruxelles. 1867. Pfeiffer, D' L. — Cassel. 1867. SowERBY, G. B. — Londres. membres elTeciifs. 1864. Adan, h. directeur général des contributions, etc., Avenue de la Toison d'Or, 5. — Ixelles-Bruxelles. 1865. 'Bellynck, le père Auguste, professeur d'histoire naturelle au col- lège Notre-Dame de la Paix. — Namur. 1864. Briart, Al. ingénieur, correspondant de l'Académie royale des sciences de Belgique. — Chapelle-lez-Heriaimont, (Hainaut). 1865. "Charlier, Eugène, D' en médecine, etc., membre de diverses sociétés savantes, rue Faubourg-St-Gilles, 19. — Liège. 1865. 'CocHETEUX, Gh. capitaine commandant de l'état-major du génie. — Anvers. oxxviii sociiî:té malacologique de Belgique 1865. 'CoLDEAU, Jules, membre de diverses sociétés savantes, chaussée de Wavre, 178. — Ixelles-Bruxelles. 1864. Cornet, F.-L. ingénieur civil. — La Louvière, (Hainaul). 1866. Cousin, T. ancien fonctionnaire des contribution.s, rue du Gouver- nement, 12. — Mons. 1866. Dautzenderg, Ph. rue Vivienne, 16. — Paris. 1864. DebYjM"" Jeanne, ruedes Champs-Elysées, 41. — Ixelles-Bruxelles. 1864. De Gomensoro, H. L. D"'en sciences naturelles, rue Fresca, 17. — Rio de Janeiro. 1863. *De Malzine, Firmin, rue du Moulin, 11, — St-Josse-ten-Noode- Bruxelles. 1863. 'De Robiano, comte Maurice, sénateur, place do l'Industrie, 37. — Bruxelles. 1863. *De Sélys-Longchamps, baron Edm., sénateur, membre de l'Acadé- mie royale des Sciences de Belgique et de diverses Académies et Sociétés savantes, etc.. Quai de la Sauvenière, 34. — Liège. 1863. "Dewalque, G. D'' en médecine, etc., professeur à l'Université de Liège, membre de l'Académieroyale des sciences de Belgique etc. rue de la Madeleine, 13. — Liège. 1868. Dupont, Edouard, D' en sciences naturelles, directeur du Musée royal d'histoire naturelle, etc. — Bruxelles. 1864. Egger, s., D^ Dorothea gasse, 11. — Pesth. 1863. *FoLOGNE, Égide, architecte, membre de la Société entomologique de Belgique; grande rue des Aveugles, 106. — Laeken-lez- Bruxelles. 1865. Fontaine, César, membre de plusieurs sociétés savantes. — Papi- gnies, (Hainaut). 1863. 'Geelhand de Merxem, L. rue du Pont-Neuf, 21. — Bruxelles. 1868. Gentiluomo Cammillo , D'', conservateur du Musée royal d'histoire naturelle. — Pise. 1863. 'Lambotte, Henri, D'' en Sciences naturelles, professeur à l'Univer- sité libre do Bruxelles, membre de diverses Sociétés savan- tes; etc., rue de l'Abondance, 9. — Saint- Josse-ten-Noode- Bruxelies. Î8G7. Lanszweert, Edouard, rue de la Chapelle, 85. — Ostende. 1868. Lawley, Robert, conchyliologiste — Montecchio. (Toscane). 1866 Lecomte, Théophile, membre de diverses Sociétés savantes. — Lessines. LISTE DES MEMBRES CXXIX 1863. LoUMYER, G. pharmacien, chaussée dlxelles, 288. — Ixelles-- Bruxelles. 1867. Miller, Henry, professeur, membre de la Société royale de bota- nique de Belgique, rue Bréderode, 1. — Bruxelles. 1863. *RoFFiAEN, François, peintre paysagiste, rue Godecharles, 16. — Ixelles-Biuxelles. 1865. *RoSART, Adrien, membre de la Société entomologique de Belgique . rue du Berger, 21. — Ixelles-Bruxelles. 1864. RuHLMANN, Al. architecte, rue Monîebello, 10. — Anvers. 1868. Seghers, Franz, rue de Naples, 49. — Ixelles-Bruxelles. 1865. Shirreff, William H. Esquire, Lindenhouse. — Lymington, (Hampshire). 1867. Staes, Célestin, membre de plusieurs Sociétés savantes, rue des Deux-Eglises. 28, — Bruxelles. 1865. "Thielexs, Armand, D"^ en Sciences naturelles, membre de diverses Sociétés savantes etc., rue de Namur. — Tirlemout. 1867. TimmermaîvS, J. D. rueThieffry, 14. — Sehaerbeek-Bruxelles. 1868. Van Volxem, Camille, membre de diverses sociétés savantes, boulevard du Régent, 32. — Bruxelles. 1865. *Weyers, J.-L. membre de diverses Sociétés savantes; rue du Persil, 3. — Bruxelles. Uleiulires correspoudanfs. 1867. BiELZ, E. A. commissaire général des finances, membre de diverses Sociétés savantes. — Hermannstatit. 1867. Brusina, Spiridion, conservateur du Musée d'histoire naturelle. — Agram. 1864. Canofari de Santa Vittoria, comte. Chiatamone, 6. — Naples. 1864 Charlier, Alexandre, lieutenant dans la marine belge. — Namur. 1868. Chevrand, Antonio, D' en médecine. — Cantagallo. (Brésil). 1864. D'Ancona, César, D'' en sciences, aide naturaliste au Musée royal. — Florence. 1866. DuRRUEiL, E. membre de plusieurs sociétés savantes, rue du Carré du Roi. 1 — Montpellier. 1867. Gobanz, D"" Josef, professeur d'histoire naturelle à l'école supérieure des arts et métiers, membre de diverses sociétés savantes. — Gratz. 1868. Hidalgo, J. Gonzalez, D', Toledo, n" 83, 2" derecha. — Madrid. 1863. Jamrach, Ch. St-George-street, 180, East. — Londres. cxxx sncii-rn-: malâcologique de Belgique 1864. Lallkmant, Giiaiilks, membre de diverses Sociétés savantes, — Meudoii. 1866. Manfkedonia, chkvalier, J. D"" médecin à l'hôpital des Incurables. — Nuplos. '1808. MoRCH. 0. A. L. Fredcriksborggade, n°7. — Cupenhague. 186(3. MoiuÉRE, J. professeur d'histoire naturelle à la faculté des sciences, membre de diverses Sociétés savantes. — Caen. '1864. Pecchioli, Victor. — Seltignano, près de Florence. 1868. KoDRiGUEZ, Juan, directeur du Musée d'histoire naturelle. — Guate- mala. 1867. UoTHE, Tyge, directeur du Jardin royal de Rosenborg. — Copen- hague. 1867. ScuMiUT, Oscar, recteur magnifique, professeur à l'université, etc., — Gratz. 1868 Sciuto-Patti, Carmelo, membre de diverses Sociétés savantes. — C a ta ne. 1864. Senoner, D'' a. bibliothécaire de l'Institut Impérial-Eoyal de Géolo- gie, membre de diverses Sociétés savantes, Landstrasse, Haupt- strasse, 88. — Vienne. 1864. Stossich, Auolph, professeur, membre de diverses Sociétés savantes. — Tricste. 1867. Von Frauenfeld, chevalier Georg, conservateur du Musée Impé- rial-Royal de zoologie, membre de diverses Sociétés savantes, Herrengasse, Landhaus. — Vienne. 1865. Westerman, directeur du Jardin zoologique. — Amsterdam. 1867. WiECHMANN, D''. G. M. — Kadow, près de Goldberg. 1867. Zeleror, Joh. conservateur du Musée Impérial Royal de zoologie, Untermeidling, 60. — Vienne. nienibre démii^sionnaire. 1860 1868 'MiCHOT, l'abré N. membre de diverses Sociétés savantes, rue Gaillai'dimont. — Mons. TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES CONTENUES DANS LE TOME III DES ANNALES DE LA SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIOUE. Annales de la Société malacologiquede Belgique, lome III, 1868. . 5 Assemblée générale du 1^'^ juillet 1868 XL Bulletin bibliographique CXI Bulletin des collections malacologiques CXXl Bulletin des séances de la Société III Bulletins de la Société malacologique de Belgique, tome III, 1868. I Liste de roophytes et de mollusques inférieurs (Tuniciers et Bryo- zoaires) du littoral belge, par Edouard Lansz,\veert 115 Liste générale des membres de la Société malacologique de Belgique CXXV Liste générale des mollusques vivants de la Belgique, dressée d'après les documents publiés par les auteurs, par J. Colbeau. 85 Malacologie des environs d'Alger, par Cli. Lallemant 15 Ménfoires de la Société malacologiquede Belgique, tome III, 1808. 7 CXXXII SOCIÉTÉ MALACOLpGlQUE DE BELGIQUE. Mollusques terrestres eifluviatiles recueillis en Suisse, par François Roffiaen 65 Notes conclijliologiques par le D' Ad. Senoner, traduites de l'ita- lien par Arni. Tliielens 9 Séances: 5 janvier 1868 , V 2 février i8G8 VIII 1 mars I8G8 X (Notice sur YEupleclella aspergillum R. Owcn.par M.N.Funck). 5 avril 18G8 XV (Les bancs d'huîtres devant Ostende, par M. Ed. Lanszweert). (Mollusques marins nouveaux pour la faune belge, recueillis par MM. J. Colbeau et Ed. Lanszweert). 5 mai 1868 XXII (Excursion de la Société à Forest. — M. Staes). (Une Hirudo nouvelle {Xerobdella Lecomtei) , par Frauenfeid, tra- duction de M. Th. Lecomte). 7 juin 18G8 XXXII (De la spongicullure et de la pêche aux éponges dans la mer adriatique, par A. Senoner, traduction de M. Th. Lecomte). 1 juillet 1868. (Assemblée générale) XL 5 juillet 1868. . . : XLVIII (Composition du Conseil pour l'année 1868-1869). (Excursion de la Société à Arlon. — M. J. Colbeau). 2 août 1868 LV (Coquilles recueillies à Blankenberghe par M. deMalzine). 6 septembre 1868 LVill (Valves de VÂstarte Baslerotii inverses. Coquilles du Fusus fasciolaroides transpercées par un animal. Hélix nemoralis, subfossile avec perforation. Coquilles univalves prolongées, par un crustacé. — M. J. Colbeau). 4 octobre 1868 LXII (Divers mollusques que l'on peut recueillir en nombre à Namur et à Rouge-Cloître. — M. J. Colbeau. 8 novembre 18G8 LXVII (Excursion de la Société à Lessines. — M. J. Colbeau). (Liste des mollusques terrestres et fluviatiles recueillisaux en- virons de Lessines par M. Lecomte). (Aquarium du Jardin zoologique. — M. N. Funck ). TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES. GXXXÎÎÎ 6 décembre 1868 LXXIX (Instructions pour la recherche des coquilles terrestres et d'eau douce par le Dr James Lewis. — Traduction et notes de M. Weyers). (Essais pour obtenir des hélix scalariformes. — M. Fr. Roffîaen). (Coquilles subfossiles de Papignies et de Rebaix. — M. Th. Lecomtè). Table générale des maiières contenues dans le tome III, 1868, des Annales de la Société malacologique de Belgique . . CXXXI PLANCHES DU TOME III. Planche J. Mollusques terrestres et fluvlaliles recueillis en Suisse, par Fran- çois Roffîaen. Mémoires page 65. Explication page 85. 2. Liste générale des mollusques vivants de la Belgique, par Jules Colbeau. Mémoires page 85. Eiplicaiion page 109. o. Liste générale des mollusques vivants de la Belgique, par Jules Colbeau. Mémoires page 85. Explication page 110. 4. Liste générale des mollusques vivants de la Belgique, par Jules Colbeau. Mémoires page 85. Explication page Ml. AtuwM d& loy Sociéd Malœœloûi/(fZi& dtJdgiqujy Torru,m,Fl. n. W ■«"- 1 Û là ^^ 7^ 4 Fr.JioffÎMTi/ ad> noJ/. del- 1 Seliz arlTistcTiim Tax : trochcidalis . R^f. 3 ClansiliaWejersi. Roff. 4 Clausilia ulicata var elongata , RojJ 9^ 5 Limuaea3!;agTia]isvar:jroiiictissim.a. Ro^. 6 LimneeapalustnsTarifallaciûsa. i^jy^ 7 limuaea palustris var :Tpelliidda . Roff- 8 ImoiaBa p ere^ra var ; plchella. Ro^. 9 liniTiôea. trmcatuk var ; suban^ulata. J^/y^ F BtToUt/Wjzrf/, Saijxi. AToialesde^lojSodké/Ji/Mûuœlogupw d^Bdgiqr, TomùIIIPl.2. -<$, 13 J. Colbeazu, oÂ/. luU/. osZ-. 1 Hélix Sauveuri . J. Cblèeau/ l Helixliortensis Tarimmima. CoU): 3 Hélix cautiana var : pyraiûidcLta. Coli: 4; Helix sericea var : Fontainei . Colb: 5 Helixiirafasciatavar-.altocmctelk, CoU>: 6 ïïeliï "aiiifasciai;a var:îIaîiiurceTisis . Coli: I Vertig'o cylindrica. CoU): 8 CaTycMnmmiimniim var; ciirt-um. (5?Z^.- 16 11 14? 15 F.De.TdlenjOve' m, lapida del^ ft "c- 9 Planorbis coraeus variMcolor. Cold.' 10 Planorbis corneus var:iaicrostoma. Colô: 11 Physafoutmalis var: aplexoides-. Coll.' 12 Ancylus fluviatilis var.di"nndiatus. Cb3/ 15 Ancyks fluviaùlis var.TivulaTis . Cola.- 14 Ancylus flu^Qatilis variepidus . Cold: 15 Ancylus fluviatilis vax.-depressus . Colè: 16 Yalvata fluviatilis . Colè- ATinaZes dû Icb Sodài Mcdaœ7-/)gigiiù d&Bdgigm'. TomtJlLFl.3. A ^^°^!^^'; '^^: ;f "*ai^ .■triirHtKtS'^ JCdb'emjb cul/. tioU;. dd. ':TcUerMert>, ùi Icipùi dd et se. lAno douta Kck-ït . Coli.- j S.Anodonta Kiclod var: interrogationis, CoLb: I 3 . Anodonta ïèSiSi..Colù: A-mo]£s dz la, Soâtti MaZaxûlogufm ikBe^iQm. ^\ i^j^iïi5#iK?î?SVR>-rï¥: Torn^JUPl. /. J. Colieojub, aàj Ti/xb. dél- 1 Unio tuiradus var:Hecking'i, Colè- 2 . Unie batavas var: lacurvatus, OM: 3. Umo bacavus var:Belgicus, Colè SÈo.i'à^àiH^^A %' FBtlouffuurt/ iTclapid/- dcL.ec se. 4 Cyclas calicnlâta var- TeiiTistedti Cûld: 5 Dreissenapolymorpliàvar. dilatata. Cûl^: 6 DreissenapolymcLTpliavâr: angusca. Colô: ANNALES r r SOCIETE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE ANNALES SOCIETE MALACIILIKIIE :be;x-.giqtlje; TOME IV Année 18 GO BRUXELLES IMPRLMERIE ET LITHOGRAPHIE DE J. NYS 57, RLE POTAGÈRE, 57 DE :]BElIL.<3rIQTUE; TOME IV Année «S69. BRUXELLES IMPRIMERIE ET LITHOGRAPHIE DE J. NYS 37, RUE POTAGÈRE, 57 CATALOGUE DES MOLLUSQUES DU SPITZBERG recueillis par le D' H. KROYER pendant le voyage de la corvette la Recherche en juin 1838, PAR LE DOCTEUR O. A L. MÔRCH. — SÉANCE DU 5 JANVIER 1869 — Frederick Martens, de Hambourg, a le premier mentionné des Mollusques du Spitzberg observés pendant son voyage à cet archipel en 1671. Dans son ouvrage intitulé « Spitzhergische oder Groenlanclische Beise Beschreihung gethan in Jakr 1671, Hambourg, 1675, „ se trouvent les dessins, faits par l'auteur, de deux espèces de Mollusques, savoir : See Gots-Pferd {Clione limacinaj Gi Schnecken Rotzfsch ( Limacina helicialisj . Martens doute de l'opinion généralement admise que ces animaux servent de nourriture aux baleines. 8 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Ltnné fait mention d'une seule espèce provenant du Spitz- berg, rapportée de cet archipel par A. R. Martena, med, can- didatus, c'est le Biicciniim glaciale. Quoique Linné ne lui donne qu'un pouce de grandeur, la description s'accorde très bien avec la coquille qui porte ce nom chez tous les auteurs. Selon M. Hanley, cette coquille ne se trouve cependant pas dans la collection de Linné, actuellement à Londres. Toutes les autres espèces rapportées de la mer norwégienne, par le même Mar- tens (Linné. Fauna Suecica, Ed. 2.) (i), sont évidemment des espèces de la Norwége méridionale. CoNST. John Phips, depuis Lord Mulgravë, dans " a voyage toiuards the north pôle undertaken hy his Majestys command 1773. London 1774<, „ (2), énumère sept espèces de Mollusques re- cueillis avec la drague à la baie de Smerenberg, savoir : Chiton Tuber, Mya truncata. Mytilus nigosus, Buccinum carinaium (figuré), Turbo helicinus, Clio helicina et Clio limacina. Il est probable que Solander est l'auteur véritable des descriptions, mais comme le nom de Solander n'y est point mentionné, comme l'est, par exemple, celui de Hunter pour l'anatomie du Slpun- culus lendix, j'ai, à l'exemple de Dillwyn, conservé le nom de Phips pour les espèces nouvelles. En 1818, le capitaine David Buchan (5) visita le Spitzberget en rapporta quelques coquilles qu'il donna au Musée britannique. Leach (4) fait connaître ces coquilles qui appartiennent aux espèces suivantes : (1) Amœnitates academicœ. VIT, 1769, p. 473. (2) Traduction allemande Bern. 1777, et Berlinisclie Sammlmigen. 9 Band. 1777, p. 559. (3) Capt. F. W. Beclnj « a voyage of discovery towards the north pôle pcrformed in his Maj. shifs Dorothea and Trent îinder the command of Capt. D. Buchan 1818. London. 1843. » (4) Appendice au « Voyage 0/ discovery of Capt. Ross, 1819 ((.{Thomp- son » Annales of Philoso])hy » XIV, 1819, p. 202), réimprimé dans Bozet Journal, 1819. MÉMOIRES. 9 Pmicïora glaciaUs, Macoma fenera , Crassina semisulcata {Astarte lacteci , Mac Andrew) , Nicania Banksii et Crania anomala selon Mac Andrew et Cyrtodaria siliqua d'après Beck Mss. W. ScoRESBY Jun.,dans " an accoimt oftlie ar die régions ^iz. y Édinbourg, 1820, ,, fait des observations sur les Clio heli- cina et Clio borealis, et ajoute une liste des Mollusques du Spitzberg d'après Phips. Cette liste est répétée par le même auteur dans son « Journal of a voyage to the northeren JFIiale fishery etc., 1822. Êdinbourg, 1823. » L'ouvrage de W. Ed. Pakry, " Narrative of an attempt to reach the north j)ole in hoais fittedfor the jmrpose, and attacJied to /lis Majesiys ship Hecla in the year 1827. London, 1829, « est suivi d'un appendice zoologique par James Clark Ross, lequel fait mention seulement de deux Mollusques, Clio borealis et Limacina arctica. Les Voyages de la Commission scientijique du Nord en Scan- dinavie, en Lapponie, au Spitzberg et aux Feroe, pendant les années 1838, 1839 et 1840, sur la corvette La Recherche, com- mandée par M. Fabvre, lieutenant de vaisseau, ont été publiés, par ordre du Roi, sous la direction de M. Paul Gaimard ; mais cet ouvrage, comme beaucoup d'autres, arrêté par les événements de 1848, ne renferme pas les Mollusques. Le D^ H. Kroyer, attaché à cette expédition comme un des zoologistes, prenait avec la drague sur 5 à 15 brasses de profondeur, environ 50 es- pèces de Mollusques pendant un séjour de onze jours dans le Bellsound, en juillet 1838. La plus grande partie de cette col- lection fut achetée par le roi Chrétien VIII, pour son cabinet particulier de Conchyliologie. Plusieurs échantillons furent com- muniqués à MM. H. P. C. Môller, D' Philippi, D^ Bergh, H. Cuming et à moi. Dans le » Amtlicher Bericht ilber die 24^" Versammlung deutscher Naturforscher und Aerzte in Kiel im September 1846. Kiel, 1847, p. 115, /, se trouve une liste des Mollusques du 10 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Spitzbcrg, conservés en esprit de vin, dans la collection de M, Kroyer. Elle contient 42 espèces dont 22 univalves, 13 bi- valves et 7 tuniciers. J'ai ajouté à ma synonimie les noms de cette liste après l'avoir contrôlée d'après les exemplaires types conservés au musée de l'Université. D'un autre côté, j'ai vérifié les localités d'après une liste manuscrite faite par H. P. C. Môl- LER, en 1840. M. Petit a décrit le Trichotropis doliiim, rap- porté de ce voyage par M. le lieutenant Norman, mais avec la localité sans doute erronée de Hammerfest. M. Deshayes fait mention d'une grande espèce de Margarita, rapportée par M. le capitaine Janelle {Lamarck. Éd. 2, Vol. IX, p. 185). M. S. LovÉN visita le Spitzberg, je crois en 1839, mais le temps était peu favorable pour les recherches zoologiques : GouLD (" Invertebrata of Massachussetts ») fait mention du YolcUa liyperhorea Lovén et Trojjhon scalariformis ; le D'' Jonas a aussi reçu quelques espèces provenant de ce voyage et qui sont à présent au musée de Hambourg, RoB. Mac Andrew a publié la " Lidof species of MoUusca ohtamed hy Prof. Goodsir if) from 8pitzhergen « (AnnaU and Magazine of Nalural Ristory for December 1855). Dans cette liste se trouvent énumérées 14 espèces suivies de quelques notices par S. P. Woodward. S. P. Woodward, dans son " Manual of MoUusca part . 3. 1856, p. 355, // indique le plus grand nombre des espèces du Spitzberg (trente trois) dans la liste des Mollusques arctiques, savoir ; Buccinum glaciale, B. angulosum, Fusiis deformis (2), F. despectus, F. Kroyeri, F. Spitzhergiensis, Trophon scalari- formis., Admet e viridula, Natica pusilla {grbrdaiidica), Marga- rita helicina, M. sordida, Lepeta cœca, Chiton ruber, Bentalium entale, CylicJma alba, Terebratula caput-serpentis, lerebra- tella Spitzbergiensis , Crania anomala , Pecten islandicus , (1) Les exemplaires se trouvent dans la collection de M. Me. Andrew. (2) « Reete., Conchohgica Iconica, 1847. » MÉMOIRES. 11 P . ffrbnlandicus, Leda rostrata {pernida), L. minuta^ L. lucida {navicidaris?), Yoldui arcfica, Y. hyperhorea, Astarte semis id- cata^A. ellipiica, A. crebricostata, A. Banksii, Cardiiim gron- landicum, Tellina gronlandica {baltica Z.), Saœicava rugosa, Pan- dora glaciaîis. SuTHERLAND " Joumcil of Cl voycifje in PcifinsBay andParroio strait in iîieyear 1850-1851, nnderllie command of capt. Penny. London, 1852, « mentionne V Astarte Spitzbergiensis, mais sans description. Dans le Catalogue des Mollusques arctiques de la collectio7i de feu LuD. Thienensan, 1861, se trouvent les espèces suivantes indiquées comme provenant du Spitzberg : Âdmete crispa, Buc- cinum carinatum, B. grbnlandicum, B. reticulatum^ B. scalari- forme, B. undulatum, Fusus borealis, F. Kroyeri (nov. sp.), Natica clausa, N.pallida, Trito7iiîim craticulatum, T. cocJdeare, T. arcticumy T. lamellosum, T. turriculum, Tm'ritella polaris, Astarte arctica, A. pulchella Jonas^ A. semisulcata^ Cardium ciliatum, C. grbnlandicum, Leda tenuisulcata, Modiola discors, Mya arenaria, M. truncata, Nucula arctica, Venus astartoides {Astarte Banlcsii), Terebratula psittacea. 0. ToRELL, dans son ouvrage « Bidrag till Spitzbergens MoUuskfauna. Stockholm, 1859, avec 2 planches, ,; ne men- tionne que les Brachiopodes et une partie des Acéphales:^ il in- dique aussi le nombre total (cent et trente) des espèces recueillies par lui, pendant son séjour au Spitzberg. M. Jeffreys (i), qui a vu les collections de M. Torell à Londres, fait connaître les espèces du Spitzberg qui se trouvent aussi en Grand-Bretagne. Lovén a décrit de la même collection \g Piliscus probus {" Ofver- sigler af svenska Akad. IPmdl. 1859, p. 119 «). Enfin Lovén, dans " Om resultaten af de af den wenska Spitzbergs-Expedi- tionen 1861 utfôrda djupdraguingar ufforda of K. Chydenius (i) Britisli Conchohgy. 12 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE (sur les dragages à de grandes profondeurs etc.), cite une espèce de Cylichna prise à une profondeur de G, 300 pieds. La faune de la côte occidentale du Groenland est jusqu'ici la mieux connue des faunes de la mer arctique : elle peut ainsi être considérée comme la faune typique de cette région, quoique la plupart des individus soient peu développés en grandeur à cause de l'influence de l'eau douce provenant des rivières nom- breuses qui se déversent dans la Baie de Baffin; l'on trouve ce- pendant quelquefois , surtout dans l'estomac des Eidreduck (Anas moUissima et Anas spectabilis),des individus d'une taille assez grande. Les coquilles univalves du Spitzberg diffèrent presque toutes des individus du Groenland et de la côte nord d'Islande par les caractères suivants : 1° Par le peu d'épaisseur de la coquille et le manque de côtes longitudinales, par exemple ; Turritella reticulata, Tritommii tenue Gray {T. scalariforme Bk. et T. ciliatum Fabr.), Fusus latericeus M'ôlL, Admete viridula {C. abnormis), les espèces des genres Margarita et Natica. 2° Par la taille plus grande, comme Velutina zonata, toutes les espèces de Natica^ Tropho7i cîathratum, Pleur otoma violacea (P. gigas Bk.), Admete viridula {grandis), les espèces de Mar- garita. 3° Les lignes spirales élevées sont la sculpture prédominante, par exemple ; TricJwtropis Kroyeri , Tritonium angulosum , T. terrœ-novœ^ Fusus 8jpitzbe7giensis, Pleurotoma impressa., Margarita ciller ea {M. sordida). Les espèces suivantes sont particulières au Spitzberg : TricJiotropis Kroyeri (peut-être aussi dans la Mer Blanche), Tritonium angulosum et T. tenue (d'après les figures de Bechy voy.) aussi à Icy Cap., Fusus deformis Reeve (voisin de F. harjM Môrch. Novit. Conch.), Yoldia frigida, Y. abyssi- cola. Les Fusus tornaius et Tritonium ierrœ-?iovœ , sont des formes MÉMOIRES. 13 communes au Spitzberg et à Terre-Neuve : le Fi/sns SpUzler- (jiensis est très voisin du Fitsiis lividus Morch, de Terre-Neuve. Presque toutes les antres espèces se retrouvent au Groenland. Les coquilles bivalves sont, en général, d'une taille moins grande que les individus de Groenland et de l'Islande. La minceur de la coquille paraît dépendre du plus grand froid de la mer du Spitzberg, les coquilles arctiques étant pres- que toujours plus minces que les espèces analogues de la faune britannique, par exemple : Littorina grbnlandica^i L. rudiseic. La taille de la coquille semble dépendre d'une mer plus ouverte et dont les eaux sont plus salées, ainsi les coquilles de la mer Germanique sont plus grandes que celles du Kattegat et de la Mer Baltique. Dans la liste qui suit, j'ai noté d'un astérisque * les espèces mentionnées par les auteurs comme provenant du Spitzberg, mais qui n'ont pas été recueillies par le Docteur Kroyer. LISTE DES MOLLUSQUES DU SPITZBERG. CLASS. I. ANDROGYNA. 1. Cijliclbna alha, Broion. Spitzberg (Woodward. Torell (Jeffreys)). Un seul exemplaire pris à Bellsound par le Docteur Kroyer et, selon Môller, perdu depuis. 2. Boris {Ecltinocliila) repanda, Aid. et Hanck. Boris lœvis, L. Milll. Zool. Dan. sans doule la même espèce, Doris areolala, Slutvilz. Amll. Bericht, n° 2. Bellsound (Kroyer). Cette espèce remarquable par l'anneau épineux de la bouche qui me paraît indiquer un genre à part, est également remarqua- ble par ses » taches couleur d'orange. « L'espèce de Stuwitz est le Doris pseudoargus Rapp. U SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 3. Dendronoius arhorescens, Miïll. Un mauvais exemplaire long de 18 millimètres, ayant les branchies mutilées (Kroyer). 4. Clione limacina, Fhips. Sce Go(s Pferd, Markns. Spilzbcrg. p. 128, lab. P. f. /. Siidbay, 20 juin (Martens). Très-abondant selon Scoresby. Ad Spitzbergam in Gado ceglefino^ 5 exemplaires (H. Kroyer). * 5. Limacina helicma, Phijjs. Schneckcn Rolzfisch, Martens, p. 129. Tab, Q, pg. c, e, e. Limacina lielicina, Amll. Bcricht, n° 1. Très abondant dans le port méridional de Spitzberg, le 20 juin. Non observé dans la glace (Martens), Scoresby loc- cit. CLASS. II. DIOIGA. T^NIOGLOSSATA. * 6. 8ke7iea planorhis i Fabr. Selon Torell (JefFreys, loc. cit.). * 7. Littorina ffrônlandica, Boit. Torell loc. cit. p. 33. Liltorina rudis, Montg. Jeffr. Bril. Conch. Seulement dans le golfe le plus méridional, assez rare. Cette espèce est le seul mollusque de la région du littoral au Spitzberg, selon Torell. 8. Turritella reticulata^ Mifjliel. Var. plicis destituta. Bellsound, trois exemplaires, longueur 19 mm. (H. Kroyer). 9. Trichotropis {Iphinoe) Kroyeri, Phil. Tricholropis Kroyeri, Phil. Zeilschr. f. Malacoz, ISio, p. 175. Trichotropis dolium. Petit. Juiirn. de Conchyl. vol. 2, 1851, p. 20. Cancellaria ? arctica, Midd. Deitr. p. 112, l. IX, f. 11, 12, 15 ? (. /, f. 4. MÉMOIRES. 45 Trîcholropis (Iphînoe) ciliala, Kroyer. Adams gcn. 1, p. 280. Trkholropis (Iphinoe) dolium, Petit. Adams gen. 1, p. 2S0, Trichotropis Kroyeri, Sow. Thésaurus. Bellsound, plusieurs exemplaires (H. Kroyer). L'opercule et l'animal sont mentionnés par Souleyet. Nofa. Le Trichotropis borealis, Sow. et Brod., ne se trouve pas au Spitzberg selon M. Torell, loc. cit. p. 87. 10. Onclàdiopsis carnea^ Kroyer. Bergh. Mg. p. 107, lab. 5, i. Coriocella carnea, Kroyer. Amll., Bericht n" 10. Coriocella recondila Kroyer. id. n" il. Bergli. l. c. {le jeune). Bellsound, 5 à 15 brasses de profondeur; 2 exemplaires (H. Kroyer). Les jeunes se trouvent dans les cavernes du manteau de l'^^*- cidia gelatiïiosa. * 11. PiliscusjjrobuSy Lovén. Ôfversigl.y8^9,p. 119. Spitzberg (Torell, 1. c). Cette espèce se rapproche du Pilidium commodum, Midd. Le Capulacmœa radiata, Sars. est peut-être la même espèce. 12. Velutina haliotoides, Mûll. Var. gra^idis. Velutina capuloides, Gray. Amtl. Bericht. n° 8. Bellsound ; deux exemplaires, longueur de l'ouverture 17 mm. (Kroyer). Elle s'accorde parfaitement avec la variété qui se trouve fossile à Uddevalla. 13. Velutina {Morvillia) zonata, Goidd. Var. grandis. Velutina canaliculata, Beck. Amll. Bericht. n" 9. Quelques exemplaires à Bellsound ; longueur'de l'ouverture 22 mm. (Kroyer). 16 SOCIËTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 14. Natica clausa, Soio. et Brod. Var. tennis. Natica consoUdala, Coulh. Amll. Bericht. n° 5. Natica clausa, Torell. p. 85. Plusieurs exemplaires morts dont le plus grand a l'ouverture longue de 25 mm. Belsound (Kroyer). 15. Natica {Lunatia) pallida, Brod. et Sow. Bechy voyag. p. loi, 154, f. 15. Natica pallida, Amtl. Bericht n" 4. ? Natica pusilla (grônlandica) Woodw. Man. p. 356. ? Bellsound, à une profondeur de 5 à 15 brasses (Kroyer). Cette espèce n'est probablement qu'une variété de la N. grôn- landica à coquille mince et spire élevée. * 16. Natica (Amauropsis) i&la?idica, Gmel. Natica Johnstoni, Torell. p. 86. Au Spitzberg, sous le 80™^ degré de latitude Nord ; de même taille que l'espèce fossile de Uddevalla. Rhachiglossata. (MELICEBTIGENiE.) 17. Tritonium glaciale., L. Buccinum carinatum, Phips. l. c. p. 197, t. 13. f. 2. Buccinum carinatum, Gmel. S. N. p. 5495. Dillw. 2, p. 632. Trilonium glaciale et var., Amtl. Bericht, n"' 12, 15, 14. Var. x. unicarinata. Var. (i. tricarinata. Reeve, Icon. Buccinum, f. 18. Var. Y. minor. Long. 40 mm. Bellsound, de 5 à 15 brasses de profondeur; assez abondant (Kroyer) . MÉMOIRES. 17 18. Tfitonium coirjulosum, Grat/. Bechy voy. p. 127, l. 56, f. 6. Trilonium polare, Gray. Amll. Bcrichl, n° 16. Var. a. lineis spiralibus 2 œqualibus. Var. a. lineis spiralibus 2 inœqiialibus, posterior minor. Var. X. minor. Long. 43 mm. TrKonium angulosum, Midd. Beilr. p. 171, l. VII, f. 5, 4. Buccinum angulosum, Woodw. Man. p. 555. Bellsound, plusieurs exemplaires (Kroyer). 19. Tritonium tenue, Gray. Bechy voy. p. 128, t. 56,/". 19. Buccinum ternie, Reeve. Icon. f. 27. Trilonium tenermn, Amll. Berichl ?i° 17. Bellsound, de 5 à 15 brasses de profondeur, plusieurs exem- plaires, le plus grand long de 60 mm. (Kroyer)* Coquille très mince, à côtes presqu'obsolètes, sutures très profondes. Le lYitonium scalariforme de Beck et MôUer est sans doute une variété à coquille épaisse et à côtes fortes. 20. Tritonium ciliatum, Fabr. Var. turrita. a. Anfract. longitudinaliter costatis. Long. 32 mm.; long, aperturse 16 mm.; diam. 16 mm. Bellsound, quelques exemplaires (Kroyer). /3. Spira Isevis, costis destituta. Trilonium (lavulum, Beck Mss. T. cylindraceo-ovata; spiraliter lirulata, lineis obseletis 1-2 interstitialibus; strige incrementi expressse cancellatse ; anfract. 6 ^2 modice convexis ; suturis sat profundis ; apex mamillatus non productus; regio parietalis lata, nitida; plica columel- laris obliqua indistincta ; labrum subreflexum. Epidermis tenuis s 18 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE in intersectionibus striarum ciliis brevibus.Long. 31 mm. ^ long, aperturœ 17 mm,: diam. 14 mm. Operculum suborbiculare, long. G mm., diam. 5 mm. Un exemplaire a 40 millimètres de longueur et son ouver- ture en a 18. Bellsound, 5 à 15 brasses de profondeur (Kroyer) : quelques rares exemplaires. Cette espèce met presque hors de doute que le Tritoniiim ciliatum, Fabr. n'est qu'une variété à spire raccourcie du Tri- toniimi tenue. Il y aurait alors le même rapport entre T. cïliatmn et T. scalariforme qu'entre T, grônlandicum et T. undulaium. 21. Tritoniam ffroiilandicum, C/iem. Tritonium cyaneum, Torcll. l. c.p.ôl? T. lineis elevatis distantibus, sutura simplex, brunnea, epi- dermis ciliata. Long. 25 mm. Bellsound, 5 à 10 brasses de profondeur, 2 exemplaires (Kroyer). Far. a. glabra. Trilonium perdix, lieck. T. turrita, tennis, plicis scalariforniibus hue illuc obsoletissi- mis, fasciis catenulatis obsoletis ; sutura simplex vix undulata ; epidermis membranacea laevissima. Long. 33 mm.:, long, aperturse 17 mm. Long. operculi9 mm., diam. transv. 7 mm. Bellsound, 5 à 15 brasses de profondeur, 3 exemplaires (Kroyer). 22. Tritonium Terrœ Novœ, Beck. Beck Mss. Buccinurn Donovani, Rceve. Icon. f. 2. non Gray. T. tennis, anfr. postice angulatis, spiraliter liratis, trans- versimplicatisjlabro posticesinuato.Long. 60 mm.: apcrt. long. 27 mm.: diam. 35 mm. MÉMOIRES. 19 a. Spira eloiigata; anfractus ultimus postice angulatus, liiit3a funiculariexpressa. Long. 60 mm.; apert. long. 28 mm.: diam. testée 30 mm. Bellsound, deux exemplaires (H. Kroyer). Cette espèce se rapproche du T. ienehrosam qui probablement est, comme elle, une variété du 1\ grbnlandicum CJicm. 23. Fiisîis {Neptunea) iornatus, Gould. Var. nodifera. Triionium hyperboreum, Beck. Amtl. Bcriclit n° 15. Fusus borealis, Philippi, Abbildungcn 5, p. 118, l. V, f. 2. Fusus despeclus }yoodw. Man. p. 555. a. Spira bilirata. Long. 64 mm. B. Spira trilirata. Y. Anfr. ultim, nodis fornicato-squammatis. Long. 40 mm. Bellsound, plusieurs exemplaires des formes ^- et &, un seul de ia forme y (Kroyer). 24. Fusus {Tritonofusus) Kroyeri, M'ôller. Triionium scalari forme, Beck. Amll. Bericht. n° 18. Fusus arclicus, Philip. Abbild. o, p. 119, lab. 5, /". 5. ce. mnjoT, labro sinuato. Long. 110 mm. a. pumilio., long. 60 mm. Bellsound, par 5 à 15 brasses de profondeur, plusieurs exem- plaires (Kroyer). Les exemplaires du Spitzberg ont une couleur brunâtre tandis que ceux du Groenland ont une couleur crétacée à l'âge adulte. Ootheca : capsula solitaria, orbiculari, peripheria limbo angustomembranaceo, pulloscirciter 5 continens. Diam. 13 mm. 25. Fusus {Tritonofusus) latericeus, Môll. Var. lavis. T. spira turrita, plicis destituta vel obsoletissimis. Long. 22 mm.; long, apcrtur. 12 mm. 20 SOCIËTË MALACOLOGIQUE DE HELGIQUE Bellsound, ,5 à 15 brasses de profondeur, deux exemplaires (col- lection de Musée de Copenhague), un exemplaire (collection Morcli). Le F/(S/fs pulifis, Beeve. Iconica, f. 89, a quelque ressem- blance avec cette espèce, mais selon l'exemplaire de la collec- tion Cuming, c'est probablement une représentation grossie du iHeuroioma Vaîdii, MoU. * 26. Fusus [Tritonofîisus) Spifzben/iensis, Becve. Dclchcr voyag. p. 595, t. 22, f. 1. Woodw. p. 58G. Je ne connais pas cette espèce qui se trouve dans la collection Cuming : elle paraît ressembler beaucoup au Fifsus lividus, Morch, (Journ. de Concli. X, 1862, p. 36, pi. I, f. 1), de Terre Neuve. * 27. Fii8?is {Voluhpsis) Nowegicus, Chem, Selon Torell, loc. cit. p. 86, extrêmement rare au Spitzberg. 28. Ftisus {Pyrulofusus, Beck) deformis, Beeve. Trilonium? aurelianum, Kroycr. Amll. Bcrichl, n" 20. Fusus deformis, Reeve. Iconic. i^il fig. 45. Bellsound, 5 à 15 brasses de profondeur, quelques exemplai- res : le plus grand a 110 mm. de longueur (Kroyer). J'ai vu un exemplaire beaucoup plus grand dans la collection de M. Torell. M. Kroj^er a rapporté plusieurs masses d'oeufs très curieuses mais qui malheureusement ne renferment pas déjeunes. Elles appartiennent probablement au Tritomiim glaciale qw au T. an- ffulosim, la plupart des espèces du genre Fusus ayant des cap- sules d'œufs solitaires. Je ne connais pas ces ovisacs du Groenland. Ootheca (n° 1). Styliformis cylindrica (long. 100 mm., diani. 16 mm.), capsulis triangularibus, spiraliter digestis, 0-7 in cingulo gyro, membrana marginali fimbriata deflexa. Les capsules triangulaires sont arrangées autour de l'axe comme les cellules de l'opercule du Tenagodus, Ootheca (n° 2). Styliformis pentagona, capsulis orbicularibus MÉMOIRES. 21 extrorsum affixis; axis libéra. Long. 47 mm,; diam. 13 mm. Chaque étage est composé de trois capsules fixées dans la périphérie et libres au centre. Ootheca (n° 3). Il y a une troisième masse globuleuse, proba- blement du Tritoniiim grônlandicum . Ootheca (n° 4). Capsula solitaria, basi elliptica, superne alis semicircularibus duabus. Long, ferè 5 nun. Admcte? 29. Murex [TroplLOii) clathratus, L. Var. grandis. Trophon Richardsonii, Gray. Amll. Bcrichl. n° 19. Trophon scalarifonnis, Lovén. ]yoodtv. Man. p. 556. Trophon Kroyeri, Bcck. Trophon clalhralum, grande variété, Torcll, p. 87. Bellsound, 5 à 15 brasses de profondeur, assez abondant (Kroyer), Long. 35 mm. Cette forme se rapproche du Trophon iruncatum^ Strôm, mais diffère par ses dimensions gigantesques. *30. Columhella (AstyrisJ rosacca, Gotdd. Spitzberg (Kroyer) . Quelques exemplaires qui sont perdus. TOXOGLOSSATA. 31. Pleicrotoma ( Ischmd a) impressa ^ Bcck T. alba, epidermide flavescenti cinerea; anfractibus longitu- dinaliter dense costellatis, lineis spiralibus 9-10 profundo impressis in anfractu ultimo ; lineœ 2-3 posteriores remotae in anfractibus spirae percurrunt, unde nodis quadrangularibus in intersectionibus costarum ; anfr, ult. spiram paulo superàns. Long. 15 mm.; long, aperturœ S mm.; diam. 7 mm. Plcurolomina n. sp. voisin de P. turricula, Amll. Bcrichl n" 21. Pleuroloma turricula, Jeffr. I. c. Bellsound, 5 exemplaires (Kroyer). 22 SOCIÉTÉ MALACOLUGIQDE DE BELGIQUE Ce n'est peut-être qu'une variété du P. turricula à stries spi- rales très profondes et à coquille plus épaisse. * 32 Pleurotoma {Ischnula) Trevyllana, Mac G . Spitzberg, d'après Torell (Jeffreys). 33. Pleurotoma (Bêla) violacca, Migli. et Adams. Var. gïfjantea. T. abbreviato-ovata, brunnea ; anfract. G convexis, superio- ribus costis obsoletissirais, spiraliter liratis; spira brevis ; colu- mella leviter sigraoidea pallida. Long. 19 mm.; long, apert. fera 12 mm,; diam. circiter 10 mm. Pleurotoma gigas, Beck Mss. Un seul exemplaire trouvé par hasard dans l'ouverture d'un Fusus du Spitzberg rapporté par le D"" Kroyer. Cette variété, gigantesque pour le genre, ressemble au F/(6-us antiquus en miniature. * 34. Pleurotoma fBela) pyramidalis, Strôm., Spitzberg selon Torell (Jeffreys). Môller paraît avoir vu encore deux ou trois espèces de ce genre dans la collection de Kroyer mais qui paraissent être perdues. 35. Admete viridula, Fabr. Var. grandis. Cancellaria ciliala, Aynll. Berichl. n° 22. Cancdlaria ciliala, Fabr. Midd. Bcilr. l. A', f. 1-2. Not a Cancellaria, Sowb. Thés. II, p. 460,/". 08-99(1819). A(lmv{e abnormis, Gray. Adams gênera. Admclc viridula, Troschcl. Gebiss. 2. Admete borealis, A. Adams. Proc. 1855, y. 122? Cancellaria arctica, Midd. selon A. Adams dans Annals 18GS novemb. p. 569. Bellsound, 5 à 15 brasses de profondeur, plusieurs exem- plaires (Kroyer). Si c'est bien la même que M. Troscbel a figurée avec des dents, le nom de A. abnormu doit être retenu. MÉMOIRES. 23 CLASS. III. EXOCEPHALÂ. (PSEUDOPHALLIA, Morcli). Rhipidoglossata. 36. Marr/arifa cinerea, Coidh. Var. çrondis. Margarila striala, Brod clSowerb. Zool. J. IV, p. 571, Non Leach. cfr. F cl II. )) » Sowcrb. Conch. Jouni. p. 25 n° 7. » )) Soiverb. Illustr. f. 5, 18. » » Sowerb. Becliy voyag. p. 113, (. 34, /".11. Margarila sordida, Hancock. Annals 1846, XMII, )) » ]Yoodw. Man. p. 536. Margarila polaris, Beck. Ainll. Berichl, n° 5. Margarila cinerea var. grandis, Môrch. Prod. Moll. Grônland. a. Carinata, liris 5-6. /3. Interstitiis lirarum lirulatis. A. Regio suturali liris destituta. j. Basi lineis obsoletis confertissimis , zona intermedia lœviuscula. e. Multilirata, anfractus ultimus rotuiidatiis. Bellsound, 5 à 15 brasses de profondeur, plusieurs exem- plaires; diamètre 21 mm. (Kroyer). La var. e fait transition à la suivante. 37. Margarita grônlcmdica, Chem. Margarila helicina, Phips. Amll. Berichl. n° 6. Far. X. loevigata, nitida, lineis impressis sœpe remotis. Diam. 25 mm. Var. a. rudis, lirulis confertissimis. Bellsound, quelques exemplaires (Kroyer). * 38. Margarita îidicina, Phips Margarila helicina, Fabr. Turbo hclicinus. {T. umbilicala conveœa oblusa anfractibus quahior « lœvi- bus »). Phips. p. 108. n SOGIIilTI-: MALAC0L0G1QUI-: DE BELGIQUE North side of Spitzberg in the trowl (Phips). Spitzbergen, MM. Torell et Woodward (Jeffreys). Comme cette espèce est la seule des régions arctiques qui soit toujours lisse, j'ai conservé pour elle le nom de Phips. 0. PaLri- cius l'a décrite depuis sous le même nom sans cependant con- naître l'ouvrage de Phips. * 39. Cemoria noachina, L. Spitzberg, M. Torell (Jeffreys, 3, p. 25Î)). * 40. ScissnrcUa crispât a, Flem. Spitzberg, M. Torell (Jeffreys). Hetbroglossata. 41. Lepeta cœca, Midi. Palclla candida, Couth. Amll. Bcrichl, n° 23. Bellsound, 3 exemplaires longs de 15 mm. (Kroyer); Spitz- berg, MM. Godsir et Torell (Jeffreys). *42. Chiton {Tonicià) marmoreus, Fabr. Chiton ruber, Phips. loc. cit. Smerenberg (Phips). 43. Chiton {LeptocJiiton) albus, L. Chiton albus, Fabr. Chiton rubci\ Xmtl, Berichl, 71° 24. Bellsound, très grands exemplaires; diamètre 8 millimètres (Kroyer). ^ ^4i. SijjJionodentalium vilreum, Sars. (Me. Andr. in litt.) Dentalium entaiis, L. Woodw., p. 356. Denlalium sp. indel, Mac Andrew. Spitzberg (Godsir). CLÂSS. IV. ACEPHALA. 45. IWedo? sp. Dans le Musée de Copenhague se trouve une partie d'un grand exemplaire de l'animal sans la coquille, marqué Spitzberg, MÉMOIRES. 25 provenant du Musée de la Société d'histoire naturelle, vendu en 1846. 46. Mya truncaia, L. Quelques valves assez minces dont une de 49 mm. àBellsound (H. Kroyer). L'espèce paraît atteindre sa plus grande taille au Spitzberg (Torell); Spitzberg (Phips). * 47. Cyriodaria siliqua, Spgl. n Alise ex Oceano hyperboreo prope Spitzbergam nautse bri- tannicsereportaverunt Mus. Brit. « H. Beck Mss. 48. Saxicava ruyosa, L. Mya arclica, Phips. Le. Hialella arclica, Amtl. Bcrichl, n° 57. Bellsound, plusieurs exemplaires (Kroyer); longueur de la variété figurée par Lyell (Linnean Transactions 1835) 35 milli- mètres. M. Torell, 1. c. p. 80, fait mention d'exemplaires de même épaisseur que ceux trouvés fossiles à Uddevalla. * 49. Neœra cuspidata, Oliv. Spitzberg, M. Torell (Jeffreys). * 50. Pandora glacialis^ Leach. Sowerb. gen. conch. t. i, f. 4, 6. Recieved from Spitzbergen (Leach. Ross. voy. 1819. Thomp- son AnnalsXIV, p. 203). Bellsound (Kroyer d'après Beck), mais l'exemplaire semble être perdu. 51. Macoma calcarea, Chem. Spitzberg (Torell, 1. c. p. 82 ; Jeffreys 1. c. 2. p. 390). La Macoma ienera, Leach, 1. c. reçue aussi de la côte du Spitz- berg, appartient peut-être à cette espèce, d'après les termes de la description générique : » Testa longior quam alta ", mais d'après Mac Andrew c'est l'espèce suivante. 26 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Var. long. 17 mm.; ait. 11 mm. Bellsound (Kroyer). * 52. Macoma ienera, Leach. Tellina grônlandica,Beck. Amll. Berichl n° 36. Macoma lencra {Tellina balllika, L.), Mac ihidrew. l. c. Tellina grônlandica {T. ballliica, L.), Woodw. p. 557. 53. Venus jluctaosa^ Gould. Bellsound, quelques exemplaires d'une longueur de 15 milli- mètres (Kroyer). 54. A star te compressa, L. Aslarle semisulcala, Amll. Berichl, n" 30. Aslarle elliplica, Brown. Woodw. p. 357. Spitzberg (Kroyer). Spitzberg, d'après Torell (Jeffreys). * 55. Astarte crebricostata, Forbes. Spitzberg (Godsir. Woodward, p. 857. A. crebricosta). 56. Astarte {Tridonta) semisulcala, Leach. Crassina semisulcala, Leach. Boss. App. 1819. AslarCe lactea, Brod. el Sowerb. Me. Andrew. ,1 Several in good condition were found amoung soundings from Spitzbergen Buchan n (Leach. 1. c. p. 209). Rare (Torell p. 80). Var. placenta. Aslarle Bichardsoni, Beeve. Belcher, voy. p. 35, f. 7, p. 397. Aslarle borcalis, Nilsson. Amll. Berichl, n° 51. Bellsound, deux exemplaires, long. 37 mm. (H. Kroyer). 57. Astarte (Nicania) Warliami, Ha7icock. Nicania Banksii, Leach. Boss voy. 1819. Amll. Berichl, n° 5:2, 55. Aslarle pulchella, Jonas, Phil. abbild. MÉMOIRES. 27 Astartc Warhami, Hancock. Aslarte fabula, Reevc. Belcher, voy, 398, p. 55, f. 5. Aslarle Warhami, Hancock?, Me. Andr. Aslarte scolica, Var., Midd. p. 85, t. XVII, f. 2. Var. depressa, subtilior striato-costellata. Bellsound, un assez bon nombre d'exemplaires (fl. Kroyer). Long. 24 mm.; ait. 19 mm. ,, Received from the Spitzbergen coast // (Leacli). 58. Ca)'dim/i ciliatiim, Fàbr. Fabr. Amll. Berichl, n'^ 54. Cardium islandicum, Chem. Cardium Hayesii, Slimpson. Bellsound, plusieurs exemplaires dont un de 69 mm. de lon- gueur (H. Kroyer). La variété plate, comprimée et allongée, Cardium oblonc/um Sow. Illustr. se trouve avec l'espèce en Islande. 59. Cardium {/Serripes W) t/rônla?idicum, Chem. Var. minor. Serripes grônlandicus, Cliemn.? Amll. Berichl, n" 55. Cardium gvônlandicum, Chemn. Midd. Beilr. p. 85. t. XVI. f. G, 1 . Cardium Fabricii, Desh. Proce. I85i, p. 555. Cardium hyperboreum, Beck. Bellsound (Kroyer), plusieurs exemplaires de cette variété naine de couleur ochracée. Les plus grands individus ont 65 mm. de longueur. 60. Thyasira jlexuosa, Mtg. Bellsound, deux exemplaires (Kroyer). Spitzberg (Torell. Jeffreys 2, p. 249). (i) Beck, dans Gould, Massach. 1841, p. 43. 28 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQllE DE BELGIQUE * 61. Arca (jlacialis ^ Graij. Gray. Parry voy. 1824. Torcll. Spitzberg. p. 83, t. "2, f.l. Quelques exemplaires (Torell.) *G2.Niicuia tennis, ]\Uç. Var, Nucula inflala, Hancock. Nucula cxpansa, Reeve. Bclch. Voy. 1855, l. II, p. 597, l. 33, f. 2. Nucula expansa, Torcll. l. c. p. 139. Nucula lenuis, Beck. Tab. incd. Commune sur les fonds argileux depuis 5 à 6 brasses jusqu'à 150 brasses de profondeur (Torell). Far. Nucula proximala, Beck. Tab. incd. Nucula in fia ta, Hancock. Extrêmement rare au Spitzberg (Torell p. 141). 63. Nuculana 'pernula , Mi'dl. Var. arcuata. long. 28 mm.; ait. 15 mm. ' Leda tenuisulcata, Couth. Amll. Bericht, n" 26. Bellsound, Spitzberg, assez abondante (Kroyer). Commune au Spitzberg sur les fonds argileux depuis la marée basse jusqu'à 150 brasses; elle est plus abondante et de plus grande taille dans les eaux les plus profondes (Torell). * 64. Nuculana caiidafa, Bon. Torell. Mac Andretv. Nucula minuta, Woodw. p. 357. Quelques exemplaires recueillis dans le Bell Sund, sur un fond d'argile et pierreux de 15 à 30 brasses (Torell). MÉMOIRES. 29 * 65. Nuculana {Portlandia) arctica, Gray. Gray. Parry Voy. 182i,/>. 241. ISiicula glacialis [Lembulus glacialis Leach.) Gray Ann. of Phil. 1825. Nucula Iruncala, Broivn. III. t. 25, f. 10. Arca glacialis, Wood. Index, t. 2, f. 6. Ilising Lclhea, p. GO, t. 50, f. 15. Yoldia arclica {Myalis), Woodiv. Mail. p. 557. Nuculana {Portlandia) glacialis, Môrch. Prod. Moll. Gronl. Nncula Porllandica, Hilschkock. 1837. Geol. of Porlland. Yoldia arctica, Gray. Torell, p. 145. Bellsouiid, Icesonnd, de 5 à 20 brasses de profondeur sur fond argileux. En général dans l'argile des glaces de 8 à 15 brasses de profondeur (Torell). Le sous-genre Portlandia diffère des Nuculana par son appa- rence extérieure des Yoldia, mais il se distingue de ce dernier genre par la petitesse du sinus paléal, comme il est représenté par M. Sars. ^ QQ. Nuculana {Portlandia) frigida^ Torell. Torell p. U8, l. \,f.o. Yoldia navicularis? Me. Andrew. List. l. c. p. 465. Yoldia lucida, Couth. Woodiv. Man. p. 557. Bellsound, Icesound, Hornsound, pas rare sur l'argile fine, de 30 à 60 brasses de profondeur (Torell). * 67. Nuculana (Portlandia) ahyssicola, Torell. rorc«, p. 149(. 1,/". 4. Bellsound, argile fine, à 150 brasses de profondeur; seule- ment quatre exemplaires (Torell). 68. Yoldia hyperhorea, Lovén. Gould. Mass. p. 99. Woodw. p. 557. Yoldia hypcrborea, Torell, p. 149, L 2, /". 6. Lembulus lœvigatus, Amll. Bericht, n° 27. 30 SOCIETI': MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Bellsoiind (Kroyer); commune sur l'argile de 5 à 150 brasses : elle est plus grande et plus commune à de grandes profondeurs. * G9. CrencUa dccussata^ yl//(7. TorelL Spitzberg, jusqu'au 80^ degré, sur fond pierreux et sablon- neux, de 20 à 70 brasses de profondeur (Torell). * 70. Modiolaria 7iigra^ Gray. Icesound, de 30 à 50 brasses de profondeur sur fond argileux : seulement trois exemplaires (Torell). 71. Modiolaria lœviffcita, Gray. Modiolaria discors, Amll. Bericht, n" 28. Bellsound. Quelques exemplaires longs de 37 mm. (Kroyer). Se trouve à toute profondeur principalement sur fond pierreux. L'espèce est surtout commune sur le banc de Rossmar de 30 à 60 brasses de profondeur. * 72. Modiolaria lœvis, Beck. Voyage de la Recherche. T. AT//, f. 3. Modiola lœvigata, var. B. subslriala, Gray. Parry Yoy. 1824, p. 245. Crenella subslriala, Gray. Torell, p. 156. Bellsound avec l'espèce précédente, sur un fond pierreux, dans la région des coraux cornés de 30 à 40 brasses de profon- deur (Torell). Icesound ou Crossbay (Lovén). Rare. * 73. Modiolaria corruyata, Stimpson. Bellsound et Hornsound, de 30 à 40 brasses de profondeur (Torell). * 74. Dacrydium vifreuvi, Holb. Môllcr. Torell. l. c. l. 1 . /'. 2. MÉMOIRES. 31 Bellsoimd et Icesonnd ; de 30 à 40 brasses de profondeur sur argile fine ; seulement trois exemplaires (Torell). 75. Pect€7i islandicîis , Milll. Var. tenuis. Pcclen islandicus, Amtl. Berichl, n" 25. Pectcn islandicus, var. small and Ihin, Me. Andr. l. c. Pecten Fabricii, Phil. Abbild I, p. ]0\, t. \. f. 5. Bellsound (Kroyer). Commun jusqu'au 80^ degré mais moins grand. Var. costis 6-7 crassioribus, albomaculatis. Alt. 40 mm. Bellsound, un exemplaire (Kroyer). * 76. Vecten grdnlandicus, 8uio. Sow. Thés. t. 13, f. 40. Pecten vilreus, Amll. Berichl n» -1%. Peclen grônlandicus, Mac Andrew. Bellsound, assez rare, sur l'argile fine à 30 brasses de profon- deur. Icesound de 20 à 50 brasses de profondeur (Torell). Les genres Ostrea et Anomia ne se trouvent pas au Spitz- berg. BRACHIONOPODA. * 77. Terehratella SpUzbergiensis, Davidson. Me. Andrew, l. c. Torell p. 121, t. 1, /". 1. Hornsound et Bellsound et aux environs, sur un fond pier- reux, de 40 à 80 brasses de profondeur:, rare (Torell). * 78. Terebratulina caput-serpentis, L. Spitzberg (Godsir. Mac Andrew). Torell n'a pas rencontré cette espèce. 32 SOCIËTl^ MALAGOLOGIQLIE DE BELGIQUE. 79. Rhynchonella rostriim-psitlaci^ Cheinn. Tcrebralula psiUacea, Gm. AmlL Dcrichl, n" 45. Terebralula nigrescens, Kroyer. Bellsoimd, d'une couleur brunâtre, 2G mm. de diamètre (Kroyer). Toute la côte, sur fond pierreux de 20 à 80 brasses de profondeur (Torell, p. 122). * 80. Crania anomnla, MilU. Spitzbergen (Buchan, Godsir, exemplaires morts :^ Mac An- drew, Woodw. Annals XVI, p. 465). NOTICE SUR LES AGINETINA ET ES PARTICULIER SUR L'ACINETA MYSTAGINA Ehr. HENRY MILLER. ( Planche I ) — SÉANCE DU 2 MAI 18G9 Ce groupe d'Infusoires, formé aux dépens de celui des Âcti- nopliryina, a beaucoup occupé les micrographes d'Europe qui l'ont étudié tant sous le rapport morphologique et physiologique que sous celui de ses affinités avec les groupes voisins, afin d'arriver à une classification plus parfaite de ces infiniment petits. Stein, Lachmann, Claparède et d'autres savants éminents y ont apporté leurs lumières et leur travail assidu, sans toutefois pouvoir tomber d'accord. C'est surtout au point de vue physiolo- gique que les opinions diffèrent. 5 34 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQIIE DE BELGIQUE. Selon Stein, certains Acineta n'auraient pas la faculté de se nourrir, et renfermeraient en eux-mêmes les éléments néces- saires pour subir les transformations auxquelles les a astreints la nature, tout comme un œuf de poule ou une chrysalide de papillon avec lesquels ils présenteraient quelqu'analogie, n'étant destinés qu'à subir des métamorphoses déterminées. Enfin pour résumer en un mot cette opinion, ils ne seraient que des phases intermédiaires de développement de certains Vorticelles. S'il en était ainsi, les Acineta disparaîtraient comme groupe d'animaux distincts et leur histoire rentrerait dans celle des êtres au cycle de développement desquels ils appartiendraient. Pritchard sans avoir une opinion bien arrêtée sur ce sujet dit pourtant d'une manière bien catégorique : les différences les plus palpables qui existent entre les Actinophryina et les Acineta sont que ces derniers ne prennent aucune nourriture et que leur corps est couvert d'un tégument (i). Cette opinion a été combattue en 1827 par Lachmann (2). Ces animaux, dit ce savant, sont remarquablement carnivores ; chaque tentacule est un organe de succion (s). 11 dit en outre avoir vu les granules contenus dans l'infusoire captif passer par l'axe des tentacules dans le corps de l' Acineta où ils se sont transformés en globules de graise, etc. Je suis en mesure de confirmer cette assertion pour une espèce, V Acineta mystacina Ehr. qui d'après la théorie de Stein dérive du Vaginicola crystallina. Cet Acineta est en effet très vorace. La partie antérieure de son corps est armée de nom- breux tentacules divergeants et rétractiles qu'il allonge dans tous les sens et à différents degrés d'extension , de manière à embrasser tout l'espace compris entre les plus avancés et la surface de son corps. Les extrémités de ces tentacules sont (1) Voy. Pritchard. General History of Infusoria, p. 258. (2) Annals and Magazine of natural history, XIX, p. 222. (5) 1. c. MÉMOIRES. 35 autant de bouches qui fonctionnent, et malheur aux petits Ciliata qui se trouvent en contact avec elles. J'ai compté jusqu'à une douzaine de victimes tenues captives par autant de tentacules d'un même individu lequel possédait encore un grand nombre d'autres tentacules prêts à saisir d'autres proies. L'aggloméra- tion confuse de matières gélatineuses et granuleuses qu'on remarque souvent à la base des tentacules et qu'on pourrait prendre pour une continuation de la capsule dans laquelle l'ani- mal réside comme dans un antre, est composée pour la plupart du temps des dépouilles des infusoires tombés victimes de la voracité de l'Acineta. J'ai eu le bonheur de rencontrer parmi des CladopJiora^ récoltés en mars dans le petit bassin du parc de Bruxelles, une ample provision de ces animaux curieux et j'ai pu en observer des échantillons qui n'étaient pas encore souillés par tous ces détritus et tous ces débris d'infusoires. Voici ce que j'ai constaté chez l'un d'eux que j'ai pu observer pendant trois heures. Il avait attrapé un petit Paramickim qu'il tenait avec deux tentacules (Figure 3"), l'attirant puis le repoussant, le tiraillant en tous sens comme pour hâter sa dissolution. Pendant plus de deux heures la victime fit de vains effons pour se dégager de l'étreinte mortelle de son redoutable adversaire. Enfin le mouvement de ses cils vibratiles se ralentit puis cessa tout à coup : il était mort. Bientôt après la forme ovoïde propre aux Paramicium vivants devint, par liqué- faction, sphérique et les granules libérés commencèrent à nager dans l'intérieur du sac. La nourriture était préparée et les gra- nules passaient aisément et régulièrement à travers les tenta- cules dans le corps de l'Acineta. En peu de temps plus des trois quarts du contenu de la cavité alimentaire avaient été absorbés, mais l'enveloppe du sac se brisa, les tentacules lâchè- rent prise et il ne resta plus que quelques débris informes. Je me permettrai ici de faire une remarque sur quelques par- ticularités touchant ces tentacules. Ils sont généralement très- 36 SOCIÉTÉ MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE pliables et peuvent être tordus sans qu'il en résulte de dom- mage et de plus ils paraissent doués d'une grande sensibilité. J'ai observé un petit Ciliata nageant mais à un niveau différent près de l'extrémité capitée de l'un des tentacules les plus étendus. Bientôt cependant il arrive au même niveau que le tentacule qui, par un mouvement prompt et assuré, le saisit. L'infusoire se sentant pris commença un rapide mouvement giratoire, faisant environ cent révolutions par minute. Uorsque cela eut duré pendant quelque temps, l'infusoire tournant tou- jours dans le même sens et tordant le tentacule qui le retenait, la proie fut retirée près du corps et reprise par d'autres tenta- cules, ce qui mit fin au mouvement gj^ratoire. Conjugaison. — En parlant de ce phénomène, Pritcbard dit : l'histoire de cette section {Acineta) pour autant qu'elle est con- nue actuellement , révèle encore d'autres distinctions ; car la fissiparité n'a jamais été observée tandis que la production d'embryons ciliés a été remarquée sans qu'on a,it signalé un acte préalable de conjugaison. — Cet acte remarquable a été observé par moi dans l'Acineta mystacina et il est beaucoup plus carac- téristique que celui observé dans les autres formes d'Actino- phrys et de Podophrya. Avant l'acte, les tentacules sont complètement retirés et les corps, poussés en avant hors de leurs capsules respectives, se cherchent l'un l'autre, se fondent en un seul, excepté les vési- cules contractiles qui restent distinctes. Finalement l'un des deux abandonne sa propre capsule et l'union est complète. Alors paraissent des rudiments de tentacules (Figures 1, 2.). Il est évident que les observations de Stein sur la conjugaison, imparfaite selon lui, des Actinophrys et des Podophrya ne s'ap- pliquent point à la conjugaison de l'Acineta que nous venons de décrire ; en effet , il affirme que deux individus sont pous- sés l'un vers l'autre par les forces extérieures et que la pre- mière phase du phénomène est l'entrelacement des tentacules. Chez l'Acineta, au contraire, ils ont complètement disparu; MÉMOIRES. 37 en outre , rallongement du corps qui sort en partie de sa capsule ne peut non plus être attribué à une force extérieure. Nous ne pouvons pas adopter non plus pour cet Acineta, l'opi- nion que Lieberkùhn a émise au sujet des Actinoplirys et des Podoplirya ; ce savant affirme que chez ces derniers la conju- gaison est une union temporaire ; or chez les Acineta, l'un des deux abandonne sa capsule pour se fondre avec l'autre , et la fusion est si intime que l'on ne peut apercevoir aucune trace de commissure. Il pourra paraître étrange qu'un fait aussi important ait échappé jusqu'à présent aux investigations des naturalistes; cependant l'étonnement cesse si l'on tient compte de la nature lente des Acineta et si l'on considère que ces animaux vivent dans des capsules qui sont fixées sur des corps étrangers. Pour conclusion, je me bornerai à faire observer que si l'on accepte désormais encore la théorie de Stein sur la transforma- tion et que l'on considère l'Acineta mystacina et le Vaginicola crystallina comme deux formes d'un cycle de transformation d'un même animal, on devra du moins admettre que l'Acineta constitue la forme la plus parfaite. Les organes de succion de l'Acineta sont d'une organisation bien plus parfaite que celle des simples cils du Vaginicola. Ensuite le mode de reproduction par conjugaison qu'on observe chez l'Acineta est un phénomène d'un ordre bien supérieur à celui de la multiplication par fissi- parité et par gemmation qu'on rencontre chez le Vaginicola. EXPLICATION DE hk. PLANCHE I. Figure I. Acincta mystacina Ehr. conjugaison. » 2. idem conjugaison, trois heures après. )) 5. idem animal complet, tentacules déployés. a. Ciliata pris par deux tentacules. L(!S individus sont figurés fixés sur des Cladophora, au grossissement de 200 diamètres.) MONOGRAPHIE CAMPYLiEA DE LA DALMATIE ET DE LA CROATIE PAR SPiRIDlON BRUSINA. TRADUIT DE l'iTALIEN, SUR l'oRIGINAL, PAR THEOPHILE LeCOMTE. — SÉANCE DU 6 JUIN 1869 — En 1810, Montfort (i) proposa de détacher du genre Hélix le genre Iberus, avec TH. Gualteriana Linné pour type. En 1837, Beck (2) forma le sous-genre Campylsea (s) pour TH. planospira de Lamarck et pour TH. Raspailii de Payraudeau. Quelques naturalistes ont admis cette dénomination comme genre, d'autres (1) Conch. System, H, p. 146. (2) Index moll. praesentis aevi Musei princ. August. Christiani Frederici, p. 24. (3) Dérivé de x;c/ct;Ao^-, replié, recourbé, caractère qui distingue le péristome. Il ne faut pas confondre avec Campyleia ou Canipuleia A. P. Th., ou Campuloa Derv., ou Campylia Lindl., qui sont clés genres de plantes, ni avec Campylus, genre de coléoptères, et qui tous ont la môme origine. 40 SOCIÉTË MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. comme sous-genre, plusieurs en ont fait seulement un groupe distinct dans le genre Hélix et il en est aussi qui n'en ont pas fait usage. J'ai adopté la méthode de Adams(i) qui, en 1858, dans sa division de la sous-famille des Helicinse, place, parmi beau- coup d'autres , le genre Iberus avec les Campylaea pour sous- genre. A la vérité, il se publie encore de nos jours des ouvrages de mérite , oii le genre Hélix est considéré dans le sens de Dra- parnaud et de Lamarck ; cependant je ne puis m'empêcber de faire observer que le nombre d'espèces, déjà bien au-delà de 2000, lors de la publication de la Monographia Heliceorum de PfeifFer, en 1859, dépasse aujourd'hui 2800, et que c'est pour- quoi la subdivision du genre Hélix, des anciens auteurs, en nouveaux genres et sous-genres, est, non-seulement naturelle, mais aussi nécessaire pour faciliter leur connaissance. Au nom de cet accord, toujours plus nécessaire pour l'intelligence mu- tuelle entre tous les investigateurs des vastes champs des sciences naturelles, qu'on devrait bien avant tout admettre en principe général, je me joins, dès maintenant, à ceux qui adopteront les subdivisions modernes. Faut-il considérer les Campylaea comme un sous-genre ou comme un véritable genre, c'est une question qui m'intéresse peu ; je préviens seulement que, dans la nomenclature , je traite les genres comme des sous-genres, c'est-à-dire que je désigne les espèces non par leurs noms génériques , mais par leurs noms sous-géné- riques. Les Campylaea se distinguent en ce qu'elles ont la coquille globuleuse, comprimée; l'ombilic large et ouvert; de 5 à 6 1/2 tours de spire , dont le dernier est notablement courbé vers le bas ; l'ouverture oblique et arrondie en croissant ; le péristome plus ou moins replié en arrière et épaissi. Parmi les Hélix, ce sont les espèces les plus élégantes et quelques unes d'entr'elles , comme la Pouzolzi, par exemple, étaient déjà (i) The gênera of récent mollusca. iMËMOIRES. 41 connues des Romains, les plus fameux gastronomes d'Europe. La plupart des espèces habitent l'Europe médiane et les pénin- sules d'Ibérie, d'Italie et duBalcan : on les rencontre cependant aussi dans toutes les autres parties du monde. Nos pays Slaves méridionaux (Jugoslaves), en possèdent beaucoup et de belles espèces, comme par exemple : la Campylaea banatica Partsch, la C. trizona Zieg-., dans le Banat; la C. alpina Faure- Biguet, la C. ichthyomma Held., la C. intermedia Fér., la C. Lefeburiana Fér., la C. Preslii Schm., la C. Schmidtii Zieg., la C. Ziegieri Schm., dans la Carniole; la C. semula Rossm., dans l'Istrie; la C. Kollari Zeleb., dans la Serbie; et il est cer- tain que ces contrées, aussi bien que la Slavonie, la Bosnie, l'Erzegovine , le Monténégro et la Bulgarie possèdent des espèces qui nous sont inconnues. Les Campylsea habitant la Dalmatie et la Croatie, nom- breuses en espèces et en individus, et occupant une grande étendue géographique, ont été mal déterminées par les auteurs et principalement par les auteurs étrangers, qui n'ont pas eu l'occasion de les étudier sur les lieux et d'en examiner un assez grand nombre d'exemplaires ; c'est ainsi que telle espèce a été confondue avec d'autres et que telle autre n'a été considérée que comme une variété, bien qu'elle soit une espèce tout à fait dis- tincte. Ce sont ces considérations qui m'ont suggéré l'idée de publier une Monographie des Campylaea, dont les C. coerulans, Pouzolzi et Hoffmanni, sont les seules espèces qui n'ont pas été confondues. J'ai non-seulement distingué les espèces d'une manière critique , mais je l'ai fait aussi pour les variétés, en leur apposant le nom d'après l'auteur dont la publication a paru la première; j'indique toujours les motifs qui m'ont empêché d'accepter beaucoup d'autres variétés; les variations qui sont de peu d'intérêt pour la science , je les ai complètement omises. Pour la synonymie, je cite d'abord l'auteur qui le premier a publié l'espèce, puis quelques uns des plus impor- 6 42 SOCIÉTÉ MÂLACOLOGIQUE DE BELGIQUE taiits, tels que Rossmâssler, Pfeiffer, etc. et enfin tous ceux de notre pays, c'est-à-clire qui ont traité exclusivement la chose au point de vue de la Dalmatie , de la Croatie ou de tout l'empire d'Autriche, et cela parce que s'ils sont moins connus ils n'en sont cependant pas moins dignes d'intérêt; j'ajoute ensuite toutes les synonymies des auteurs et des ouvrages qui me sont connus. Les diagnoses en sont corrigées et mieux détaillées et la distribution géographique en est mieux établie qu'elle ne l'a été jusqu'aujourd'hui; enfin, outre la partie critique, je n'ai pas omis de signaler les anomalies qui ont été observées. Cette méthode est celle que je compte suivre également pour la Malacologie Adriatique (que j'espère pouvoir publier dans le courant de l'année prochaine) et pour la Malacologie Jugoslave, desquelles cette monographie peut être considérée comme un essai ; et dans l'intérêt de la science même, j'accepterai avec reconnaissance toutes les observations qui me seront faites dans le but d'améliorer mon œuvre. Je dois la réussite de ce travail au matériel que je possède dans ma collection, particulièrement riche en Campylsea par un nombre et un choix d'exemplaires qui ne se rencontrent dans aucune autre collection. Outre ceux que j'ai recueillis, je possède encore des originaux de Sandri, de Kucik et du regretté Zelebor dont la mort est venue , trop tôt, hélas ! contrarier le projet qu'il avait de nous donner la description des belles choses recueillies par lui en Croatie. Mes matériaux les plus précieux, je les dois à l'obligeance de mon ami le P. Kuzmic de Raguse, dont la grande générosité se montrera d'une manière plus sensible encore dans mes prochains ouvrages. La collection de feu Sabljar, que possède aujourd'hui liotre Musée national, m'a également été d'un grand secours et les choses intéressantes, recueillies par le savant professeur Erjavec, m'ont aussi procuré d'importantes notes. Avant de passer à la partie spéciale, je crois qu'il ne sera pas sans intérêt de consulter les tableaux suivants. MÉMOIRES. 43 Dans le premier, les espèces sont partagées en groupes, d'après les caractères qui leur sont communs. Elles sont d'abord subdivisées en trois d'après l'ouverture petite ou grande de l'ombilic, puis en deux selon qu'elles sont nues ou poilues et les poilues sont de nouveau subdivisées en celles qui ont les poils courts et denses et celles qui les ont longs et rares. En quatrième lieu elles sont partagées d'après leur opacité ou leur pellucidité, cinquièmement d'après la couleur et enfin d'après les bandes. Dans le second tableau ce sont les mêmes groupements, mais d'après des caractères qui , en admettant la connaissance du caractère générique des Hélix et du caractère sous-géné- rique des Campylsea , suffisent seuls pour faire reconnaître les espèces. Ayant sous les yeux les Campylsea de la Dalmatie et de la Croatie , on verra à l'instant que la Coendans , par exemple, est la plus petite de toutes et que la Pouzohi au con- traire en est la plus grande ; que la sténo m])Jiala se distingue de toutes les autres par son ombilic à demi couvert; que les Hoffiiianni^ setigera, setosa et crinita^ sont toutes de couleur jaunâtre et poilues. On remarque à l'instant que \d.IIoffmanni est la plus grande des quatre tandis que la setigera en est la plus petite; que la 5e^5« et la crmV^ sont de grandeur moyenne, mais que la première aies poils longs et denses et que la seconde les a plus longs encore mais rares, etc. Le groupement et la succession des espèces, comme on peut le voir d'après l'en- semble, sont naturels et sont le fruit d'une étude sérieuse. Zagreb (Agram), Février 1869. S. Brusina. u SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Ombilic un peu étroit Ombilic étroit ) presque couvert) Ombilic dilaté, ouvert nues I / d'un bleu ( unicolore ou ( ç^^y,^] ' livide ) unifasciée i* : opaques poilues olivâtres I jaunâtres ou pellu- / d'un corné cides \ jaunâtre trifasciées ans. stenomphala. Pouzolzi. denudata. insolida. umbilicaris. ou presque trifasciées \ Sadleriana. I hirta. Hoffmanni. setigera. setosa. crinita. II cœrulans stenompliala Pouzolzi denudata insolida umbilicaris Sadleriana hirta Hoffmanni setigera setosa crinita très petite, ombilic demi couvert. très grande. nues, jaunâtres cornée. cornées, jaunâtres poilues, jaunâtres grande, déprimée, finement striée, petite, élevée, striée. grande, petite. grande, poils très courts très épais, petite, poils longs épais. I poils longs épais, moyennes ) poils très longs, rares. MÉMOIRES. 45 1. CAMPYL^A CŒRULANS Mùhlfeld. . . . Hélix cœrulans MïMf. 3Iîis. jIIss. ... H lacticina Ziegïer » « 1837 . „ Rossm. Icon. VI, p. 40, /. 375 (i). 1839 . . ,. n X, p. 13 / 607-608. 1848 ^ cœmlans Pfeifer,3Ion. Eel. I,p.^lO,n''.9Q\. 1853 „ . . „ „ III, 2). 2^1, n\ 1378. 1850 . « « :, « /F, j;. 282,%°. 1811. 1846 Hélix lacticina Kiicik et Sandri, ConcJiiologia {in « La Dalmazia foglio lett. écon. Anna II «) p. 436, n\ 62. (2) 1854 » « Bellotti^ Molhschi terr. rac. in Daim. {in " Strohel^ Giorn. diMalac. Amw II •>•>') p. 121, n'^. 42. '1858 jî » Kiizmici^f)., Conch.terr. efiiiv.diRag., Cattaro e Narenta {in « Programma deir i. T. Ginn. di Zara jj ) i^* ^6, %°. 14. (1) La table porte par erreur typographique f. 372. (2) L'article du journal cité n'est pas signé, mais il est certain que les auteurs principaux en étaient Kucik et Sandri. (3) Je déclare que, par respect pour la propriété, personne, de sa propre autorité, n'a le droit de changer l'orthographe des noms per- sonnels ; je suis cependant certain que chacun m'accordera de faire exception en faveur des noms appartenant désormais à la science : ainsi donc, j'écrirai toujours : Kucik, comme le veut l'orthogra- phe slave-bohème et non Kutschig, d'après l'allemand. Pour la même raison j'écrirai aussi Kuzmic, comme l'exige l'orthographe serbe-croate , et non Cusmich d'après l'italien. J'admets, sans pour cela me faire le disciple de certaines écoles utopistes de philologues puristes, que les noms slaves, comme les noms de toute autre nation, doivent s'écrire d'après leur véritable orthographe, car si l'on vou- 46 S0CI1':TË MALACOLOGIQUE de BELGIQUE 1865 Hélix cœrulans Schrôckinger^ Catalogns moll. inq). mistr. {in « Verh. der K. K. zool.-bot. Gescll. in Wien, Band XV «)^j. 316. 1865 7) « E. A. Bielz^ System. Verz. der Land- und Sûsswass. Moll. des osterr. Kais. {in « VerJiand. und Mittheil. des Sieben- harg. Vereinfur Naturwis. in Herman- stadt, Bd XVI ,,)p- 223, nr. 70. 1866 » lacticina Kiicik. {in « Bruslna, Contrib. 'pella F mina dei moll. Daim. ") i^- 121, n\ 180. 1867 » cœrulans Bnisina, Prinesci Malali. Srvat. {in « Had Jngoslav. Aliad. znan. i. mnjet. u Zag.Kn. In)p.2l.n°. 121. C. testa satis anguste umbilicata, orbiciilato-convexiiiscula, irregulariter rugosa, solida, opaca, niticla, glabra, nuda, cœrii- lescenti-livida, intus fuscescens ; anfractus 5 convexi, iJtimo antice valde deflexo ; aperturaperobliqua, circularis; peristoma simplex, marginibus conniventibus, margine columellarilabiato, subreflexo. Diam. maj. 20, min. 17. ait. 11 mill. (i). Habitat. La Croatie. Dans la Zika (Stentz, Zelebor) ; Bilaj (Erjavec);Ostaria, Lukovo (Sa- bljar). La Croatie et la Dalmatie. La chaîne du Velehit (Sand.Kuc.);Buljeva,Lokva(Brusina). La Dalmatie. Dans la Bukovica à Obrovac (Can- traine, San. Kiic. Brus.); à Bilisane, Krupa (Brus.) ; à Ronskislap (Kuc.) lait latiniser les noms slaves, pour les écrire d'après l'orthographe italienne, allemande ou autre, il en résulterait des barbarismes trilingues qui ne seraient pas acceptables. (i) Toutes les mesures sont prises sur les exemplaires les plus grands de la collection. MÉMOIRES. n La péninsule de Sabhioncello à Kiina (Kiiz.). Les Iles de Arhe (Brus.), de Lésina (Botteri), de Melcda (Kuc). Elle vit sur les rochers calcaires nus, aime les lieux ombra- gés, se tient cachée dans les fissures et va à la recherche de sa nourriture pendant et après la pluie. Ses caractères distinctifs la font reconnaître à première vue de toutes nos autres Campylsea, et c'est à eux qu'elle doit de n'avoir été confondue avec aucune autre. On n'en connaît en- core, de bien déterminées, que les variétés suivantes : 1. var. Hyllica Brus. — Major, elevatiuscula, striato-rugosa. Celles qui habitent Kuna, dans la péninsule de Sabbioncello (Hyllis) sont de taille très variable, on en trouve de toute dimension, mais nulle part ailleurs on n'en rencontre d'aussi grandes. La mesure a été prise sur l'individu le plus grand, que je prends pour la forme typique, c'est pourquoi ses dimensions sont indiquées à la suite de la diagnose de l'espèce. Elle se distingue, en outre, parce qu'elle est rugueuse et striée, et encore ce caractère n'est-il pas constant, il y en a de plus ou moins rugueuses, mais la division de cette va- riété en unies et rugueuses n'est cependant pas possi- ble. Elle n'est pas comprimée, comme la variété sui- vante et n'a pourtant pas l'élévation de la rugata ; elle tient le milieu. La bande brune manque constamment. 2. var. DEPRESSA Zelebor. — Media, de^ressa, Isevis. Cette variété correspond exactement à la fig. 375 de Rossmâssler ; elle se distingue par sa taille moyenne, est assez comprimée et n'est pas rugueuse. Le plus grand exemplaire mesure : Diam. maj. 16 1/2, min. 14, ait. 7 1/2 mill. Elle a été retrouvée dans la Lika (Zel.) et à l'endroit appelé Buljeva Lokva, sur le mont Crnopac de la chaîne du Velebit (Brus.). 4K SOnîlîlTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 3. var. RUGATA Kucik et Sandri. •" — Media, elevata, rugosa, uniAisciata. Bien qu'elle vive en compagnie de la variété précédente et habite les mêmes localités, je n'hésite cependant pas à la déclarer une variété distincte, d'autant plus que, parmi une quantité d'exemplaires recueillis, aucun d'eux ne peut établir la liaison d'une variété à l'autre. Trois caractères lui sont particu- liers et peuvent la faire reconnaître à première vue de toute autre. Elle est rugueuse, élevée et a une bande de couleur brane. Rossmâssler a donné deux figures de cette variété (fig. 607-608), l'une d'un grand exemplaire, l'autre d'un petit. Il les tenait de Stentz, qui les avait re- cueillis dans les Confins militaires (dans le Lika). On ne peut cependant accepter la division qu'il donne de cette variété, en major et minor, et qu'il a établie d'après les deux exemplaires qu'il possédait, car la taille est tellement inconstante qu'il serait impossible d'établir la limite de la grande à la petite. 4. var, BuKoviCANA Brus. — Media, depressa, Isevis, subuni- fasciata, brunescens. Elle se distingue facilement des autres variétés en ce qu'elle est d une nuance plus foncée et a la bande moins marquée. Elle vit sur les bords escarpés des rivières'Zrmanja et Krupa dans la Bukovica, dans llle d'Arbe (Brus.) et aussi à Lukovo, dans le district de Otocac, dans la Lika (Sabljar). 5. var. Zrmanj^ Brus. — Minor, depressa, Isevis, subunifas- ciata. C'est la plus petite de toutes les variétés, sa bande est peu marquée et souvent manque complètement. Diam. maj. 15, min. 13, ait, 8 1/2 mill. MÉMOIRES. 49 Elle vit sur l'Oblj Kuk dans la Zrmanja, près de Bilisane, comme je l'indique dans la description que j'en donne ailleurs, en compagnie de la Clausilia Brusinae Kucik. (Voyez ma " Concli. Daim. p. 40.) L'endroit limité qu'elle habite et le peu de nourri- ture qu'elle y trouve, sont sans doute la cause du peu de développement de sa coquille. Rossmâssler est le premier auteur qui a indiqué une variété à cette espèce, sans cependant lui donner un nom, et comme je l'ai fait observer plus haut, sa subdivision en major et minor n'est pas fondée. PfeifFer, sur les figures de Rossmâssler, a créé la variété p. unifasciata. Je n'accepte pas cette dénomina- tion, par la raison que d'autres variétés ont également une bande ; mais j'ai adopté le nom publié par le journal " La Dal- mazia, n dont on doit reconnaître comme auteurs Kucik et Sandri, qui publiaient cet ouvrage avec quelques autres de nos naturalistes de la Dalmatie. Sandri, dans sa collection, dis- tingue une variété cingulata, qui ne diffère en rien delà rugata que Bellotti et Bielz reconnaissent comme la seule véritable variété. Plus tard, Kucik augmenta aussi le nombre des varié- tés, comme on peut le voir dans son catalogue que j'ai publié. Je ne puis les accepter parce que, d'abord, pour les désigner il n'emploie pas un seul nom, et ensuite parce que la division n'en est pas heureuse ; par exemple, dans sa variété a, il con- fond la véritable rugosa, du Velebit, avec celle du Sabbioncello ; sa variété ^, qu'il indique comme rugueuse et à une bande, est la même que sa variété «, de laquelle il faut retrancher la lo- calité Sabbioncello ; par sa variété y il comprend distinctement notre variété Bukovicana en y ajoutant erronément les localités du Velebit et du Sabbioncello. Il se peut que notre var. Buko- vicana habite aussi le Velebit, mais je ne l'y ai jamais ren- contrée, et parmi des centaines d'exemplaires de Kuna de Sabbioncello, j'en ai vainement cherché de couleur brune et à une bande. Outre la synonymie que je viens de citer, notre 7 50 . SOGIÉTIî: MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE espèce se trouve encore désignée dans d'autres ouvrages, sous les noms de : Helicella lacticina Fér. ; Campylsea coerulans Beck ; Iberus (Campylaea) coerulans Adams. 2. CAMPYL^A STENOMPHALA Menke. 1830 Hélix stenom^pJmla Menke. Synopsis methodica Moll. Ed. II, p. 126. 1838 « . Rossm. Icon. VII, p. 14, /. 458. 1848 « „ PJeiff.Mon.Eel.I,p.^^'ln\SSQ. 1853 « „ /. . /////,;;. 219, î^^ 1299. 1859 „ « „ „ „ IV, p. 268,71°. 1711. 1865 Hélix stenomphala Schrôck. l. c. p. 316. 1865 )î trizonavar. infiataE. A . Bielz, /, c.p. 224 n''. 73. 1867 » stenompliala Brus. l. c.p. 21, n'\ 122. C. testa anguste umbilicata , gioboso-depressa, subtiliter striata, soiida, opaca, nitidiuscula, glabra, nuda, olivaceo-lu- tescens, castaneo-trifasciata, fasciis lateralibus dilatatis et dilutis, anfractus 5 1/2-6 1/2, ultimus inflatus, antice-sub- deflexus; apertura obliqua, late lunaris ; peristoma reflexius- culum, marginibus distantibus, columellari dilatato, rellexo, umbilicum semioccultante. Diam. maj. 31, min. 27, ait. 23 mill. Hab. La Croatie à Ostaria dans la Lika (Sabljar). De toutes nos Campylaea, c'est cette espèce qui est la plus constante pour la forme, la grandeur, la coloration et la bande, comme j'ai pu le constater sur une cinquantaine d'exem- plaires que j'ai vus de la collection de M. Zelebor et sur mes cinq exemplaires que je tiens de lui. 11 est possible que parmi un grand nombre d'exemplaires on puisse rencontrer MÉMOIRES. 51 des variétés correspondant à celles de laPoiizolzi, comme le suppose aussi Rossmâssler. Menke en a publié la description en 1830, et plus tard Rossmâssler, qui la tenait de Parreyss comme venant de la Croatie, l'a également décrite. A dater de ce moment, elle était restée tout à fait inconnue à nos natu- ralistes Sandri, Kucik, Sabljar, qui ne l'avaient pas dans leurs collections, mais qui tous, et le dernier surtout, la recherchaient assiduement, lorsqu 'enfin en automne 1865, Zelebor la retrouva dans la Lika où elle vivait, comme la Pouzolzi, sous les feuilles mortes. Dans l'ouvrage de Rossmâssler, cité plus haut, on lit : « Aufenthalt Kroatien (Parreyss) 53 (o) ; Sabljar ajoute, de sa propre autorité : « Ostaria in der Lika » (5); ne l'ayant jamais rencontrée dans la nature, comment a-t-il pu le savoir, je l'ignore. Zelebor m'a dit l'avoir trouvée dans la Lika, mais il ne m'en a pas indiqué la localité. L'éminent professeur Erjavec, sur l'indication de Sabljar, s'est donné la tâche de retrouver cette espèce, perdue pour la troisième fois, aujour- d'hui que la mort de Zelebor nous en a de nouveau fait perdre la trace. Espérons donc que nous ne tarderons pas à posséder un bon nombre de cette belle et rare espèce. Comme je l'ai démontré à la page 21 de mes « Prinesci » Bielz a eu tort de conserver cette Campylaea comme une simple variété de la trizona Ziegler, qu'il baptise du nom d'in- flata. Il assure l'avoir reçue de la Serbie. On la désigne encore sous les noms de Campylaea stenom- phala Beck; d'Iberus (Camp.) stenomphalus Adams. (a) n Habitat : la Croatie. « (b) » Ostaria dans la Lika. « 5"2 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 3. CAMPYL^A POUZOLZI Michely. Vulg. Crni spuz ; Zeiiski spiiz ; Pizdarica ( i ). 1831 H dix Pouzohi Michely in Guérin Mag. t.'^O. 1836 „ « Rossm. Imi. IV, j). 1,' /. 215, 1838 » » « . yil,f- 15,/. 459. 1848 „ „ Pfeiff. Mon. Ed. I, p. 346, nf\ 903. 1853 « « « » » ///,;;. 231, 7^^ 1315. 1859 „• „ „ » ,, /F,;j.274, ^y^°. 1739. 1846 ^(?/«â7 Pouzohi. Kîic. et San. l. c. p. 436, n''. QQ. 1854 » « Bellotti, l. c.p. 122, î^^ 50. 1858 >7 « Kmmic, l.c.ji. S^,n\20. 1864 » » Walderdorff, System. Verz. der im Kreise Cattaro mit Ausnahme derBie- lagora und in einigen angrenz. Tliei- len von Monten .und A Ihan . l'orkommen- den Land-und Silsswas. Moll. {in « Ver h. der zool.-hot. Gesell. inWien. Bd.XIV ^)p. 505. 1865 « « Sdirodi.l.c.p.^X^. 1865 Hélix Montenegrina Sdwoch. l. c.p.Sl6. 1865 » Pouzolzi B. A. Bielz, l.c.p.226, n\16. 1866 „ :, Kiwik, l. c. f. 120, n\ 173. C. testa late et aperte iimbilicata ; orbiculato convexiuscula, striata, sub lente transverse subtiliter lineata, solida, opaca, (i) Ce nom, et quelques autres vulgaires, par lesquels le peuple désigne les espèces, sont des noms serbes-croates, de la langue que parlent la plupart des. Slaves méridionaux, c'est-à-dire d'une partie de l'istrie, de la Dalmatie, de la Croatie, de la Slavonie, des Confins militaires, de la Syrmie, du Banat, de la Serbie, de la Bosnie, de l'Erzégovine, du Monténégro et de l'Albanie jusqu'au fleuve Bojana. MÉMOIRES. 53 nitidiuscula, nuda; fusco-olivacea, fusco trifasciata, fasciis lateralibus dilatatis; anfractus 6 1/2 convexi, iiltimo antice breviter deflexo ; apertura obliqua, late limaris ; peristoma reflexum, incrassatum, albidum, marginibus distantibus, colu- mellari dilatato reflexo. Maxima : diam. maj. 52, min. 44, ait. 30 mill. Mini.ma n ?, 32, « 27, ,, 19 « Hab. LaDalmatie. A Verlika (Bellotti et Barbieri) ; à Ma- karska (Brus) ; à Metkovic, à Osojnik, à Gravosa, à Breuo, à Caiiali (Kuzm.); aux Iles Cazza et Torcola (Botteri); à Castel Nuovo, Cattaro, Budua (Wald.). Elle vit cachée sous les feuilles et la mousse humide, le plus souvent sous les buissons. L'entomologue Dahl est le premier qui a fait connaître cette espèce, une des plus grandes d'Europe, aux naturalistes mo- dernes, mais elle était connue des anciens, et les Romains nous en ont laissé des mémoires. Varron, dans son livre " De re rustica, lib. 111, cap. 14, vol. 1, page 310 (i), » dit: « gênera cochlearum sunt plura, ut minutée albulte quae affer- » mitur e Reatino et maximœ qvm de Ulyrico apportantur, et j5 médiocres quse ex Africa afferuntur et valde amplee sunt J5 qusedam ex Africa qua3 vocantur Solitanse. « Pline dans son ouvrage où il traite " de cochlearum vivariis, lib. IX, cap. 56 j? rapportant les paroles de FalviusHirpinus, qui in venta l'art d'en- graisser les Hélix, dit : « separatim ut essent albse qu9e in jj reatino agro nascuntur, separatim Illyric^e, quibus fecundi- )î tas ; Solitanae, quibus nobilitas. « Ces passages fournirent, à quelques naturalistes Français, matière à des digressions diverses. Les uns ont cherché à démontrer que les lllyriennes indiquées par Varron et Pline devaient être des H. aspersa, d'autres, des H. cincta, d'autres encore des H. lucorum ou des (i) Édition de Schneider de 1794. U SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE H. pomatia. Cantraine qui a parcouru la Dalmatie et a recueilli notre espèce clans les environs de Raguse, voyant que les au- teurs latins attachent une importance toute spéciale à la grande taille « maximse ?? « magnitude prsecipua « , qui est précisément le caractère distinctif de notre Hélix, n'hésite pas à déclarer que l'intention des auteurs était de désigner la Pou- zolzi et il le démontre dans un savant mémoire publié dans les Bulletins de l'Académie Royale des sciences et belles lettres de Bruxelles. (Voyez tome III, année 1836, p. 109). Les Romains qui estimaient tout particulièrement ces Hélix, à cause de leur taille et de leur goût délicat, les faisaient venir des environs de Raguse et de Cattaro et les engraissaient dans des cochléariums. Aujourd'hui plus personne n'en fait usage et les habitants de Raguse et des contrées circonvoisines en ont même de la répugnance. Cette espèce est très-variable pour la taille, le dessin et la couleur, et plusieurs modifications méritent réellement d'être regardées comme de véritables variétés. Rossmâssler en distingue deux variétés l'une petite, olivâtre et à trois bandes qu'il reporte à l'H. montenegrina de Ziegler et l'autre, sans bande, qui est selon lui l'H. Gravosaensis de Miihlfeld. Dans son second volume, 1. c, il décrit les variations suivantes : a. k trois bandes, celle du jîiilieu étroite et bien dis- tincte, les deux latérales plus larges et plus claires (f. 215); h. aussi à trois bandes, les deux latérales aussi étroites que celle du milieu et un peu plus claires ; c. à une seule bande, les deux latérales. manquant; d. sans bande ou avec une ombre faible de bande; e. notablement plus petite, d'un fond olivâtre prédo- minant et à bandes très-obscures (f. 459.). Puis il ajoute : n Die ersteren 4 verhalten sich hôchst wahrscheinlich als indi- » viduelle Abânderungen wie die Bânder-spielarten von » H. oiemoralïs; ob aber die kleine Form eine wirkliche Varietât V sei, d. h. Sound nur so in Montenegrinischen Gebiete, vor- n komme , kann ich nicht behaupten. Jedenfalls môchte sie MÉMOIRES. 55 n allein als Var. minor einen Namen verdienen. « (c) Le journal n LaDalmazia » n'indique aucune variété. Pfeiffer donne les var. (3. unifasciata; v. imicolor (H. Brenoensis Muhlf. ); cT. minor. (H. Montenegrina Z., H. Macarana Muhlf.); la var. /3. de l'Albanie et ^. du Monténégro. Bellotti adopte les var. Brenoensis, Montenegrina, unifasciata. Kuzmic indique les suivantes : var. concolor fusca ; v. fusca trifasciata; v. con- color virens; v. virens trifasciata major; v. virens trifasciata minor. Bielz d'une manière plus critique que les autres, donne les var. unifasciata ; v. trifasciata ; v. obscura ; V. viridis unicolor; v. minor. On trouve dans le catalogue de Kucik , que j'ai publié , 22 variétés établies d'après la grandeur, la couleur et la disposition des bandes. Wal- derdorff n'admet que la seule variété Montenegrina, et fait observer : « die Varietât nur in absoluter Hôhe von 2000' in » Monténégro und am Monte Falcone. ?) {d) Rossmâssler ne l'admet qu'avec doute , et pour moi , bien que Wal- derdorff croit pouvoir l'affirmer, je n'hésite pas à déclarer que la prétendue variété minor ou Montenegrina ne représente pas une véritable bonne variété. Quoique de grandes pluies eussent inondé la vallée de Cetinje et les monts circonvoisins du Monténégro, lors de mon excursion dans ces contrées, je n'ai pu découvrir la trace d'une seule Pou- zolzi vivante , mais j'y ai trouvé plusieurs coquilles vides de grandeurs diverses et précisément semblables à celles que Ion rencontre en Dalmatie ; c'est pourquoi je ne puis admettre (c) 5) Les quatre premières ne sontvraisemblablement que des varia- » lions individuelles, comme le jeu des bandes chez l'H. nemoralis. » Que celle de petite taille soit une véritable variété et qu'on la n trouve telle, et seulement telle dans le Monténégro, je ne puisl'affir- n mer. Dans tous les cas, à mon avis, seule elle mérite un nom, celui n de var. minor. » (d) « Cette variété ne se rencontre qu'à une hauteur de 2000', dans )) le ^Monténégro et sur le Monte Falcone. » 56 SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE de différence entre celles de la Dalmatie et celles du Monté- négro. Comme je l'ai dit, l'espèce est de taille inconstante, et l'exemplaire le plus petit que j'ai vu, dont j'ai donné plus haut les dimensions et que je conserve dans ma collection, pro- vient du territoire de Raguse. J'ai constaté cette inconstance de grandeur sur un millier d'exemplaires au moins, recueillis par l'honorable Kuzmic, et sur une quantité d'autres individus de ma collection et de celles de Sandri, de Kucik et de beaucoup d'autres. La séparation du type, d'une variété minor, ne peut donc être qu'artificielle et par conséquent inacceptable. Je ne suis pas d avis d'admettre toutes les variétés indiquées par Kucik, parce qu'elles sont peu importantes, mais je ne puis avec Rossmàssler n'en accepter aucune, sinon la minor (qu'il n'admet même qu'à la condition qu'elle puisse représenter une véritable variété), j'adopte les suivantes : 1. var. TRiFASCiATA E. A. Bielz. — - Type de l'espèce. Elle présente de grandes variations, pour la forme , la grosseur, la couleur du fond et les bandes. 2. var. BiFASciATABrus. — (1,0,3). (1,2,0). Trois exemplaires de la première et un de la seconde, me furent donnés par Kuzmic, qui les avait trouvés près deRaguse. 3. var. uNiFASCiATAPfeitf. — (0,2,0) Jel'ai trouvée sur la route Autrichienne qui conduit de Cattaro au Monténégro, 4. var. OBSCURA E. A. Bielz. — D'un châtain plus ou moins foncé et à bandes à peine distinctes. 5. var. UNicoLOR Pfeiff. — D'une belle couleur olive claire uniforme et manquant tout à fait de bandes. La première variété est la plus fréquente, les autres sont plus rares et celle qui l'est le plus est la 3% puis la 2® et ensuite la 4*^ et la 5^ Les anomalies trouvées jusqu'aujourd'hui méritent d'être mentionnées. MÉMOIRES. 57 Anomalies. 1. Elevatior. Diam. maj. 42, min. 37, ait. 35 mill. 2. Depressior. « „ 45, « 38, « 20 » 3. Scalaris. Un seul exemplaire trouvé à Presieka prts de Cattaro, par le comte Walderdorff. 4. Marginibus conniventibus, peristomate valde incrassato. Parmi les exemplaires qui m'ont été donnés par le P. Kuzmic, il s'en trouve qui ont le bord soudé et le péristome épaissi de 2 à 4 millimètres, et bien que j'en possède quatre exemplaires, ils doivent cependant être classés parmi les anomalies et non encore parmi les variétés. Il n'y a pas de doute que cette espèce doive avoir une distri- bution géograpliique plus étendue que celle déjà connue, dans la péninsule du Balcan en Dalmatie, du Monténégro et de l'Albanie. D'après Payraudeau (Catal. descriptif des Annél. et de Moll. de l'île de Corse, p. 102, n°220), elle habite aussi la Corse. Il serait important pour moi de constater si elle y vit réellement et si elle y est en tout semblable à la nôtre, et à cette fin, j'ai- merais que quelques naturalistes voulussent l'échanger avec moi contre nos espèces. Elle est très-différente de toutes les autres Campylaea et, outre celle déjà citée, elle possède encore la nombreuse synonymie sui- vante : Hélix Varronis Cantr.; H. Dalmatina Parr.; H. Ragu- sana Fér. ; H. Gravosaensis Mûlilf. ; H. Brenoensis Miiblf. ; H. Macarana Mùblf.; H. Montenegrina Z.; Camp. Pouzolzi Beck ; H. Savignyana Ehrenb. ; H. trizona Reeve non Zieg. ; Iberus (Camp.) Pouzolzi Adam s. 58 SOCIÉTÉ MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 4. CAMPYLJ3A DENUDATA Rossmâssler. 1836 H dix denuclata JRossm. Icon IV, /;. 3, /. 223. 1848 r, „ Pfcif. Mon.Hel I,]). 367, n\ 952. 1853 . . «" « r ///, i?. 236, î^^ 1370. 1859 « » n « „ /F, ;j. 281, ^1°. 1801. 1846 Selîx denndata? K%w. et San. l. c.^;. 436, -/i''. 70. 1854 « » ^É-Z/o^^^f/, /.f.^j. 121,^/2,". 46. 1858 n tnsolida p. p. Kv.z. l. c.jj.SÔ, n°. 13. 1865 n denndata Sclirocli. l.c.p.^A'o. 1865 )j insolida var. denndata Bielz, L cp. 225, n"". 77. 1866 n insolida p. p. Kucik in Brus. l.c.p,\2\ ^n". 179. C. testa late et aperte umbilicata, orbiciilato-convexiuscula, subtiliter striata, sub lente lineolis confertis, llexuosis ornata, soliclula, subpellucida, nitida, nuda, lutescens, fusco-trifasciata, fasciis lateralibus ssepe evanescentibiis, interruptis ; anfractus 51/2 convexiusculi, ultimo antice deflexo ; apertiira perobli- qiia, rotimdata; peristoma reflexum, incrassatum , albidum, marginibus subconniventibus, subconnexis, columellari basi subdilatato, unidentato. Diam. maj. 35. min. 29, ait. 19 mill. Hab. LaDalmatie. Pour les localités oii vit cette espèce et pour les observations critiques qui la concernent, je les indiquerai en parlant de la suivante ; je me borne ici à citer une variété. Var. ALBiNASirk. — Elle est blanche et manque absolument de bandes, elle correspond à la var. pilosa de la setosa. J'en possède 4 exemplaires, l'un venant de la collection de Sandri et deux que je dois à la générosité de mon ami Kuzmic qui les a trouvés, ainsi que ses autres exemplaires, à Topolo et à Trstenik. MÉMOIRES. 69 Anomalie. Scalaris. J'en ai un exemplaire que je conserve clans ma col- lection. Cette espèce est l'Hélix setosa var, albida Ziegler ; la Cor- neola denudata Heldreich ; la Campylaea denudataAlb.; l'Iberus (Camp.) denudatus Adams. 5. CAMPYL^A INSOLIDA Ziegler. . . . Hélix insoUda Ziegler Mus. Mss. 1838 « « Rossm. Icon. VIII, p. 31, n\ 506. 1848 „ V Pfeiff. Mon. Bel. I, p. 352, n\ 919. 1853 . r . . „ ///, ;;. 232, n\ 1330. 1859 „ r V r „ IV, p. 275, n\ 1753. 1846 Hélix insolida Kuc. et San. l. c. p. 436, n'\ 71. 1854 . . Bell. l. Cf. 121, n\ 43. 1858 » V p.p. Kuz. l. c. p. 86, n\ 13. 1864 . „ Wald. l. c. p. 505. 1865 « « Schrôck. l. c. p. 316. 1865 „ n F. A. Bielz. l. c. p. 225, n\ 77. 1866 ^ n p. p. Kiic. in Brus. l. c. p. 121, n"" 179. C. testa aperte umbilicata, globoso-depressa, striata, sub lente conforte granulato-lineolata, tenera, pellucida, nitida, nuda, pallide lutescens, fusco-trifasciata , fasciis lateralibus saepe evanescentibus, interrnptis ; anfractus 5 1/2 convexi, ultime antice deflexo, apertura perobliqua, transverse ovata ; peristomareflexum, siibincrassatum, marginibus subconniven- tibus, subconnexis, columellari basi dilatato, tuberculifero, Diam. maj. 28 1/2, min. 23, ait. 21 mill. Hab. La Dalmatie. 60 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Var. cosTULATA E. A. Bielz. — Elle diffère du type en ce qu'elle est beaucoup plus rugueuse. Le comte Walderdorff l'a trouvée à Stolivo et je crois que c'est à cette forme qu'il faut rapporter la " var. /j. rugata, fasc. 3, Mo- rigno (Wald.) de Kucik. » On la connaît encore sous les noms de : Hélix prsetexta Parr. ; Campylsea insolida Alb.; Iberus (Camp.) insolidus Adams. En lisant les diagnoses que donne Rossmâssler des Hélix denudata et des H. insolida, on remarque aussitôt les diffé- rences qui existent entr'elles. La denudata a lombilic plus ouvert et est beaucoup moins élevée que l'insolida qui est plus pâle, surtout dans les bandes, dont les latérales s'effacent sou- vent, tandis que chez les denudata elles sont plus égales entr' elles et plus obscures. La denudata est striée, mais l'insolida Test plus fortement, elle est presque rugueuse, il s'en rencontre même une variété tout à fait rugueuse. La denudata a l'ouver- ture de la bouche arrondie, elle est ovale chez l'insolida; sa marge columellaire est dilatée à la base et porte un gros tuber- cule, la denudata ne l'a pas aussi dilatée et le tubercule ne s'y rencontre que tout à fait exceptionnellement et atteint rarement la grosseur de celui de l'insolida. Le susdit Rossmâssler indique parfaitement bien l'affinité existant entre l'insolida et l'Hoffmanni, et entre la denudata et la setosa, puis il en donne les caractères différentiels, mais il omet de le faire séparément entre la denudata et l'insolida, bien que ces deux espèces aient plus de ressemblance entr'elles qu'avec les espèces citées, au point même que plusieurs au- teurs ou les ont confondues ou les ont échangées. L'examen de quelques centaines d'exemplaires de ces deux espèces des collections de Sandri, de Kucik et de la mienne, et surtout du grand nombre que j'ai obtenu du P. Kuzmic, m'a démontré l'exactitude des différences naturelles qui existent entr'elles, et la justesse des diagnoses de Rossmâssler. A ces MÉMOIRES. 61 différences, j'en ajouterai une, non moins importante, c'est que la denuclata est sensiblement plus grande que Tinsolida. Comme je ne puis douter que les exemplaires examinés ne correspondent aux espèces de Rossmàssler, je suis certain qu'il a été induit en erreur en indiquant pour caractère de la denudata, «peristomate continuo soluto, » comme l'indique aussi sa figure. En réalité, les bords sont plus ou moins soudés, et le péristome ne parvient jamais à se détacher, je dois donc admettre que l'au- teur a été accidentellement amené à examiner une anomalie, dont il a aussi donné la figure ; c'est pourquoi j'en ai corrigé la diagnose, certain que c'est bien l'espèce qu'il voulait désigner. Pfeiffer accepte les espèces sans rien ajouter de plus, ce qui fait que je ne puis comprendre comment dans son système, entre les Hoffmanni et insolida et entre les denudata et setosa, il place bien 32 autres espèces ! Ces deux espèces appartiennent exclusivement à la Dalmatie méridionale, l'une habite certaines localités, l'autre, d'autres ; mais à cause de la confusion qui règne chez nos auteurs et n'ayant pu, jusqu'ici, vérifier les lieux par moi-même, je ne puis donner de renseignements exacts. Je dois me borner, pour le moment, à citer ce qui a été dit, en en faisant remar- quer le peu de certitude. Rossmàssler tenait la denudata de Ziegler qui l'indiquait comme ayant été trouvée à Makarska, et l'insolidade Parreyss qui la disait trouvée en Albanie. Bien que rien ne me prouve que cette dernière ne puisse vivre en Albanie, je ne puis m'em- pêcher de faire observer que Parreyss n'est pas une autorité sur laquelle on puisse compter. Kucik et Sandri,dans la "Dal- mazia » donnent la 'denudata ? de Lésina et l'insolida de Na- renta et de Slano. D'après Bellotti, la denudata vit à Makarska et à Lésina et l'insolida à Metkovic et à Lésina. Dans le cata- logue de Kuzmic, ces deux espèces se trouvent réunies sous le nom de insolida, provenant de Topolo et de Sabbioncello ; les exemplaires que je tiens de lui viennent de Topolo et de 62 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Trstenik. Ces deux localités sont certaines et les deux espèces y vivent en compagnie. WalderdorlF a trouvé l'insolida à Sto- livo, dans la péninsule de Lustica (en italien Lustizza), à Kombur et au Mont Falcone. Bielz assigne pour patrie à l'insolida : Slano, Narenta, Metkovic, Lésina, Topolo et Sabbioncello ; à la denudata : Narenta, Lésina, Makarska, Stolivo, Monte Falcone, Kombur, Lustica. Il a indiqué depuis, la denudata comme provenant de la Zrmanja en Croatie, mais nous verrons plus loin que les individus vivant en Croatie n'appartiennent pas à cette espèce, mais bien à la setosa. Kucik dans le catalogue que j'ai publié n'indique que l'inso- lida, et je me rappelle fort bien qu'il était sans cesse à la recherche de la denudata à bord libre, qui lui était inconnue, tandis qu'il possédait tant de beaux exemplaires de la denu- data, mais abord non libre. Ses variétés: «, ,ô, y, ?, appar- tiennent à la denudata et les : ' n » ///,^.231,7iM317. 1859 „ » " n „ 77,^.274,71°. 1741. 1867 Eelix Sadleriana Brus. l. c. i^. 21, n"". 125. C. Testa late et aperte umbilicata, orbiculato-depressa, sub- tilissime striata, sub lente conforte punctato-granulata, tenera, pellucida, nitida, villosa, villis densissimis, brevibus, regula- riter dispositis, pallide lutescenti-cornea, rufo unifasciata, in albida vitta utrinque fasciis dilutissimis terminata ; anfractus 5 1/2 planati, ultime antice subdeflexo ; apertura obliqua, ro- tundato-lunaris ; peristoma reflexiusculum , subincrassatum , albidum, marginibus distantibus. Diam. maj. 38, min. 24, ait. 12 mill. Hab. La Croatie. Rossmâssler donne Fiume pour patrie à cette espèce, Pfeif- fer également, mais il exprime un doute, en plaçant après 9 66 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE • Fiume, un point d'exclamation. Il est certain que cette espèce a été trouvée, comme le dit F. Schmidt en " 1844 zum ersten " Maie in Krain bei dem ziemlicli hoch liegenden Orte Pod- " lirai im Birnbaumer-Walde am Fusse der Kalkfelsen unter // Steinen und Moos einzeln fand, und spâter auch bei dem " Bergscliloss Luegg entdeckte, sehr sparsam „ {e). Voyez à ce sujet de cet auteur » Land-und Sûsswass. Conch. in Krain p. 11 //.La localité de Fiume a besoin d'être confirmée, mais je ne puis l'omettre, vu qu'elle est donnée avec doute et qu'en second lieu il est très-probable qu'elle vive en Croatie, nos confins n'étant pas éloignés des localités où Schmidt l'a découverte ; donc, je la comprends parmi les espèces croates. Bien que Rossmâssler s'attache à démontrer que la Sadle- riana soit différente de la Lefeburiana Fér., je n'ai pu m'en convaincre ; mais je m'abstiens de décider le cas, jusqu'à ce que j'aie été mis à même d'en examiner un plus grand nombre d'individus. La Campylœa Sadleriana Alb. et l'iberus (Camp.) Sadle- rianus Adams, sont les mêmes. 8. CAMPYLiEA HIRTA Menke. 1828 Relix hirta Menh. Synopsis methoàica Moll. éd. 7,^. 76. 1835 « )î Rossm. lœn. 11,]).^, f.^h. 1839 " ' // /, X,f. 12, ^^^599. 1848 u » Pfeiff. Mon. Ed. I, p. 349, n\ 909. 1853 . . n u n in, p. 232, n\ 1322. 1859 n n u u »IV,p.215,n\\141. (e) « En 1844, découverte pour la première fois en Carniole, près « du village assez élevé de Podkrai dans le Birnbaumer-Walde, soli- » taire, au pied des rochers calcaires sous les pierres et sous la n mousse, et plus tard aussi près du Bergschloss Luegg, très rare, r MÉMOIRES. 67 1861 Hélix Fehuriana Gruhe. Ein Avsflug nach Triest und dem Quarnero {non Fér.). 1865 « hirta E. A . Bich l. c. p. 226, n\ 82. 1867 „ Fehiriana Bms. Le. p. 22, n\ 121. 1867 " hirta „ l. c. p. 22, n\ 128. C. testa aperte umbilicata, orbiculato-depressa, subtilissime striata, sub lente conferte punctato-granulata,tenera, pellucida, nitida, villosa, villis densissimis, brevibus, regiilariter dispo- sitis, pallide lutescenti-cornea, riifo imifasciata, in albida vitta utrinque fasciis dilutissimis terminata; anfractus 5 1/2 planati, ultimo antice subdeflexo ; apertura obliqua, rotundato-lunaris, peristomareflexiusculum, subincrassatum, flexuosum, margine coliimellari recto. Diam, maj. 23 1/2, min. 20, ait. 9 mill. Hab. La Croatie. A Trsat (en italien Tersato) près de Fiume (Sabljar) ; à Bakar (en italien Buccari), à Senj (en italien Segna) (Erjavec). Elle vit aussi en Carniole(Schmidt)et en Istrie(Ziegler). 11 paraît que Petter est le premier qui a indiqué la hirta comme vivant en Dalmatie, d'après ce que dit Sandri, et je possède les deux exemplaires originaux qu'il considérait comme tels. Bien qu'il n'y ait rien d'impossible à ce qu'elle vive en Dalmatie, je crois pouvoir affirmer qu'elle n'y a jamais été rencontrée malgré toutes les recherches qui y ont été faites jusqu'aujourd'hui. Je dois faire remarquer un fait qui expliquera pourquoi Sandri attribue souvent des espèces à la Dalmatie. Quoique natu- raliste d'un grand mérite, comme bien d'autres il n'était pas sans défaut et c'est ce que j'ai remarqué en lui. C'est ainsi que, aussitôt qu'il avait appris soit par un ouvrage en cours de pu- blication ou de toute autre manière, qu'une espèce qui lui était inconnue avait été trouvée en Dalmatie, il essayait par tous les moyens de se la procurer de la localité qui lui était indiquée, et en cela, son zèle était louable ; mais, s'il n'y réussissait pas, 68 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE il la faisait venir d'un autre pays et la plaçait comme nôtre. Cela provenait de son grand désir d'avoir tout ce qui était connu de notre patrie et de posséder la collection la plus com- plète. C'est ainsi que s'explique, dans sa collection typique de la Dalmatie, la présence des Hélix hirta, planospira, cingulata, trizona, pour ne pas nommer toutes les espèces des autres genres qui n'appartiennent pas à notre Faune. Grube prend cette espèce pour la Lefeburiana, c'est pour- quoi j'avais placé cette dernière parmi les croates, mais aussi- tôt l'erreur reconnue, je l'en ai exclue en corrigeant la syno- nymie, comme on le voit plus haut. Quelques auteurs nomment encore cette espèce : Hélix de- plana Ziegler, H. Feburiana var. Cantraine, Campylasa hirta Bock, Corneola hirta Held., lberus(Camp.) hirtus Adams. 9. CAMPYL^A HOFFMANNI Partsch. .... Hélix Hoffmanni Partsch. Mus. Caes. Vindoh. 1836 „ „ Rossm. Icon. IV, p.A,/. 224. 1848 « n Pfeif. 3Io7i.ReLI,p.S62,n\9lS. 1853 » /, // " " III, :p. 232, n\ 1329. 1859 " /, " /< " /F,;J.275,?^M752. 1846 Hélix Hoffmanni Kuc. et San. f. 436, n"". 69. 1854 // n Bell. l. c.p. 121, n\ 44. 1864 " n Wald. l. c. 7;. 505. 1865 .. " ScJirôck.l. c.2)-3\Q. 1865 // // E.A. Bielz, l. c. j). 225, oi\ 79. 1866 /, " K^ic. in Brus. l. c. f. 121, n\ 178. C. testa satis anguste umbilicata, depresso-globosa, subtilis- sime striata, sub lente punctato-granulata, tenera, subpellu- cida, nitida, villosa, villis densissimis, brevissimis, irregulariter dispositis, lutescens, rufo unifasciata, rare obsolète trifasciata ; MÉMOIRES. 69 anfractus 51/2 convexi, ultimo antice deflexo ; apertura per- obliqua, rotundato-ovalis ; peristoma latum, reflexum, sublabia- tum, marginibus subconniventibus, basali dilatato, calloso. Diam. maj. 35, min. 30, ait. 22 mill. Hab. La Dalmatie à Cattaro (Partsch, Kuc, San., Kuz., Wald., Brus.) à Presieka, Morinjo, Fort Dragalj, Oraliovac, Dobrota, Mula, FortKopac, Budua, toutes localités du cercle de Cattaro (Wald.). D'après WalderdorfF, on la rencontre dans le Monténégro, partout au delà du fleuve Zêta. J'en ai trouvé à Cetinje. Elle ne sort des fissures des rochers calcaires où elle se tient cachée, que la nuit ou par une forte pluie chaude. Excepté les bandes plus ou moins visibles, cette Campylsea ne présente pas d'autres variations. Kucik en distingue une var. decisa de Presieka, mais comme elle ne repose sur aucun caractère marquant, elle n'est pas acceptable. Grâce à ses caractères distinctifs et à son peu ou point de variations, elle n'a été ni permutée, ni confondue avec les autres espèces par les auteurs, mais cela ne l'a cependant pas empê- chée d'avoir une synonymie variée, on l'appelle : Hélix mono- zona Ziegler, Hélix insolida Parr. non Zieg., Campylsea Hoff- manni Beck, Corneola Hoffmanni Held., Iberus (Camp.) Hoff- manni Adams. 10. CAIMPYL^A SETIGERA Ziej^ler. o-" Vulg. Gubavac. .... Hélix setigcra Ziegler, Mus. Mss. 1836 „ setosai-ar. setigera Iloss7n. Icon. IV, p.^,f.22\. 1848 „ ,> var.xPfeiff. Mon. Hel. I, p. 367, n\ 953. 1846 Hélix setigera Kuc. et San. l.c.p.43Q, n". 65. 1854 n /' Bell. l.c.2).ll^,n\ 9. 1858 " n Kuz.l.c.]j.^l,n\22. 70 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 1858 Hélix se (osa Km. l. c p. 87, 71"". 23 {non Ziegler). 1865 // sefigeraSchrock. l.c.p.?>\Q. 1865 « setosa rar. sefigera F. A . Bieh, l. c.p. 22Q, n'\ 80. 1866 // sctigera Brus. Le. 2). h4:. 1866 « " Â'uc. in Brus. Lc.p.l2\,n\l'16. 1866 " lucescens » « l.c.p.l2\, n\ 111. C. testa satis anguste umbilicata, depresso-globosa, subtilis- sime striata, sub lente punctato-granulata, tenera, pellucida, nitida, villosa, villis densis, longiiisciilis, subregulariter dis- positis, lutescens pallide trifasciata, fasciis lateralibus plerumque evanescentibus ; anfractus 5 convexi, iiltimo antice deflexo; apertura perobliqua, rotundato-ovata ; peristoma non solutum, reflexiusculum, margine columellari subdentato. Diam. maj. 26, min. 21, ait. 13 mill. Hab. La Dalmatie. A Gravosa, à Osojnik, près Raguse (Neii- mayer, San., Kuz., Kuc, Brus). A l'île de Meleda (Kuz.). 1. var. ALBiNA Brus. — Elle est semblable au type pour la forme et la grandeur, mais elle est blancbâtre et tout à fait privée de bandes. C'est la " setosa, var. « A. E. Bieh. l. c. p. 22Q, oi\ 80. 10 lA SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 1866 « « Brus. l. c. p. 63. 1866 „ « Knc. in Brus. l. c. p. 120, n"". 175. 1867 „ » Brus. l. c. p. 21, n\ 126. C. testa late et aperte umbilicata, orbiculato-depressiuscula, subtiliter striata, sub lente SLibgTanulata, tenera, pellucida, nitida, villosa, villis densis,longiusciilis,irregulariter dispositis, lutescenti-cornea, rufo trifasciata ; anfractus 5 1/2 convexius- culis, iiltimo antice deflexo; apertura perobliqua, rotundata; peristoma continuum, solutum, latum, reflexum, sublabiatum, margine columellari siibunidentato. Diam. maj. 35. min. 29, ait. 16 mill. Hab. La Dalmatie. Elle vit sur les rochers calcaires de la partie alpestre du cercle de Zara et de Spalato. Elle a été trouvée le long du fleuve Zrmanja, à Bilisane et à Krupa (Brus.) ; le long du Krka, à Knin (Vido- vic, Kucik); à Ronskislap, à Scardona, (Vid.) ; à Vo- dice (Vid.) ; cà Sebenico (Bell. Vid.) ; à Sinj (Kuc. Wald. Brus.) ; à Makarska et sur le Biokovo (Vid. Wald. Brus.) ; àVrgorac (Brus.) ; à Curzola! (Vid). La Dalmatie et la Croatie : au Velebit (sur le Mali Halan etc.) (Pappafava, San., Kuc, Sabl., Erjavec, etc.). La Croatie : à Ostaria, à Senj (en italien Segna), à Novi (Erjavec) ; à Fiume (Rossm. Pfeiff.). Elle habite aussi la Hongrie méridionale et l'Istrie, d'après Rossmâssler, et l'Albanie, selon Pfeifîer. L'Hélix setosaestune des plus variables du sous-genre Cam- pylsea et l'on peut en distinguer les variétés suivantes : 1. Var. MiNOR Rossm. 1839 Hélix setosa var. minor Rossm. Icon. X,i^. 13,/*. 605-606. 1848 „ u „ „ Pfeiff. Mon.Hel.I,2).3&l,n\963. 1866 " " u ." i. Kuc. in B)'us. 2^-120, n°. 116. MÉMOIRES. 75 Diam. maj. 23, min. 18. ait. 11 miU. L'exemplaire original que je possède de la col- lection de Sandri, a été trouvé, d'après lui, par Pap- pafava, sur le Velebit. 2. Var. PILOSA Stentz. 1846 Helîw plosa Stentz in Kmc. et San. l. c. ]). 436, %°. 64 {(ïion 'p ilosa A It. = villosa Dra/p . ) . C'est une belle variété qui diffère du type en ce qu'elle manque de bandes transversales et qu'elle est d'une couleur blanc-jaunâtre uniforme ; elle corres- pond à la var. albina des autres espèces. Sandri la tenait de Stentz lui-même et je possède ses deux exemplaires originaux. 3. Var. DENUDATA Zelebor. ISQl Hélix denudataZel. {non Rossm.)in Brus. l.c.2).2l,n°. 124. Variété distincte qu'il ne serait pas impossible de voir un jour acceptée comme une véritable espèce. Elle se reconnaît à l'instant, étant plus plate, peu rugueuse et ayant l'épiderme luisant et tout à fait nu. Sa forme est le passage entre la setosa et l'H. trizona Ziegler. Zelebor l'a découverte dans la Lika et j'en possède, de lui, quatre exemplaires. 4. Var. LiTORALis Brus. — ^EUe diffère du type en ce qu'elle est plus rugueuse, plus opaque, qu'elle aies poils plus courts et manquant ça et là. Les bandes sont plus pâles, celle du milieu étroite et les deux latérales di- latées. Elle a été découverte par Sabljar, à Kozica près de Senj (Segna) et à Lukovo, dans le district de Otocac, deux localités avoisinant la mer. Ce sont les variétés acceptables. Kucik, dans le catalogue que j'ai publié, outre la var. y. minor que j'ai citée, distingue la var. « major de Makarska et de Sinj. Comme j'ai pu constater 76 SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE que ce ne sont pas toujours des exemplaires de grande dimen- sion que l'on rencontre dans ces deux localités, mais que comme ailleurs on en trouve de toute grandeur, ce ne peut donc être une variété naturelle et je l'ai exclue. Mon plus grand exemplaire, dont j'ai donné les dimensions après la dia- gnose, vient de Vrgorac. Sa var. /3 fuscata, n'est pas une véri- table variété. Nous avons vu que la var. j'albina inornata, de Gravosa, appartient à la C. setigera. Sa var. f. magna, fas- ciata, curtissime villosa, de Makarska, ne diffère en rien du type et n'est pas acceptable. Sandri a distingué mieux quelques variétés de la setosa,mais pour le moment je ne puis en accepter aucune; car pour toutes, il faudrait pouvoir constater, si ce sont de vraies bonnes variétés naturelles, ou si chez le peu d'exemplaires qu'il considère comme telles, ce ne sont pas plutôt de simples variations acci- dentelles. Sa variété « opaca » a les bandes à demi-confondues et par là semble presque unicolore. J'en possède l'unique exemplaire trouvé par Pappafava sur le Velebit. La var. « fulva « est de couleur plus chargée que le type et la bande du milieu est plus distincte que les latérales qui le sont à peine. L'original qui lui venait de la même source que le précédent est également en ma possession. La var. Naronitana qu'il avait reçue du professeur Lanza, venait de Narenta, comme son nom l'indique, elle est la plus grande de toutes (diam. maj. 34, min. 27, ait. 15 mill.), elle est plus solide et a les poils plus épais et très-courts, la bande du milieu est très-distincte et les latérales assez peu. Sa var. Macarana, qu'il avait aussi appelée Hélix trifasciata, dont j'ai seulement un exemplaire, est la forme typique de l'espèce, exactement semblable à la figure qu'en a donnée Rossmâssler. L'H. setosa a aussi la synonymie suivante : Hélix setosula Briganti, Campylsea setosula Beck, Corneola setosa Held, Ibe- rus (Camp.) setosus Adams. MÉMOIRES. 77 12. CAMPYL^A CRINITA Sandri. 1854 Hélix CTÎnita Sandri in Strobel^ l. c. f. 108. 1854 // sctosa xar. crinita Bell.l. c. ^j. 121. 1866 " crinita Bms. l. c. jp. 63,tA,f.l. 1866 ,; /' Jlîic. in Brus. l. c,f. \2^,n\ 174. C. testa aperte iimbilicata ; orbiculato depressa, irregulariter rugosa, sub lente valide punctato-granulata, solidula, sub- pellucida, nitida, villosa, villis raris, longis (3-4 mill.) regu- lariterdispositis, fusco-cornea, pallide rufo-trifasciata ; anfractus 5 1/2 planulati, ultimo antice deflexo; apertura perobliqua, rotundata, peristoma continuum, solutum, latum, reflexum, labiatum, margine columellari subiinidentato. Diam. maj. 28, min. 23, ait. 13 mill. Hab. LaDalmatie. A Prolog (Sandri). Pendant le voyage que j'ai fait cette année en Dalmatie, de Sinj j'avais entrepris une excursion jusqu'à Bilibrig et de là sur le Prolog, à la recherche de cette belle Campylaea ; mais une chaleur insupportable ne m'a pas permis d'aller jusqu'à l'endroit appelé // Torre Prolog, « situé sur le territoire turc, d'où Sandri a reçu les quelques exemplaires qu'il a décrits et dont je conserve les deux meilleurs originaux de sa collection typique. Persuadé que la distribution géographique de cette espèce ne devait pas être limitée à cette seule tour en ruine, mais qu'elle pouvait s'étendre au moins à to-ut le mont Prolog, je la cherchai vainement pendant presque toute la journée. Pensant bien que par cette grande chaleur elles se tenaient soi- gneusement cachées dans les fissures des rochers, je conservais cependant l'espoir d'en trouver quelques coquilles vides et pou- voir ainsi constater leurs lieux de provenance, mais je n'ai pas réussi et la crinita reste toujours l'espèce rare, dont, outre mes deux exemplaires, il n'en existe de connus que quelques incom- 78 SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE plets, un dans la collection de M. Hôbert et un ou deux dans celle de M. Lomel, de Heidelberg, et nous en sommes encore à son égard au point oii nous a laissé Sandri. ESPÈCES A EXCLURE DE LA DALMATIE. Campyl^a cingulata Stud. Cette espèce se trouve dans différents endroits de l'Italie septentrionale, dans le Tyrol et même dans l'IUyrie. Elle a été attribuée à la Dalmatie par Botteri, Belle tti et Sandri. J'ai de ce dernier les deux exemplaires originaux indiqués comme dalmates. Campyl^a trizona Ziegler. Comptée parmi les dalmates par Bellotti et Sandri. Je suis certain que les deux exemplaires que j'ai de la collection de ce dernier ne viennent pas de la Dalmatie. Cette espèce vit dans le Banat et la Transylvanie. Campyl^a hirta Ziegler. On peut voir ce que j'en ai dit en la décrivant comme espèce de la Croatie, devant s'ex- clure du nombre des dalmates. Elle est attribuée à la Dalmatie par Petter, Botteri et Sandri. Campyl^a PLANOspiRALam.EUe est comprise dans le nombre des espèces de la Dalmatie par Bellotti, Sandri et Sclirôckinger , mais on peut voir ce que j'en dis en parlant de l'umbilicaris de la Croatie. TABLE DES ESPÈCES ET DES VARIÉTÉS DE CAMPYL.EA DÉCRITES. Campylsea cœrulans Mûlilfeld. n „ var. Hyllica Brusina. H // // depressa Zelebor. MÉMOIRES. 79 Campylœa cœrulans var.riig-ata Kiicik. /; // " Bukovicana Brusina. // /' /' ZrmanJ£e Brusina. /; stenompliala Menke. " Pouzolzi Michely. " « var. trifasciata E. A. Bielz. Il II i, bifasciata Brusina. // // /, unifasciata Pfeiifer. ;/ " " obscura E. A. Bielz. « // ,/ unicolor Pfeiifer. // denudata Rossmâssler. // // var. albinaSirk. // insolida Ziegler. // ,, var, costulataE. A. Bielz. // umbilicaris Brumati. // // var. Croatica Brusina. « ,/ Il Balkanica Frivaldsky. // Sadleriana Ziegler. // hirta Menke. // Hoffmanni Partsch. // setigera Ziegler. // " var. albina Brusina. Il II II globulosa Kucik. w setosa Ziegler. « // var. minor Rossmâssler. // « Il pilosa Stentz. « // // denudata Zelebor. » Il II litoralis Brusina. // crinita Sandri. OBSERVATIONS MALACOLOGIQUES ERNEST VAN DEN BROECK (Plancbc II) SEANCE DU 4 NOVEMBRE 1869 I NOTES SUR QUELQUES MONSTRUOSITÉS ORSERVÉES EN RELGIQUE. I. Hélix unifasciata Poiret. Parmi des exemplaires d'Hélix unifasciata Poiret, recueillis à Dinant, nous avons trouvé un jeune individu de forme, d'épaisseur et de coloration tout-à-fait particulières ; de plus les stries se sont transformées en petites côtes saillantes et rapprochées : caractères qui réunis, donnent à la coquille l'aspect de THelix conspurcata Drap, var. costulata Zgl. Ne serait-ce pas d'après un exemplaire analogue de THelix fasciolataPoiret, que Kickx aurait cité l'Hélix conspurcata Drap, pour le Brabant? La ressemblance entre la figure donnée par Kickx et notre exemplaire est assez frappante. 11 82 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Nous avons également trouvé à Dinant deux Hélix uni- fasciata Poiret , troclioïdes à tours bien détacliés , subsca- laires. II. Clausilia nigricans Jeffr. Dans une excursion faite à l'abbaye de Villers nous avons recueilli deux exemplaires de Clausilia nigricans Jeffr. subsca- laires, c'est-à-dire ayant les tours de spire carénés inférieure- ment, ce qui se reproduisant sur chaque tour, donne une plus grande hauteur à la coq*ille. III. Planorbis complanatus Lin. (Planche II, figure I). Dernièrement, nous avons fait à Saint-Gilles lez-Bruxelles l'heureuse découverte d'un magnifique scalaire de Planorbis complanatus Lin. ayant l'ouverture à gauche. Ce n'est pas, il est vrai, le premier cas de scalarité mentionné chez cette espèce ; mais les exemplaires recueillis jusqu'à ce jour sont excessivement rares, et offrent plus rarement encore le phénomène en son entier. Citons tout d'abord le Planorbe en vis de Geoffroy (i) trouvé par Jussieu dans la rivière des Gobelins. D'Argenville a fait figurer cette coquille (Zoom. pi. VIII, f. 4) d'après un dessin de l'auteur précédent. La figure représente le Planorbe avec l'ouverture à gauche ; mais, d'après Môrch (2) ce serait une erreur du dessina- teur; en effet ni d'Argenville, ni Geoffroy surtout qui en donne la description fort détaillée, ne mentionnent que la coquille soit sénestre. Dans quelques exemplaires du traité de Geoffroy, on a placé à la fin trois planches, dont la dernière donne le Pla- norbe en vis (fig. 9). Comme nous n'avons pu consulter ces (i) Traité sommaire des coquilles tant terrestres que fluviatiles qui se trouvent aux environs de Paris — Paris 1767. (2) Voir l'article intitulé : Le genre Planorbe est-il dextre? dans le journal de Conchyliologie, III série, tome III, p. 237. MÉMOIRES. 83 plan elles, nous ne savons de quelle manière leplanorbe s'y trouve représenté. C'est cette même monstruosité que Gmelin à désignée sous le nom d'Hélix contortuplicata (Sj^st. nat. 1788 p. 3666) et Poiret, sous le nom de Turbo spiralis (Podr. 1801, p. 31); Moquin (i) y rapporte aussi la Nerita contorta Miill. (Verm. hist. 1774, p, 187), mais d'après la figure que nous en avons vue, il est permis de croire que c'est plutôt une Valvata que Millier a désignée sous ce nom. Un deuxième scalaire a été figuré par Michaud (Compl. tab. XVI, fig. 11-12); mais dans cette figure on ne sauraitguère retrouver le Planorbis complanatus Lin., et il nous semble qu'on pourrait plutôt rapporter l'exemplaire au Planorbis albus Mull.; en effet la figure se rapproche beaucoup d'un Planorbis albus scalariforme trouvé à Han-sur-Lesse par M. J. Colbeau et cité par lui dans le tome I de nos Annales (p. 115), L'Hélix cocbleaBrown(Worm. mus. p. 538 lab. XXIV, f. 10) que Turton a figurée sous le nom d'Hélix terebra (Concli. Dict. p. 62, pi. XIII, f. 55) serait d'après Moquin (2) un Planorbis complanatus L. scalaire; mais il nous semble que c'est plutôt un Planorbis carinatus Miill. puisque Brown lui-même le désigne autre part sous ce nom (111. tome XLI, f. 18). Dans l'ouvrage intitulé : A plain and easij account ofthe land and fresli-water Molkisks of Great-Britain, ])ar Ralph Tate, nous voyons page 2151a figure d'une monstruosité subscalaire, ayant la bouche à droite ; la coquille a conservé la même lar- geur, elle est seulement fort pyramidale. 0. Môrch (5) a découvert en 1862 un individu probablement assez semblable au nôtre, car il est mentionné comme scalaire et sénestre. (1) Histoire naturelle des mollusques terrestres et iluvialiles de France, tome II, p. 431. (2) Loc. cit. (3) Loc. cit. 84 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Barbie a trouvé aux environs de Dijon un exemplaire dont le dernier tour seulement est détaché et relevé (Drouet Cat. mol. Côte-d'Or, 1854) (i). Dans le mémoire de M. J. Colbeau (Ann. Soc. Malac.tome I, p. 41 etG8) on remarque deux observations identiques sur des exemplaires recueillis à Ostende et à Santvliet. Enfin nous avons vu au Muséum du Jardin des Plantes de Paris un individu pareil aux trois derniers, et provenant de la collection Férussac. Voici maintenant la description de notre exemplaire : Animal (2).... Coquille parfaitement scalaire, présentant l'ouverture à gauche; très-mince, d'un corné pâle presque blanchâtre. Spire élevée en tire-bouchon, composée de six tours légèrement irré- guliers, fortement détachés (les tours de spire paraîtraient encore plus séparés s'ils n'étaient recouverts d'un enduit ver- dâtre assez épais); les trois derniers tours ne sont pas d'aplomb sur les premiers (s) et à ce changement d'axe, le troisième tour se détache en partie en formant un peu tube libre ; la même chose se produit au cinquième tour. Carène inférieure, très- obtuse; le cordon marginal semble manquer; ombilic petit, peu (1) Nous avons tiré la plupart des matériaux de cet historique de l'ouvrage de Moquin et du journal de Conchyliologie ; et grâce à la complaisance de MM. De Malzine et Colbeau, qui ont mis leurs riches bibliothèques à notre disposition, nous avons pu en vérifier plusieurs points; aussi nous nous plaisons à exprimer ici toute notre reconnaissance à nos deux collègues. Nous aurions pu, pour cet historique, renvoyer simplement à l'ouvrage de Moquin et au journal de Conchyliologie; mais ayant trouvé quelques observations à faire, nous devions pour les indiquer clairement, citer la plu- part des ouvrages ayant rapport à ce sujet. (2) Nous regrettons de n'avoir pu étudier l'animal ou au moins la position du cœur et des orifices respiratoire et génital par rapport à la coquille, mais lorsque nous y avons songé le mollusque était déjà desséché. {3) Il est assez curieux que Geoffroy ait signalé la même particularité dans son Planorbe en vis. MÉMOIRES. 85 profond et ne permettant pas de voir l'avant-dernier tour. Ouverture très-oblique, à bords forts sinueux ; non échancrée par l'avant-dernier tour. Péristome continu, mince, réfléchi et tellement dilate en dessous et du côté de la columelle que la coquille examinée le sommet en haut , présente le bord inférieur plus avancé que le bord supérieur ; ce carac- tère, qui semble contraire à la structure ordinaire des pla- norbes, est évidemment inhérent à la forme anormale de la coquille. Hauteur O'^'"' 25; grand diam. 5'" 75; petit diam. 4™'" 75. Par son aspect, notre coquille est évidemment sénestre ; en effet, lorsqu'on l'examine dans sa position naturelle, c'est-à-dire le sommet dirigé vers le haut, l'ouverture se présente à gauche comme dans toutes les coquilles sénestres; de plus, dans cette position la carène est inférieure. Or, on sait que dans le Pla- norbis complanatus la carène doit être inférieure, qu'elle de- vient quelquefois submédiane mais n'est jamais supérieure (2). La seule particularité qui puisse faire prendre la coquille comme dextre, c'est qu'en la considérant comme telle, elle aurait conformément au type, le bord supérieur plus avancé que le bord inférieur. Mais en la supposant dextre, on détruirait le prin- cipal caractère de l'espèce, puisque la carène, d'inférieure qu'elle doit être, deviendrait supérieure. On pourrait encore considérer cette monstruosité à un point de vue plus important et plus général : c'est par rapport à la sinistrorsité ou à la dex